Play it again, Sam

tout le cinéma que j’aime

A really important person (id.) – de Basil Wrangell – 1947

Classé dans : 1940-1949,COURTS MÉTRAGES,WRANGELL Basil — 4 mai, 2011 @ 10:02

A really important person

C’est-ti-pas mignon, ce court métrage de la série Passing Parade, produite en complément de programme par la MGM, dans les années 40. Celui-ci est un sommet de bons sentiments, mais traité sans trop de mièvrerie. En tout cas, on s’attache franchement à ce gosse qui doit écrire une dissertation mettant en scène « un homme important » de son choix, et qui cherche désespérément un homme qui l’inspirerait…

Par hasard, il réalisera que l’homme le plus important dans sa vie, c’est son père, brave policier en uniforme, qui veille avec bienveillance sur le quartier populaire de New York où ils vivent, et où il aide tout le monde à longueur de journée. C’est frais et joliment réalisé. Et le petit gars en question est interprété par l’enfant-star Dean Stockwell, qui joue la même année le fils de Myrna Loy et William Powell dans Meurtre en Musique, le dernier épisode de la série L’Introuvable.

Ce court métrage est d’ailleurs proposé en bonus du film sur le DVD édité par Warner.

Slap Happy Lion (id.) – de Tex Avery – 1947

Classé dans : 1940-1949,AVERY Tex,COURTS MÉTRAGES,DESSINS ANIMÉS — 4 mai, 2011 @ 10:02

Slap Happy Lion

Très inspiré, Tex Avery, pour ce petit cartoon tout simple, mais d’une inventivité folle. Le film commence dans un cirque, avec un lion visiblement complètement dépressif, pris de tremblements irrépressibles, qui enchaîne alcool et cigarettes… Pourtant, il n’y a pas si longtemps, il était encore le roi de la jungle, semant la terreur sur son passage. Mais qu’a-t-il pu bien lui arriver ? C’est une souris qui nous l’explique. Figurez-vous que ce brave lion a rencontré… une souris, justement, qui, à l’instar d’un Droopy avec le loup, l’a rendu fou.

Rien de bien nouveau dans l’histoire, donc : Même si la ‘‘victime’’ est un lion, Tex Avery développe une nouvelle fois le thème inépuisable du chat et de la souris. Le film est d’ailleurs estampillé « Tom and Jerry cartoon ».

Mais les gags s’enchaînent à un rythme incroyable, et le maître Tex fait très, très fort. Le film ne dure que sept minutes, mais il a le temps de sortir une trentaine de gags inédits (j’ai compté) dont certains sont à mourir de rire, comme l’autruche qui s’enfuit avec son trou, ou le kangourou qui se cache dans sa propre poche. C’est un petit chef d’œuvre.

White Tiger (id.) – de Tod Browning – 1923

Classé dans : * Films de gangsters,1920-1929,BROWNING Tod,FILMS MUETS — 3 mai, 2011 @ 3:17

LEAD Technologies Inc. V1.01

Browning n’a pas encore trouvé définitivement son créneau (l’ultra morbide, dont Lon Chaney sera l’interprète parfaite), mais il est déjà un très grand cinéaste, quand il signe ce beau film de gangsters qui commence comme un Dickens : dans les bas-fonds de Londres, un gangster respecté vit avec ses enfants, Sylvia et Roy, et se planque en compagnie de son complice Bill Hawkes. Mais ce dernier (joué par Wallace Beery, excellent) l’a balancé à la police, qui ne tarde pas à débarquer. Dans la confusion, le père est tué, Roy s’enfuit seul, et Sylvia est recueillie par Hawkes. Les années passent, Roy et Sylvia ont grandi, tous deux persuadés que l’autre est mort, et tous deux décidés à retrouver et tuer celui qui a causé la mort de leur père.

Par hasard, c’est grâce à Hawkes que le frère et la sœur, qui ne se reconnaissent évidemment pas, se retrouvent. Roy (Raymond Griffith, pas très convaincant) est devenu un arnaqueur qui gagne sa vie grâce à un automate-joueur d’échecs qu’il actionne lui-même discrètement. Sylvia (Priscilla Dean, qui était alors l’actrice fétiche de Browning) et Bill Hawkes vivent de petites arnaques, et proposent au jeune homme (qu’ils n’ont pas reconnu) de les accompagner en Amérique pour tenter de s’intégrer dans le grand monde, où il y a beaucoup d’argent à se faire.

Mais une arnaque tourne mal, et les trois escrocs, ainsi qu’un séducteur tombé amoureux de Sylvia, sont poursuivis par la police, et se réfugient avec leur butin dans une cabane perdue dans les bois, où ils espèrent se faire oublier. Le temps passe, et les soupçons commencent à apparaître entre les quatre co-locataires. La manière dont Browning filme ce huis-clos tardif est magistrale : par petites touches, le cinéaste fait monter la tension, et exprime parfaitement (évidemment sans paroles, mais les regards en biais suffisent) les suspicions, et la haine qui sépare les protagonistes, tout en les liant inexorablement les uns aux autres.

C’est du très grand art, d’autant plus que le frère et la sœur ne se sont toujours pas reconnus, et que la situation menace de tourner à la tragédie la plus morbide. La tension n’en est que plus terrible…

Sans la raconter en détail, la fin du film laisse hélas un goût d’inachevé, avec quelques idées magnifiques (comme le dernier plan, étonnant, de Wallace Beery), mais aussi le sentiment un peu frustrant que Browning est encore bridé, et qu’il n’a pas osé aller au bout de son univers.

Bill joins the WWW’s (id.) – de Edward Dillon – 1914

Classé dans : 1895-1919,BROWNING Tod,COURTS MÉTRAGES,DILLON Edward,FILMS MUETS — 3 mai, 2011 @ 3:14

Bill joins the WWW's

Ce court métrage d’une série tombée dans un oubli bien mérité n’a à peu près qu’un seul intérêt : celui de nous faire découvrir les premiers pas de Tod Browning au cinéma. Le futur réalisateur de L’Inconnu et Freaks n’était pas encore passé de l’autre côté de la caméra, et se contenter de faire l’acteur pour d’autres.

Il interprète ici le patron du jeune Bill, héros de la série, interprété par Tammany Young, et qui partage ici son temps entre le bureau où il travaille, et un piquet de grève auquel il participe. Mais son patron se laisse tenter par sa petite amie, et l’emmène faire une virée en voiture. Mais il va trop vite, et un policier l’arrête et l’emmène au poste. Il appelle Bill et lui donne le code de son coffre pour qu’il puisse lui apporter la caution. Seulement, le jeune homme oublie le code, et fait appel à un de ses amis qui fait sauter le coffre pour avoir accès à l’argent.

C’est le seul gag de cette comédie pas burlesque, et pas drôle non plus. Il y a tout de même un intérêt vaguement historique : en tournant quelques séquences en extérieur, Edward Dillon nous fait découvrir le Los Angeles de 1914. Ce n’est pas le seul, bien sûr, mais on s’amuse à découvrir la manière dont était filmée la vitesse automobile, il y a près d’un siècle.

Alfred Hitchcock présente : Incident de parcours (Alfred Hitchcock presents : One more mile to go) – d’Alfred Hitchcock – 1957

Classé dans : 1950-1959,COURTS MÉTRAGES,HITCHCOCK Alfred,TÉLÉVISION — 3 mai, 2011 @ 3:10

Alfred Hitchcock présente Incident de parcours

Hitchcock signe là l’un des tout meilleurs épisodes de sa série. Ce 67ème court métrage (tourné au court de la troisième saison) est un film passionnant, et un brillant exercice de style, digne des grands films du maître. D’ailleurs, ce jeu du chat et de la souris nocturne sur une route déserte évoque, avec trois ans d’avance, l’une des premières séquences de Psychose.

Tout le début du film est muet. Ça commence par une scène de ménage violente entre un homme et sa femme, dispute dont on n’entendra rien : elle est filmée à travers la fenêtre de leur maison. La caméra ne se rapproche que lorsque l’homme a tué sa femme. Le soudain gros plan sur l’homme (David Wayne, excellent) semble ramener ce dernier à la réalité, comme s’il prenait enfin conscience de ce qu’il a fait.

Ce court métrage est d’une économie de moyen extrême : il ne raconte que la route parcourue par l’homme pour se débarrasser discrètement du corps de sa femme morte, cachée dans son coffre. Uniquement ça, et un petit grain de sable : un feu arrière qui fonctionne mal, et qui attire l’attention d’un policier à moto, bien décidé à faire réparer ce satané feu…

Il ne se dit presque rien au cours de ce voyage nocturne, mais la tension est terrible. Le premier chef d’œuvre télévisuel d’Hitchcock.

La Fille du Dr. Jekyll (Daughter of Dr. Jekyll) – de Edgar G. Ulmer – 1957

Classé dans : 1950-1959,FANTASTIQUE/SF,ULMER Edgar G. — 2 mai, 2011 @ 1:39

La Fille du Dr Jekyll

Ainsi donc, le docteur Jekyll avait une fille. Vous l’ignoriez ? Eh bien elle aussi, mais elle l’apprend dans ce petit film de série signé par le culte Ulmer. Et en voyant cette petite production fauchée mais inventive, conne mais prenante, on comprend pleinement pourquoi le cinéaste, totalement méconnu du grand public, garde aujourd’hui encore une réputation presque unique dans l’histoire du cinéma. Réalisateur de quelques chef d’œuvre reconnus (Détour, Barbe-Bleue ou Strange Woman, surtout), UImer a surtout à son actif quelques films de genres absolument incroyables, comme ce film d’horreur dont les extérieurs sont baignés dans la brume (signe que la production n’avait pas assez d’argent pour construire de vrais décors), et au scénario totalement improbable.

Une jeune femme revient dans le château où elle a grandi, pour présenter à l’homme qui l’a élevée son futur mari. Mais le percepteur révèle à sa fille adoptive la vérité sur sa naissance : elle est en fait la fille du docteur Jekyll, de sinistre mémoire, et pourrait être touchée à son tour par le dédoublement monstrueux de personnalité. Evidemment, la jeune femme tombe des nues, d’autant plus que des meurtres mystérieux sont commis dès que la nuit tombe.

Difficile à croire, certes, mais Ulmer transcende ce scénario qui ne vaut pas plus que la majorité des productions cheap de l’époque (dont la plupart sont à peine regardables), et signe un film oppressant et franchement flippant, avec quelques scènes mémorables, comme le dernier meurtre, étonnante séquence nocturne qui semble sortie de L’Homme Léopard de Tourneur. Le suspense fonctionne parfaitement, même si on devine le rebondissement final dès les premières minutes, et même si le film semble constamment flotter, indécis, entre le mythe imaginé par Stevenson et celui des loups-garous….

Qu’importe : c’est l’ambiance du film qui emporte l’adhésion, et on prend un plaisir coupable, mais gourmant, à se laisser entraîner dans le cauchemar éveillé de la belle Gloria Talbott, excellente actrice de série B, qui contribue à la réussite de ce film de série. Par respect pour un acteur qui s’est illustré chez John Ford (notamment Le Massacre de Fort Apache), on ne s’étendra pas sur la veste rayée et l’air peu concerné de John Agar, visiblement là pour arrondir ses fins de mois.

Why Daddy ? (id.) – de Will Jason – 1944

Classé dans : 1940-1949,COURTS MÉTRAGES,JASON Will — 2 mai, 2011 @ 1:38

Why Daddy

Robert Benchley était une petite vedette dans les années 40, mais une vedette que l’on ne voyait que dans des courts métrages, dont il était l’auteur, le producteur et la vedette. La série des How to…, notamment, était très populaire.

Ici, il interprète un homme tranquille, un peu imbu de lui-même, qui écoute un jeu radiophonique en se disant qu’il ferait bien mieux que les participants. Alors sa femme le pousse à participer, et il se retrouve de l’autre côté du micro, où il est confronté à un gamin qu’il prend gentiment de haut, mais qui finira bien sur par l’humilier…

Le personnage est plutôt amusant, mais le film manque d’un enjeu fort, d’autant plus que la manière dont tourne la confrontation entre Benchley et le gamin est franchement téléphonée. C’est l’ultime court métrage que l’acteur-scénariste tournera pour la MGM. C’est loin d’être le meilleur.

Screwball Squirrel (id.) – de Tex Avery – 1947

Classé dans : 1940-1949,AVERY Tex,COURTS MÉTRAGES,DESSINS ANIMÉS — 2 mai, 2011 @ 1:37

Screwball Squirrel

Un écureuil provoque gratuitement un chien de chasse, pour le simple plaisir d’en découdre. Le Screwball Squirrel n’est pas le plus connu des personnages créés par Tex Avery, loin s’en faut : la série ne compte d’ailleurs qu’une poignée de cartoons. On peut le regretter : cet écureuil à l’air un peu sournois, sorte de faux frères de Bugs Bunny, était plein de promesses.

Ce tout premier dessin animé ne manque d’ailleurs ni de rythme, ni de gags originaux. (le visage du chien qui se retrouve imprimé sur du papier collant, l’écureuil qui regarde le plan suivant du cartoon…). C’est un Tex Avery des grands jours qu’on retrouve ici, à la fois complètement fou et très inspiré….

La Vallée de la Vengeance (Vengeance Valley) – de Richard Thorpe – 1951

Classé dans : 1950-1959,LANCASTER Burt,THORPE Richard,WESTERNS — 2 mai, 2011 @ 9:13

La Vallée de la vengeance

Souvent faiblard, le prolifique Richard Thorpe a signé par-ci, par-là quelques perles du cinéma de genre : Ivanhoé dans le film de chevalerie, ou ce Vengeance Valley, premier western interprété par Burt Lancaster. Pas un chef d’œuvre, non : le film souffre d’une mise en scène un peu « plan-plan », sans grand relief, qui ne rend pas hommage aux décors naturels pourtant impressionnants. Mais il y a dans ce western atypique une ambiance inhabituellement familière : au spectaculaire généralement de mise, Thorpe préfère les petits gestes du quotidien, la vie dépouillée (et débarrassée des clichés du genre) des cow-boys. Des cow-boys, c’est-à-dire des garçons vachers, et non des pistoleros à la recherche d’aventures.

Il y a même un aspect presque documentaire à ce film qui, malgré sa courte durée (80 minutes seulement), prend le temps d’intégrer de longs plans montrant le travail des cow-boys dans les vastes plaines, plans sans lien direct avec l’histoire, et qui contribuent à installer l’atmosphère.

Pourtant, il y a une vraie histoire. Classique, certes, mais qui ne manque pas d’intérêt : c’est l’éternelle histoire des frères ennemis. En l’occurrence Lancaster et Robert Taylor, dans l’un de ses derniers rôles. Ce dernier interprète le fils lâche et faux d’un riche propriétaire terrien, qui lui préfère son fils adoptif, Lancaster, courageux et d’une honnêteté à toute épreuve.

Taylor, marié avec la belle Joanne Dru, qui n’a pourtant d’yeux que pour Lancaster, a engrossé la belle itou Sally Forrest. Odieux et veule comme il l’est, on a du mal à comprendre comment ces deux jeunes femmes, pourtant belles, intelligentes et attachantes, ont pu se laisser séduire…

Lancaster, lui, est le seul à savoir que son demi-frère est le père du bébé. Il a beau voir que Taylor n’est qu’une ordure, il garde le secret, acceptant de subir les conséquence à sa place, même quand le grand frère de la jeune maman débarque, décidé à descendre celui qui a mis sa sœur dans l’embarras. Quand on sait que le frère est interprété par John Ireland, qui n’a à peu près joué que des tueurs, on comprend qu’il ne s’agit pas d’un rigolo.

On a donc droit à quelques scènes d’action bien troussées. Mais l’intérêt du film est bien ailleurs : dans la peinture de cette petite ville qui ne vit que par l’élevage des bovins.

Quatre étranges cavaliers (Silver Lode) – d’Allan Dwan – 1954

Classé dans : 1950-1959,DWAN Allan,WESTERNS — 26 avril, 2011 @ 6:17

Quatre étranges cavaliers

S’il ne fallait voir qu’un seul film d’Allan Dwan (ce serait quand même dommage), alors que ce soit ce petit western de 75 minutes seulement, tourné avec peu de moyens dans le décor unique d’une petite ville, avec des comédiens de seconds plans. Parce que, mine de rien, Dwan signe un western immense, un film ouvertement politique, une étude sociologique incomparable, et tout simplement l’un des très grands films de la décennie.

Le film commence par un générique typique de western : une suite de plans montrant les étendues immenses et désertes de l’Ouest américain, comme pour dresser une frontière naturelle et infranchissable autour de cette petite ville dont on ne sortira plus jamais jusqu’au mot « fin ». Le premier plan à l’intérieur de la ville est magistral : une bande d’enfants joue aux billes, mais leur occupation innocente est troublée par l’arrivée de chevaux, dont on ne voit d’abord, comme les enfants eux-mêmes, que les sabots piétinant le calme de cette ville, Silver Lode, sur le point de célébrer la fête nationale, et le mariage de l’un des siens.

C’est d’ailleurs pour ce dernier, Dan Ballard (John Payne) que les cavaliers sont arrivés : la bande menée par McCarthy (Dan Duryea) se présente comme un groupe de marshalls venus pour arrêter celui qu’ils présentent comme un tueur recherché par la loi. Mais il ne faut pas longtemps pour se persuader que les hommes de McCarthy sont les vrais méchants du film, même si la population, elle, n’en est pas autant convaincue.

Mieux peut-être que Fritz Lang dans Furie, Dwan filme le processus implacable d’une foule en marche. Cette population qui, dans un premier temps, soutient sans faille ce Dan Ballard qu’elle a adopté mais que, au fond, elle ne connaît pas si bien que ça, en vient bientôt à s’interroger : après tout, il ne vit à Silver Lode que depuis quelques années, et nulle ne sait ce qu’il faisait avant. Et puis, pourquoi refuse-t-il de s’expliquer ? Les mauvaises langues se contaminent. Le doute gagne peu à peu tous les braves habitants, y compris ceux qui étaient prêts à mourir ou à bafouer la loi pour le défendre. Seules, la future femme de Ballard et une entraîneuse avec qui il a eu une aventure font front, malgré leurs différences, pour soutenir celui à qui la ville entière s’apprêtait à faire la fête, mais qu’elle cherche aujourd’hui à lyncher.

Jamais, peut-être, un western n’a aussi bien « visité » les moindres recoins de l’une de ces petites villes typiques de l’Ouest. Lancé dans une fuite en avant, dans une course contre le temps, Ballard parcourt cette ville dans tous les sens, dans des séquences d’une grande intensité. Dwan réussit notamment l’un des plus grands travellings de l’histoire du cinéma, la caméra suivant un John Payne courant à travers les rues tout en se dissimulant derrière les maisons, des tonneaux, un chariot… Une caméra toujours au service de l’histoire et de la tension dramatique, mais d’une virtuosité éblouissante.

On ne peut pas non plus passer à côté de la charge politique à la fois lourde et pleine de nuance : nous sommes en pleine Chasse aux Sorcières, et le fait que le personnage de Dan Duryea s’appelle McCarthy n’est évidemment pas un hasard. Comme le Sénateur du même nom a poussé les Américains à vivre dans la menace constante de son voisin, le faux marshall McCarthy détruit l’harmonie de Silver Lode en révélant la mesquinerie et l’inhumanité de ces habitants, prêts à lyncher l’un des leurs, puisqu’ils vivent dans un monde où un bout de papier a plus de valeur que la parole donnée…

Au premier comme au second degré, Quatre étranges cavaliers est un chef d’œuvre.

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