Play it again, Sam

tout le cinéma que j’aime

Screen Directors Playhouse : The Day I met Caruso (id.) – de Frank Borzage – 1956

Classé dans : 1950-1959,BORZAGE Frank,COURTS MÉTRAGES,TÉLÉVISION — 11 novembre, 2010 @ 8:13

Screen Directors Playhouse : The Day I met Caruso (id.) - de Frank Borzage - 1956 dans 1950-1959 screen-directors-playhouse-the-day-i-met-caruso

Troisième et dernier épisode réalisé par un Borzage vieillissant pour la série anthologique Screen Directors Playhouse, ce « Jour où j’ai rencontré Caruso » est un petit film charmant et plutôt agréable, mais qu’on oublie aussi vite qu’on l’a vu.

En voix off, une femme d’un certain âge raconte un épisode de son enfance : issue d’une famille de mormons très stricts où on ne rigole pas tous les jours, la petite fille faisait son premier voyage seul en train, pour retrouver ses parents, lorsqu’elle a rencontré le grand chanteur d’opéra Caruso, avec qui elle va sympathiser malgré tout ce qu’il représente : l’idée d’une certaine débauche.

Ces deux-là, bien sûr, vont s’entendre comme larron en foire, et après une bonne partie du voyage, et du film, à écouter le Caruso chanter (le malheureux acteur plaçant tant bien que mal le mouvement de ses lèvres sur le disque en play back), la petite fille verra sa vie changer radicalement : son esprit se sera ouvert aux plaisirs simples, et son père, pourtant très rigide, deviendra aussi tendre et aimant qu’un ours. Parce que, oui, un ours est tendre et aimant…

On retrouve aussi, dans The Day I Met Caruso, une courte scène qui renvoie au premier court métrage tourné par Borzage pour la télé, Day is done : lors d’un arrêt du train en gare, Caruso réchauffe le moral des troupes en partance pour le front, en leur chantant une chanson. La musique contre la barbarie de la guerre, Borzage nous avait déjà fait le coup…

Charlot garçon de café (Caught in a cabaret) – de Charles Chaplin et Mabel Normand – 1914

Classé dans : 1895-1919,CHAPLIN Charles,COURTS MÉTRAGES,FILMS MUETS,NORMAND Mabel — 11 novembre, 2010 @ 7:48

Charlot garçon de café (Caught in a cabaret) - de Charles Chaplin et Mabel Normand - 1914 dans 1895-1919 charlot-garcon-de-cafe

• Titres alternatifs (VO) : The Jazz Waiter, Charlie and the waiter, Faking with society, The Waiter

• Titres alternatifs (VF) : Charlot l’imposteur, L’Imposture de Charlot

Chaplin, désormais star à part entière, est de nouveau associé à Mabel Normand dans cette excellente comédie en deux bobines, l’un des films les mieux écrits de sa période Keystone. Charlot y est un serveur dans un bar miteux, qui se fait passer pour un ambassadeur grec afin de séduire une riche jeune femme. Mais le fiancé de cette dernière découvre que le riche soupirant est en fait un sans-le-sou, et décide de démasquer l’imposteur…

Le film est un petit bonheur, qui se regarde avec un sourire qui ne retombe jamais. Il n’y a rien de vraiment très original dans cette comédie, et ce n’est pas la première fois que Chaplin fait passer son personnage pour un homme au-dessus de sa classe : il le faisait dès son tout premier film, Making a living. Mais ce Caught in a cabaret, qui fut l’un des plus gros succès Keystone de l’année, fourmille de petits gags réjouissants, et de coups d’éclat de Charlot.

Qu’il vide les verres de ses clients ou qu’il se transforme en héros pour sauver la belle ; qu’il assomme un dur-à-cuire avec un maillet ou qu’il imite les manières d’un noble grec… il est tout simplement génial. Mais le moment le plus drôle du film, sans doute, est celui où, habillé en serveur, il découvre que c’est sa belle qui est à la table qu’il doit servir. D’un mouvement, il fait disparaître son tablier sous ses vêtements, et affiche un petit sourire gêné qui se fige lorsqu’il voit arriver son patron du coin de l’œil. C’est du grand art.

Enfin traités à égalité, Mabel Normand et Charles Chaplin forment par ailleurs un très beau couple de cinéma, qui préfigure celui que Chaplin formera avec Edna Purviance à partir de l’année suivante. Mais ça, c’est une autre histoire…

Charlot et le chronomètre (Twenty minutes of love) – de Charles Chaplin et Joseph Maddern – 1914

Classé dans : 1895-1919,CHAPLIN Charles,COURTS MÉTRAGES,FILMS MUETS,MADDERN Joseph — 11 novembre, 2010 @ 7:35

Charlot et le chronomètre (Twenty minutes of love) - de Charles Chaplin et Joseph Maddern - 1914 dans 1895-1919 charlot-et-le-chronometre

• Titres alternatifs (VO) : He loved her so, Love friend, Cops and watches

Après les déboires rencontrés sur son précédent film, Mabel au volant, Chaplin gagne enfin le droit de diriger ses propres films. Twenty minutes of love est sa toute première réalisation, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces débuts sont modestes : pour son déflorage, Chaplin, qui est aussi responsable du scénario, choisit l’extrême simplicité, en tout cas en apparence, avec un nombre de personnages limités, et un décor que l’on voit très souvent dans les productions burlesques mineures de cette époque, à savoir un parc public. Chaplin le disait d’ailleurs : il n’y a pas besoin de gros moyens pour faire une bonne comédie, juste d’un banc, d’une jolie demoiselle, et d’un ou deux trouble-fêtes. Et c’est bien la recette qu’il choisit d’accommoder pour ce film.

On a l’air de mépriser ce premier film signé Chaplin, mais ce n’est pas du tout le cas, bien au contraire : il y a dans Twenty minutes of love un sens du rythme déjà très marquant, et des gags irrésistibles. Il y a aussi une sorte de « macguffin » avant l’heure, en l’occurrence une montre à gousset qui passe de main de voleur à main de voleur (une sorte de variation réussie sur le thème de Between showers) en dépit de tout esprit de logique. Il y a surtout une manière unique de filmer les corps en mouvement, et un personnage de vagabond qui, en toute discrétion, commence à prendre de l’ampleur.

A la fois odieux et princier, courageux et minable, Charlot occupe l’écran d’une manière incroyable, sans jamais en faire trop. Jusqu’à une véritable « partie de billard » à hauteur d’hommes, au cours de laquelle Charlot, par une accumulation de bousculades plus ou moins contrôlées, éjecte toute la distribution en dehors de son terrain de jeu, directement dans le lac (incontournable dans tout film de parc). Seuls restent le vagabond et la belle (Minta Durfee), qui s’en vont bras dessus bras dessous, comme dans tant d’autres films de Chaplin…

Mabel au volant (Mabel at the Wheel) – de Mabel Normand et Mack Sennett – 1914

Classé dans : 1895-1919,CHAPLIN Charles,COURTS MÉTRAGES,FILMS MUETS,NORMAND Mabel,SENNETT Mack — 10 novembre, 2010 @ 7:41

Mabel au volant (Mabel at the Wheel) - de Mabel Normand et Mack Sennett - 1914 dans 1895-1919 mabel-au-volant

• Titres alternatifs (VO) : A hot finish, His daredevil queen

• Titres alternatifs (VF) : Charlot et Mabel au volant, Charlot coureur automobile, Charlot contre Mabel, Charlot et Mabel aux courses

Chaplin avait été embauché à la Keystone pour remplacer Ford Sterling, la star maison, qui s’apprêtait à partir vers d’autres horizons. Il vient effectivement de partir lorsque Mabel Normand s’apprête à tourner ce film, dans lequel il devait jouer le rôle du méchant. Sennett, en grand patron, impose donc à Chaplin de reprendre le rôle. Mais pas à sa manière : en singeant Sterling, et en reprenant ses attributs, redingote et barbiche… On l’imagine bien, cette expérience n’a pas rendu Chaplin heureux. Lui qui, dès ses débuts, a cherché à imposer sa propre vision du cinéma, se retrouvait à imiter un comique pour lequel il n’avait d’ailleurs pas une grande admiration.

Il obtempère toutefois, mais il a raconté par la suite que les rapports avec Mabel et Sennett n’ont pas été faciles sur ce tournage, Chaplin s’arrêtant même de travailler au milieu d’une scène, en signe de mécontentement. Le résultat est, en ce qui le concerne, assez déroutant : Chaplin « fait » en effet du Ford Sterling, et son génie est quasi invisible. Son rôle n’est toutefois pas inintéressant : c’est sans doute la seule fois où il incarne un vrai méchant, qui n’hésite pas à enlever le fiancé de la belle, et à saboter la course à laquelle participe Mabel. Le film aura du bon pour Chaplin : quelques mois après ses débuts à la Keystone, son succès était de plus en plus important auprès du public. Et pour s’assurer qu’il ne partirait pas, Sennett a dû le laisser diriger lui-même ses films, ce qu’il voulait faire depuis ses débuts, et qu’il fera dès son film suivant : Twenty minutes of love.

Aujourd’hui, on juge le film essentiellement par rapport à la performance de Chaplin (logique d’ailleurs : sans sa présence à l’écran, il y a de fortes chances pour que le film ait disparu corps et âmes), mais c’est bien dommage : Mabel at the Wheel est une excellente comédie. Pas réellement originale, mais rythmée et très attachante. Mabel Normand y incarne donc la fiancée d’un pilote automobile (Harry McCoy), qui repousse les avances d’un homme très entreprenant (Chaplin), et qui décide de piloter elle-même la voiture de son fiancé, lorsque ce dernier est enlevé par Chaplin. Le méchant fera tout pour empêcher la belle de s’imposer. Pourquoi ? Pas pure méchanceté…

Charlot marquis (Cruel, cruel love) – de George Nichols – 1914

Classé dans : 1895-1919,CHAPLIN Charles,COURTS MÉTRAGES,FILMS MUETS,NICHOLS George — 10 novembre, 2010 @ 7:31

Charlot marquis (Cruel, cruel love) - de George Nichols - 1914 dans 1895-1919 charlot-marquis

• Titres alternatifs (VO) : Lord Helpus

• Titres alternatifs (VF) : Charlot fou d’amour, Charlot veut en finir

Curieux film, que ce court métrage pas vraiment drôle, mais vraiment différent de tout ce que Chaplin a pu jouer par ailleurs. Ici, il ne joue pas le vagabond, mais un bourgeois très amoureux de sa femme, vivant dans une belle demeure avec des domestiques. Le problème, c’est que sa femme (Minta Durfee) est très jalouse, et qu’elle s’est mise en tête que son homme avait une relation avec la bonne. Alors elle le met à la porte, sans lui laisser une chance de s’expliquer. Désespéré, Charlie décide d’en finir, et avale ce qu’il croit être du poison. Ce qui donne l’occasion à Chaplin d’en faire des tonnes (on lui demandait de remplacer Ford Sterling, à la Keystone, et il a certainement fait beaucoup d’effort, pour ce film…), dans le genre du gars persuadé qu’il est en train de mourir. Bien sûr, le spectateur sait qu’il n’a avalé que de l’eau…

Pendant ce temps, Minta réalise qu’elle s’est trompée, et que son mari va commettre l’irréparable. Suit une course contre la montre, et un montage alterné effréné, clin d’œil explicite aux courts métrages que Griffith tournait au début des années 10, et qui faisaient de ce montage alterné le principal outil pour créer le suspense. Ici, le principe est strictement le même, mais c’est évidemment pour rire…

Charlot est trop galant (His Favorite Pastime) – de George Nichols – 1914

Classé dans : 1895-1919,CHAPLIN Charles,COURTS MÉTRAGES,FILMS MUETS,NICHOLS George — 10 novembre, 2010 @ 7:22

Charlot est trop galant (His Favorite Pastime) - de George Nichols - 1914 dans 1895-1919 charlot-est-trop-galant

• Titres alternatifs (VO) : The Bonehead, Charlie’s reckless fling, Reckless fling

• Titres alternatifs (VF) : Charlot entre le bar et l’amour

Ce film court (une seule bobine) est en fait divisé en deux parties. La seconde est assez classique : on y voit une nouvelle fois Charlot y faire les yeux doux à une jeune femme, dans le dos d’un mari très remonté. Rien de bien neuf à l’horizon, donc, si ce n’est la présence de Peggy Pearce, actrice tombée dans l’oubli, mais qui fut la première relation amoureuse sérieuse de Chaplin à Hollywood. Ce film est le seul qu’ils aient tourné ensemble. Cette partie « vaudevillesque » vaut aussi pour quelques gags mémorables de Chaplin : l’acteur nous offre surtout une magnifique chute d’un escalier, avec un rétablissement parfait sur un canapé…

Mais le film vaut surtout pour sa séquence d’ouverture, dans laquelle Charlot fait preuve d’une cruauté réjouissante ! Dans un bar, il sirote une bière devant un Fatty Arbuckle assoiffé,  et lui fait croire qu’il va partager son verre, avant de le finir tranquillement avec un sadisme qu’on lui a rarement vu…

Plus discutable, par contre, la présence de deux personnages de noirs très caricaturaux, interprétés par des acteurs blancs dont le visage a été peint en noir… On se croirait dans Tintin au Congo, mais comme on dit : faut remettre dans le contexte.

Charlot aime la patronne (The Star Boarder) – de George Nichols – 1914

Classé dans : 1895-1919,CHAPLIN Charles,COURTS MÉTRAGES,FILMS MUETS,NICHOLS George — 10 novembre, 2010 @ 7:11

Charlot aime la patronne (The Star Boarder) - de George Nichols - 1914 dans 1895-1919 charlot-aime-la-patronne

• Titres alternatifs (VO) : The Hash-house hero, The Landlady’s pet, In love with his landlady, The Fatal Lantern

• Titres alternatifs (VF) : Charlot pensionnaire, Charlot cherche un mari

Charlot est l’un des locataires d’une pension, et flirte avec la patronne dans le dos de son mari. Mais leur enfant est là, avec son appareil photo, et surprend les deux amants dans des situations très compromettantes. Lors d’une soirée diapos, il glisse malicieusement ses clichés dans le lot…

George Nichols n’est décidément pas un réalisateur débordant d’imagination : son film ne sort jamais des sentiers battus, et seul Chaplin parvient, à quelques occasions à nous décrocher un rire : Charlot s’essayant au tennis (un sport auquel Chaplin s’adonnera jusqu’à un âge avancé), le même ratant une marche d’escalier, et surtout son regard paniqué lorsqu’il découvre les fameuses photos compromettantes, projetées devant tous les pensionnaires… et le patron.

Mais de véritables gags, il n’y en a pas à l’affiche de ce petit film sympathique, mais dispensable, le dernier de Chaplin dirigé par Nichols. Et ce n’est pas un mal.

Charlot danseur (Tango Tangles) – de Mack Sennett – 1914

Classé dans : 1895-1919,CHAPLIN Charles,COURTS MÉTRAGES,FILMS MUETS,SENNETT Mack — 10 novembre, 2010 @ 6:50

Charlot danseur (Tango Tangles) - de Mack Sennett - 1914 dans 1895-1919 charlot-danseur

• Titres alternatifs (VO) : Charlie’s recreation, Music-hall, A Tango Tangle

• Titres alternatifs (VF) : Charlot au bal, Charlot au music-hall

Les scénarios, à la Keystone, n’étaient pas toujours très élaborés, il faut bien le reconnaître. Pour Tango Tangles, le patron Mack Sennett a beau prendre les choses en main, il ne s’embarrasse que d’une vague trame : trois hommes se disputent les charmes de l’employée du vestiaire, lors d’une soirée de danse. Pour le reste, Sennett fait confiance à ses vedettes. Il embarque Chaplin, Ford Sterling et Roscoe Arbuckle dans un dancing de Venice, et leur lâche la bride, comptant sur leur sens de l’improvisation.

A ce petit jeu, Arbuckle se révèle étrangement en retrait, Sterling fait ce qu’il sait faire (grimacer et sauter dans tous les sens), mais c’est évidemment Chaplin qui emporte la mise. D’autant plus facilement que son personnage est très visiblement ivre, et que Chaplin « fait l’ivrogne » mieux que quiconque (ce qui était le cas avant même de tourner pour le cinéma, à en croire les chroniques d’époque évoquant ses performances sur scène). Reste alors pour Sennett à filmer ses acteurs, faisant les pitres devant le regard amusé des vrais danseurs.
Pas grand-chose à se mettre sous la dent, toutefois, si ce n’est l’une des rares occasions de voir Chaplin « au naturel », sans moustache ni costume de scène.

Charlot fait du cinéma (A Film Johnnie) – de George Nichols – 1914

Classé dans : 1895-1919,CHAPLIN Charles,COURTS MÉTRAGES,FILMS MUETS,NICHOLS George — 10 novembre, 2010 @ 6:40

Charlot fait du cinéma (A Film Johnnie) - de George Nichols - 1914 dans 1895-1919 charlot-fait-du-cinema

• Titres alternatifs (VO) : Million Dollar Job, Movie Nut, Charlie at the Studio

• Titres alternatifs (VF) : Piqué du cinéma

Encore un film important dans la carrière de Chaplin. Pas parce que, pour la première fois, c’est George Nichols qui officie derrière la caméra (Chaplin affirmait que Nichols n’était pas plus que Henry Lehrman ouvert à ses propositions, et qu’il se contentait de faire ce que Sennett attendait de lui, dans le plus pur style de la Keystone). Pas non plus parce que le film propose des gags particulièrement originaux : ce n’est pas le cas, même si le personnage de Charlot se révèle de plus en plus drôle, surtout dans la première séquence, qui se déroule dans un cinéma : notre héros y assiste, enthousiaste, à la projection d’un film avec en vedette une actrice de la Keystone qu’il rêve de rencontrer. Mis à la porte du cinéma après y avoir semé la zizanie, il se dirigera d’ailleurs vers le studio pour tenter d’approcher la vedette…

A Film Johnnie est surtout mémorable parce qu’il est le premier des films de Chaplin à dévoiler l’envers du décor. Charlot évoluera de nouveau dans des décors de cinéma dans trois autres courts métrages en 1914, 1915 et 1916 : The Masquerader (encore à la Keystone), His New Job (à la Essanay) et Behind the Screen (à la Mutual). Il faut dire que ce thème permettait de tourner à l’économie : pas besoin de créer des décors ou de déplacer une équipe en extérieur, tout était disponible sur place, et les techniciens font de parfaits figurants (la production maison est d’ailleurs souvent bien plus dépouillée…).

Le film est très agréable, et souvent drôle, mais il est surtout fascinant : un siècle après, il s’agit d’un témoignage précieux dévoilant les conditions de tournage des petites comédies burlesques que la Keystone, et d’autres studios, tournaient à la chaîne à cette époque. Quelques stars maison (Ford Sterling, Roscoe Arbuckle…) apparaissent par ailleurs dans leur propre rôle.

A Thief Catcher (id.) – de Henry Lehrman – 1914

Classé dans : 1895-1919,CHAPLIN Charles,COURTS MÉTRAGES,FILMS MUETS,LEHRMAN Henry — 4 novembre, 2010 @ 2:13

A Thief Catcher (id.) - de Henry Lehrman - 1914 dans 1895-1919 a-thief-catcher

• Titres alternatifs (VO) : His regular jobThe Thief catcher

Ce film avait totalement disparu de la circulation jusqu’en 2010. On savait bien, d’après les souvenirs de Chaplin lui-même, que l’acteur avait joué l’un des fameux « Keystone Cops », à ses débuts dans la compagnie de Mack Sennett. Mais à ce jour, rien ne subsistait de cette expérience : le film ne figurait plus dans aucune filmographie de Chaplin. Il semble que cet oubli soit dû à un malentendu : Her friend the bandit, l’unique film réellement perdu de Chaplin, avait été brièvement rebaptisé The Thief Catcher, d’où, sans doute, une confusion avec A Thief Catcher
Mais voilà qu’un collectionneur a présenté sa découverte : un trente-sixième film tourné par Chaplin pour la Keystone. Un film où le jeune acteur, avec la moustache de Charlot et l’uniforme de policier, apparaît dans quelques scènes, qui sont apparemment les plus drôles.

Le véritable héros est interprété par Ford Sterling, la star de la Keystone qui s’apprêtait à créer sa propre maison de production. Toujours grimaçant et sautillant, Sterling est un shérif poltron qui, après avoir été témoin d’un vol, est poursuivi par les malfrats, sur le point de l’abattre lorsque les Keystone Cops (dont Chaplin) arrivent en fanfare.

Seuls des extraits du film (environ six minutes) ont été présentés pour le moment. La version complète du film est en cours de restauration, et devrait être présentée dans les mois qui viennent…

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