Play it again, Sam

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Archive pour la catégorie 'WEBER Lois'

Suspense (id.) – de Lois Weber et Phillips Smalley – 1913

Posté : 20 avril, 2018 @ 8:00 dans 1895-1919, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS, POLARS/NOIRS, SMALLEY Phillips, WEBER Lois | Pas de commentaires »

Suspense

Un an avant de signer son premier long métrage, Lois Weber réalise ce film court mais formidable, sorte de modèle absolu de tout ce que sera le cinéma de suspense dans les cent ans à venir (et même un peu plus).

L’utilisation du split-screen (particulièrement efficace), le montage alterné, les gros plans… Tout est déjà là, et totalement maîtrisé, pour raconter la course poursuite d’un mari qui se précipite chez lui pour sauver sa femme (Lois Weber elle-même) d’un rôdeur qui les menacent, elle et leur enfant.

C’est d’une efficacité impressionnante, et d’une grande modernité : le son mis à part, le film serait-il réalisé différemment aujourd’hui ? Pas sûr…

D’ailleurs, des plans entiers semblent avoir été copiés par de grands cinéaste : le Kubrick de Shining (la main à travers la porte), le Hitchcock de Psychose, avec cette montée des marches qui se termine en très gros plan. Qui évoque, c’est vrai, un plan célèbre de The Musketeers of Pig Alley, réalisé par un certain Griffith un an plus tôt.

Shoes (id.) – de Lois Weber – 1916

Posté : 19 avril, 2018 @ 8:00 dans 1895-1919, FILMS MUETS, WEBER Lois | Pas de commentaires »

Shoes

L’histoire est cruelle et injuste : qui se souvient de Lois Weber, totalement éclipée par son contemporain D.W. Griffith. Celle qui fut la première réalisatrice de l’histoire du cinéma (en tout cas l’une des premières, le titre se disputant avec Alice Guy) fut pourtant aussi importante que Griffith dans l’invention du langage cinématographique.

Shoes est une merveille, l’un des rares films de Lois Weber à avoir survécu (ce qui explique sans doute qu’elle soit à ce point oubliée). Cinéaste engagée et sensible, elle y met en scène une jeune femme obligée de subvenir aux besoins de toute sa famille, qui vit dans une extrême pauvreté.

Rien de bien neuf a priori, y compris en 1916, si ce n’est l’inventivité constante de la mise en scène, avec flash backs, inserts, travellings, gros plans, montage parallèle… Et aussi le point de vue : ces chaussures délabrées dans lesquelles la jeune femme est obligée de se trimbaler, et qui pèsent sur chaque minute de son triste quotidien.

Lois Weber filme merveilleusement les grands yeux tristes de Mary MacLaren. Ce regard perdu, cherchant en vain une issue, est bouleversant.

 

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