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Archive pour la catégorie 'VARDA Agnès'

Les Trois Vies d’Agnès – d’Agnès Varda – 2012

Posté : 22 avril, 2026 @ 8:00 dans 2010-2019, DOCUMENTAIRE, VARDA Agnès | Pas de commentaires »

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« C’est rigolo de changer de vie »… C’est toute la candeur, la curiosité et la vivacité d’esprit d’une artiste de 80 ans que résume Agnès Varda avec cette simple phrase, tirée d’un reportage télé en marge d’une exposition à Sète, dans le quartier de la Pointe Courte où elle réalisa bien des années plus tôt son premier film.

Les Trois Vies d’Agnès est un montage réalisé par Varda elle-même pour accompagner les expositions qui lui étaient alors de plus en plus souvent consacrées. Un film à part, donc, qui résume en quelques sortes son parcours artistique, dans toute sa diversité. Les « trois vies », c’est-à-dire Agnès Varda photographe, Agnès Varda cinéaste, et Agnès Varda plasticienne, ou plutôt artiste visuelle, « parce que le plastique, c’est autre chose ».

On y croise donc toutes les figures qui ont marqué son parcours, des pêcheurs de la Pointe Courte aux veuves de Noirmoutier (une installation à l’origine, avant de devenir un film plus linéaire pour la télévision). On retrouve les grandes figures de sa jeunesse photographe, des artistes de la rue Daguerre à Fidel Castro, en passant par Gérard Philipe dans les coulisses des premiers festivals d’Avignon.

Jacques Demy bien sûr, et pas mal d’autres fantômes. Mais aussi et surtout des installations très récentes, voire à venir : Varda n’a cessé de dresser des ponts entre les époques, de tisser des liens entre ses univers, et d’être dans le présent. Le documentaire lui-même est finalement assez codé, suite de petits modules pour illustrer les différentes étapes de son parcours. Mais il résume joliment la diversité et la cohérence de son œuvre.

Ydessa, les ours et etc… – d’Agnès Varda – 2004

Posté : 21 avril, 2026 @ 8:00 dans 2000-2009, COURTS MÉTRAGES, DOCUMENTAIRE, VARDA Agnès | Pas de commentaires »

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Ah ! Le regard d’Agnès Varda… Quel que soit le sujet, quel que soit le genre choisi, le format, le média, il y a toujours dans les films de Varda quelque chose d’à la fois très intime et d’universel. Y compris dans un film comme celui-ci, documentaire sur l’exposition d’une artiste-conservatrice-collectionneuse étonnante : Ydesse Hendeles.

Fille d’un couple de juifs rescapés de l’Holocauste, Ydessa a choisi un haut-lieu de l’art nazi, à Munich, pour cette exposition originale, pour laquelle elle a réuni des milliers de vieilles photographies de familles qui n’ont qu’un seul point commun : sur chacune d’entre elles figure un ours en peluche. Des photos d’anonymes pour la plupart, qu’Ydessa a patiemment collecté (sur e-bay notamment) pour les réunir sur les murs surchargés de ce lieu d’exposition.

Quel est le sens de cette accumulation d’images qui inspirent a priori l’innocence et la paix ? Une question à laquelle chacun aura sa propre réponse, sans doute. Varda, elle, filme l’exposition, interroge visiteurs et conservateurs, rencontre l’artiste à Toronto, propose un montage commenté de certains des clichésEt c’est forcément un choix personnel, une autre manière de s’emparer des photos qui en ressort.

Visiblement fascinée par l’artiste et par sa démarche, Varda offre avec ce film une sorte de vision alternative de l’œuvre. Et au fond, son film est comme un appel à ouvrir les yeux et le cœur, à s’interroger sur sa propre perception. C’est en tout cas un petit chef d’œuvre d’intelligence et de vivacité, l’œuvre d’une cinéaste passionnée et pas dupe, qui s’enthousiasme pour la démarche artistique d’Ydessa tout en soulignant les moyens visiblement considérables dont elle dispose, avec cette légèreté et cette simplicité si parfaites. Une merveille.

Documenteur – d’Agnès Varda – 1981

Posté : 14 avril, 2026 @ 8:00 dans 1980-1989, VARDA Agnès | Pas de commentaires »

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Dans la foulée de Mur murs, Agnès Varda tourne un autre film à Los Angeles, radicalement différent, mais comme un échos au film précédent (les deux, d’ailleurs, seront projetés en double programme). Un film qui s’ouvre lui aussi sur des vues des grandes fresques qui habillent les rues de L.A.. Mais une fiction, cette fois, quoi que très ancrée dans une réalité rarement vue sur un écran de cinéma.

Cette fois encore, la sensation qui s’impose est enthousiasmante : celle de découvrir une ville comme elle n’a jamais été filmée avant ou depuis, celle aussi de partager le regard d’une artiste qui sait mieux que personne capter l’humanité qui l’entoure. Les films de Varda abolissent souvent la frontière entre fiction et documentaire. Dans celui-ci, c’est particulièrement flagrant.

C’est l’histoire de deux personnages de fiction, donc : une Française à la recherche d’un appartement pas trop cher et pas trop loin de la mer à Los Angeles, qui vit seule avec son fils depuis sa séparation avec son grand amour. Elle, c’est Sabine Mamou… la monteuse attitrée de Varda (et de Demy, et de Claude Lanzmann), fascinante. Son fils, c’est Mathieu Demy, le fils de… Parfait, aussi.

Varda filme leur quotidien dans un décor loin, très loin des codes hollywoodiens. Au soleil perpétuel, la cinéaste préfère la grisaille et l’ombre. Aux gravures de modes blondes et souriantes, elle préfère les gueules dont les visages et les corps disent tout de l’échec de leurs vies, et de l’impasse dans laquelle ils se trouvent.

L’impasse : le mot qui résume peut-être le mieux ce film, dont les personnages centraux sont des déracinés, qui ont suivi leurs rêves d’ailleurs, et qui se retrouvent coincés à l’Ouest du pays, coincés par l’océan aussi apaisant que définitif. Plus à l’ouest, au bout de ces jetées omniprésentes dans le film, il n’y a rien à espérer.

A la fois très sombre et plein de vie, Documenteur est un film en état de grâce, parfait équilibre entre le documentaire et la fiction, où Varda affirme plus que jamais son regard d’artiste complet (il y a dans beaucoup de plans une approche très picturale), amoureuse des mots (sa manière unique d’utiliser la voix off, la sienne ou celle de Delphine Seyrig), toujours elle-même et jamais elle-même.

Ulysse – d’Agnès Varda – 1982

Posté : 7 avril, 2026 @ 8:00 dans 1980-1989, COURTS MÉTRAGES, DOCUMENTAIRE, VARDA Agnès | Pas de commentaires »

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L’une des très belles choses dans l’œuvre d’Agnès Varda, c’est cette impression que chaque film, chaque image, fait partie d’un grand tout cohérent, et que ce qu’elle filme ne cesse d’interroger son propre passé, dans un éternel dialogue entre le passé et le présent.

C’est particulièrement sensible dans ce court métrage construit en 1982 autour d’une photo en noir et blanc prise par Varda en 1954. Sur une plage de galets de la Manche, on y voit un enfant nu, assis entre un homme lui aussi nu, le dos tourné et le regard levé vers la mer, et une chèvre morte au premier plan, visiblement tombée d’une falaise.

C’est par cette image fixe que commence le film, d’abord sans commentaire, le temps de laisser le spectateur s’imprégner de ce qu’elle montre, de la composition de la photo et du sentiment qu’elle dégage. Puis, la voix de Varda résonne, cette voix si singulière qui, toujours, invite à regarder sous un autre angle, avec naturel et chaleur.

Dans ce dialogue entre hier et aujourd’hui, dont elle est elle-même une figure centrale, Varda nous entraîne dans les souvenirs de cette journée précise, en compagnie de l’homme et de l’enfant, vingt-huit ans plus tard. De ce petit sujet sans importance, Varda tire un beau film sensible et plein d’humanité, aussi anecdotique que poétique. Beau geste.

Deux artistes de rue à Paris – d’Agnès Varda – 2006-2012

Posté : 6 avril, 2026 @ 8:00 dans 2000-2009, 2010-2019, COURTS MÉTRAGES, DOCUMENTAIRE, VARDA Agnès | Pas de commentaires »

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Dans la lignée de son très beau Mur Murs, Agnès Varda part, quelques décennies plus tard, sur les traces de deux artistes de rue très en vogue alors à Paris : Miss. Tic et ses pochoirs ornés d’aphorismes poétiques, et Jérôme Mesnager et ses silhouettes blanches et squelettiques si pleines de vie.

Comme dans son documentaire californien de 1980, Varda nous invite à voir plus loin qu’un simple coup d’œil sur ces œuvres de rue, en nous faisant partager les secrets de leur conception. La forme, toutefois, est nettement plus modeste ici. Par la durée du film d’abord (à peine plus de cinq minutes), et par sa forme : succession de deux vignettes abordant l’un après l’autre l’univers de chacun des deux artistes.

Relativement anecdotique, donc, mais le regard sincèrement bienveillant de Varda fait toujours son petit effet, qui se ressent dans les grands sourires des deux artistes de l’ombre qui, soudain, sont placés dans la lumière.

Mur Murs – d’Agnès Varda – 1980

Posté : 5 avril, 2026 @ 8:00 dans 1980-1989, DOCUMENTAIRE, VARDA Agnès | Pas de commentaires »

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A Los Angeles où elle accompagne Jacques Demy qui travaille sur un projet de film, Agnès Varda ouvre les yeux, observe, et se passionne pour un aspect de la ville qui n’avait sans doute jamais intéressé le moindre cinéaste avant elle, en tout cas pas au point d’en tirer un long métrage si incarné. Elle se passionne, donc, pour les « murales », ces grandes fresques murales omniprésentes dans la plupart des quartiers populaires.

Ces fresques sont donc le cœur de ce film à sa manière, dont elle assure l’envoûtante narration en voix off. Elles sont de chaque scène, de chaque plan presque, comme une variation spectaculaire et hollywoodienne de ses parisiennes Dites Cariatides à venir. A ceci près que ces « murales » sont des portes d’entrée pour la plus intime des découvertes de L.A. : où et quand a-t-on eu le sentiment d’être à ce point dans la vérité de cette ville tentaculaire ?

C’est tout l’art et toute la grandeur d’Agnès Varda : où qu’elle soit, quoi qu’elle filme, c’est son amour des gens qui domine, ce regard si humain, à hauteur d’homme, jamais en surplomb, jamais à distance. « Varda cares », comme on pourrait dire : Varda s’intéresse, profondément et sincèrement. De sa virée à travers Los Angeles, le regard et la caméra tourné vers ces murs couverts de peintures, elle tire une balade-rencontre avec de vrais « Los Angeliens », qu’elle seule met en valeur.

Au fil de cette balade fascinante, elle retrouve les artistes anonymes, ceux qui passent parfois des mois voire des années à réaliser des fresques qui ne leur apportent pas grand-chose de plus qu’un maigre chèque (dans le meilleur des cas) et la satisfaction bien solitaire d’avoir réalisé quelque chose de grand, à défaut d’être durable. Parce que comme souvent chez Varda, c’est un monde en suspens qu’elle filme, dont elle saisit l’aspect éphémère.

Elle retrouve les artistes qui, pour la plupart, n’ont pas signé leurs œuvres. Comme cet homme qui a passé douze ans à orner de cochons les murs interminables d’un gigantesque abattoir. Ou cet autre dont les œuvres sont condamnées à la destruction, où à végéter dans d’étroites ruelles lorsque de nouveaux bâtiments changent le paysage.

D’une fresque à l’autre, d’un quartier à l’autre, Varda la Française nous fait découvrir les mille visages de Los Angeles, les sourires de ses habitants, la richesse picturale de ses rues et carrefours si par ailleurs dénués de charmes, et pourtant si plein de vie. C’est humain, tendre, passionné et brillant. Du grand Varda, encore une fois.

Plaisir d’amour en Iran – d’Agnès Varda – 1976

Posté : 25 février, 2026 @ 8:00 dans 1970-1979, COURTS MÉTRAGES, VARDA Agnès | Pas de commentaires »

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Dans L’une chante, l’autre pas, Pomme et Darius son amoureux iranien partent vivre quelques mois à Ispahan. Pour résumer l’idylle des premiers temps, Agnès Varda se contente d’un carton invitant le spectateur à voir le court métrage présenté en complément de programme.

C’est ce Plaisir d’amour en Iran, dans lequel on retrouve les deux personnages interprétés par Valérie Mairesse et Ali Raffi, qui échangent des considérations sur l’amour et l’architecture religieuse d’Ispahan, avec ce bulbe qui évoque un sein de femme, et ce minaret « qui n’est pas mal non plus ».

La caméra scrute les détails des mosquées, les formes, la faïence, avec le dialogue des deux amoureux (et la voix off de Thérèse Liotard). Outre une certaine sensualité, c’est aussi le fossé des cultures que l’on pressent dans ce petit film pas si anodin.

Réponse de femmes : notre corps, notre sexe – d’Agnès Varda – 1975

Posté : 24 février, 2026 @ 8:00 dans 1970-1979, COURTS MÉTRAGES, DOCUMENTAIRE, TÉLÉVISION, VARDA Agnès | Pas de commentaires »

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Un an avant L’une chante, l’autre pas, Varda signe déjà un petit film joyeusement et farouchement féministe, dans le cadre d’un programme proposé par une chaîne de télévision autour d’une question : Qu’est-ce qu’une femme ?

Devant la caméra d’Agnès Varda, ce sont plusieurs femmes qui répondent face caméra (mais aussi sa boulangère, dans une petite séquence visiblement coupée de Daguerréotypes). Jeunes et moins jeunes, elles disent par petites phrases ce que doit être la place des femmes dans cette société tellement machistes. Le dispositif est minimaliste, mais c’est comme si les petites touches délicates d’un pinceau finissait par former un ensemble cohérent et fort.

Ce « ciné-tract » est un cri du cœur qui se fait avec le sourire et avec une grande liberté. « A suivre », comme l’écrit Varda à la fin de ce petit film, consciente que le combat se poursuit. C’était il y a cinquante ans. Il se poursuit.

L’une chante, l’autre pas – d’Agnès Varda – 1977

Posté : 23 février, 2026 @ 8:00 dans 1970-1979, COMEDIES MUSICALES, VARDA Agnès | Pas de commentaires »

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Encore une fois sous le charme du cinéma d’Agnès Varda, plus féministe et engagée que jamais. A l’avant-garde aussi, tant d’un point de vue artistique (son cinéma est d’une liberté et d’une fraîcheur qui ne se démentent pas) que sur ce qu’elle dit de la société dont elle le témoin direct. Et ici plus que jamais, avec ce film qui est comme une chronique de ces années durant lesquelles les femmes ont peu à peu obtenu le droit d’avorter, et de disposer de leur propre corps.

C’est donc une société très patriarcale et des héroïnes révoltées chacune à leur manière que montre L’une chante, l’autre pas, qui suit sur quelques années le destin de deux femmes.

L’une chante : c’est Valérie Mairesse dans le rôle de Pomme, rousse flamboyante qui revendique très haut son droit de choisir sa vie, rejetant le modèle parental et la vie bien rangée d’épouse et de mère. Et elle chante vraiment : le film est émaillé de passages musicaux, de chansons écrites par Varda elle-même, consciente que le message féministe sera plus audible en musique.

L’autre ne chante pas pas : c’est Suzanne, Thérèse Liotard, que l’on découvre à 22 ans, avec le sentiment d’en avoir 100, avec deux enfants en bas âge sur les bras, un amoureux dépassé par les événements et par la vie, et zéro avenir.

Le film, c’est leur combat à toutes les deux pour trouver leur place de femme dans une société qui ne leur laisse que des miettes. Si différentes dans leur manière d’aborder la vie et les coups durs. Et pourtant si proches, dans leurs aspirations.

Pour résumer simplement ce que raconte le film, Agnès Varda utilisait facilement cette phrase de Engels reprise dans l’une des chansons : « Dans la famille, l’homme est le bourgeois, la femme joue le rôle du prolétariat ».

Mais une autre phrase résume peut-être encore mieux ce qu’est le film. Elle se trouve dans une autre scène, lorsque Pomme tombe amoureuse de son Iranien dans la cantine d’une clinique d’avortement. Ce jour-là, dit-elle en voix off, elle a ressenti un coup de foudre, et surtout une immense tendresse pour toutes ces femmes…

Et c’est à ces femmes qui ont choisi d’avorter, et qui toutes vivent un moment traumatisant chacune à leur manière, et chacune avec ses raisons, que Varda consacre la scène, sa caméra captant les regards perdus, les gestes embarrassés, les larmes. A ce moment, c’est cette tendresse extrême que le spectateur ressent, avec une émotion qui fait tirer les larmes.

Varda, cinéaste engagée, féministe, et bienveillante, pleine d’une bonté qui est au fond le cœur de son cinéma. Cette même bonté que l’on retrouve dans plusieurs scènes quasi documentaires, tournées dans de « vrais » lieux, notamment une usine de jouets, ou des scènes de rue.

Au-delà de l’émotion, L’une chante, l’autre pas est aussi un film de combat : un plaidoyer vibrant (aussi vibrant à sa manière qu’une plaidoirie de Gisèle Halimi, qui apparaît dans son propre rôle, dans une scène évoquant le procès de Bobigny de 1972) pour le droit des femmes à disposer de leurs corps, pour la liberté de toute femme enceinte de garder ou non son enfant à naître.

Elle le fait avant tout le monde, en tout cas d’une manière si frontale. Et elle le fait dans un récit plein de vie et d’optimisme, mais sans naïveté. Elle le fait dans un pays où le droit à l’avortement vient d’être acquis, et en déplaçant son récit en Iran le temps d’une longue séquence, le temps d’égratigner les promesses des 1001 nuits avec la réalité d’une société traditionnelle patriarcale… trois ans avant la révolution islamique. Parce qu’Agnès Varda a, aussi, cet étrange don d’être là où l’histoire se passe.

Son film est le témoin précieux d’une période au cours de laquelle tant de choses ont changé pour les femmes en France. C’est aussi une chronique profondément émouvante, un beau film vif, joyeux et triste à la fois.

Les dites Cariatides bis – d’Agnès Varda – 2005

Posté : 21 février, 2026 @ 8:00 dans 2000-2009, COURTS MÉTRAGES, DOCUMENTAIRE, VARDA Agnès | Pas de commentaires »

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Comme elle est une femme d’obsessions qui ne cesse de revisiter sa propre œuvre, Varda revient vingt ans plus tard aux Dites Cariatides, avec un court prolongement (à peine plus de deux minutes) de son fameux court métrage.

Elle y filme des statues colonnes qui lui avait échappé en 1984, sans voix off cette fois, mais avec un petit bonus pour les flâneurs qui voudraient partir à leur recherche : contrairement au précédent film, elle donne l’adresse de ces cariatides.

On est ici plus dans le montage dynamique, rythmé par les musiques, que dans l’errance poétique et contemplative du premier film. Un « bis » qui tient sans doute plus du bonus.

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