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Archive pour la catégorie 'VAN DYKE W.S.'

L’Ombre de l’Introuvable (Shadow of the Thin Man) – de W.S. Van Dyke – 1941

Posté : 17 novembre, 2010 @ 3:53 dans * Films noirs (1935-1959), 1940-1949, VAN DYKE W.S. | Pas de commentaires »

L'Ombre de l'Introuvable (Shadow of the Thin Man) - de W.S. Van Dyke - 1941 dans * Films noirs (1935-1959) LOmbre%20de%20lIntrouvable_zpstiyrxi7f

Quatrième volet des aventures de Nora et Nick Charles (et dernier réalisé par Van Dyke), L’Ombre de l’Introuvable est bien dans la continuité des trois précédents. Depuis le génial premier film (L’Introuvable, en 1934), l’effet de surprise a disparu, et l’acidité du ton s’est quelque peu émoussée, mais le couple Myrna Loy – William Powell fonctionne si bien que c’est avec un vrai bonheur qu’on les retrouve. Flanqués, cette fois, d’un enfant qui a bien grandi : le bébé du précédent film est devenu un garçonnet qui donne une ou deux scènes plutôt amusantes, mais dont les scénaristes ne tardent pas à se débarrasser pour revenir aux fondamentaux de la série : une comédie domestique sur fond d’intrigue policière.

Comme dans les précédents, pas de surprise : on se contrefiche totalement de cette intrigue, qu’on suit d’un œil plutôt distrait. Seuls nous intéressent les personnages et les situations, souvent plus drôles qu’inquiétantes, dans lesquels ils se retrouvent au cours de leur enquête. C’est une nouvelle fois le mélange des genres qui fait mouche, même si, cette fois, Van Dyke n’évite pas les temps morts. C’est quand il est dans les extrêmes qu’il est le plus convaincant : que ce soit l’humour (les Charles « escorté » par un policier de la route, qui les mène à une allure plus que modérée) ou les brusques accès de noirceur (la découverte du corps pendant au bout d’une corde, dans une scène très sombre, avec de très beaux jeux d’ombre).

Le film remplit donc parfaitement son cahier des charges, mais sans aller plus loin. A l’image de Nick Charles qui doit troquer ses cocktails contre un verre de lait, pour montrer l’exemple à son fils, la série commence sérieusement à s’embourgeoiser. Ça reste de l’excellent cinéma, mais de moins en moins politiquement incorrect.

Notons aussi que, après James Stewart dans le deuxième film (Nick, gentleman détective), c’est sa future partenaire de La Vie est belle, Donna Reed, qui apparaît dans ce quatrième opus.

Nick joue et gagne (Another Thin Man) – de W.S. Van Dyke – 1939

Posté : 19 octobre, 2010 @ 6:19 dans * Films noirs (1935-1959), 1930-1939, VAN DYKE W.S. | Pas de commentaires »

Nick joue et gagne (Another Thin Man) - de W.S. Van Dyke - 1939 dans * Films noirs (1935-1959) nick-joue-et-gagne

Troisième épisode de la série The Thin Man, après le génial L’Introuvable et le très réussi Nick, gentleman détective. La recette reste la même, et le plaisir de retrouver Nick et Nora Charles, couple de riches oisifs qui passe le temps en faisant les détectives, est toujours là. Mais cette fois, Van Dyke et ses scénaristes poussent la nonchalance un peu loin : on se contrefiche totalement de cette histoire de menace qui pèse sur le vieil homme qui gère la fortune des Charles. On se fiche d’ailleurs totalement aussi de ce vieil homme joué sans beaucoup de conviction par l’incontournable C. Aubrey Smith, dont la mort ne nous fait ni chaud ni froid.

Alors que dans les premiers films, l’intrigue était tout de même prétexte à de jolis moments de suspense, et servait au moins de fil rouge, on ne s’intéresse vraiment ici qu’au couple formé par Myrna Loy (toujours craquante) et William Powell (toujours élégant). C’est de leur relation, une nouvelle fois, que vient le plaisir certain que l’on prend devant ce film. Avec une petite frustration, tout de même : les Charles sont parents d’un petit Nick Junior, ce qui pouvait laisser espérer quelques beaux moments de comédie. Mais on sent que les scénaristes n’ont pas su quoi faire de ce bébé annoncé à la fin du deuxième film, et qu’ils l’ont simplement posé dans un coin…

Le meilleur, dans ce Nick joue et gagne, c’est la manière dont Van Dyke présente ce couple qui, mine de rien, lutte difficilement contre le confort des habitudes, et cherche à retrouver la flamme qui les animait jadis. Cela donne une très belle séquence dans un cabaret, avec un Nick toujours flegmatique, mais qui dissimule mal sa jalousie devant une Nora entourée d’hommes qui la courtisent…

Un Nick étonnamment sobre : depuis les deux premiers films (code Hays oblige), le détective a nettement levé le pied sur l’alcool. Tout change, ma brave dame…

Nick, gentleman détective (After the Thin Man) – de W.S. Van Dyke – 1936

Posté : 6 octobre, 2010 @ 6:24 dans * Films noirs (1935-1959), 1930-1939, BOND Ward, STEWART James, VAN DYKE W.S. | Pas de commentaires »

Nick, gentleman détective (After the Thin Man) - de W.S. Van Dyke - 1936 dans * Films noirs (1935-1959) nick-gentleman-detective

Après le plaisir immense pris avec L’Introuvable, le premier épisode de la série The Thin Man, je me suis précipité sur la première des cinq suites, avec un bonheur tout aussi grand, même si l’effet de surprise n’est plus là. Toujours réalisé par W.S. Van Dyke, ce Nick, Gentleman détective fonctionne parfaitement, malgré un scénario un peu plus paresseux que pour le premier film. Ici, on a un peu de mal à croire vraiment en l’intrigue, et le vrai coupable saute aux yeux, tellement le scénario et la mise en scène font tout pour qu’il soit insoupçonnable. C’était d’ailleurs déjà le cas du film précédent. Et ici aussi, c’est au cours d’une réception à laquelle participent tous les protagonistes de l’intrigue que Nick démasquera le coupable, dans un final que n’aurait pas renié Agatha Christie.

Qu’importe si les recettes sont éculées : l’intérêt de cette série repose ailleurs, essentiellement sur l’alchimie étonnante entre Myrna Loy et William Powell. Et même sans l’effet de surprise, ces deux-là sont toujours aussi réjouissants. Toujours aussi imbibés, aussi : malgré le code Hayes mis en place dans l’intervalle, ce couple de riches oisifs qui s’amusent en enquêtant (ici, sur la disparition inquiétante du mari de la cousine de Myrna Loy), picole à la moindre occasion. C’est ici un peu moins appuyé, et un peu moins drôle, que dans L’Introuvable, mais une telle résistance à l’alcool force le respect (un exemple à ne pas suivre, cela va sans dire…).

Il y a dans Nick, gentleman détective un mélange des genres savoureux, poussé à son extrême : Van Dyke enchaîne des scènes très sérieuses et inquiétantes (la découverte du corps dans le sous-sol, après une longue séquence hyper angoissantes), et de purs moments de comédie, comme cette incroyable séquence où Nick et Nora tentent de récupérer un papier important dont leur incontournable chien Asta s’est emparé. On est en plein suspense, et le film se permet cette longue digression comique qui n’en finit pas. Et ça marche !

Il y a un intérêt tout autre, aussi, à ce film : c’est la présence dans un second rôle très important du jeune James Stewart, qui n’était pas encore une star, mais qui était déjà un acteur génial. Dans un rôle taillé sur mesure pour lui, il illumine chaque scène dans lesquelles il apparaît. Il ne leur vole pas la vedette, mais il tient parfaitement sa place face à Myrna Loy et William Powell, que l’on retrouvera très vite pour le troisième film. La fin de Nick, gentleman détective apparaît d’ailleurs comme un teaser très alléchant, puisque le couple attend un heureux événement. Avec des parents alcooliques, ça promet…

L’Introuvable (The Thin Man) – de W.S. Van Dyke – 1934

Posté : 26 septembre, 2010 @ 6:00 dans * Films de gangsters, 1930-1939, VAN DYKE W.S. | Pas de commentaires »

L'Introuvable (The Thin Man) - de W.S. Van Dyke - 1934 dans * Films de gangsters lintrouvable

Eh bien, ça picolait sec, dans l’Amérique de l’époque. Quelques mois après la fin de la Prohibition, et quelques semaines seulement avant la mise en place du très pudibond code Hays, Van Dyke profite de cette minuscule parenthèse que vit l’Amérique bien-pensante, et donne l’impression de faire le plein d’alcool pour les trente prochaines années, dans cette adaptation réjouissante d’un roman de Dashiel Hammett. Des poivrots, on en a vu des tonnes depuis l’invention du cinéma. Mais peu d’entre eux avaient la descente et l’insatiabilité de Nick Charles, alias William Powell. C’est bien simple, il passe les 90 minutes du film à boire. Et il faut bien reconnaître : il tient plutôt bien le choc, même si la démarche n’est pas toujours très assurée. Ce leitmotiv (sa femme le réveille en pleine nuit ? Sa première question : « tu veux un verre ? » Quelqu’un sonne à la porte ? « Bonjour, vous voulez un verre ? »…) finit par devenir hilarant, et donne ce ton si particulier au film.

Unique, ce classique indémodable repose pourtant sur une base on ne peut plus classique : la trame est digne des romans d’Agatha Christie, et de toute cette vague de polars où l’atmosphère avait bien moins d’importance que la résolution de l’énigme. On n’échappe ni au long prologue qui met l’histoire en place, ni à la séquence finale où le détective réunit autour d’une table tous les protagonistes de l’histoire pour démasquer le coupable qui est le dernier qu’on devrait soupçonner mais que, bien sûr, on a repéré depuis une heure tellement le réalisateur s’est évertué à le faire passer pour innocent et sympathique (ben oui, en 2010, on connaît les ficelles par cœur, ce qui n’était pas forcément le cas en 34).

Oui, on a droit à tous les clichés. Et pourtant, on marche à 100%. Dans ce genre de polars, le prologue est souvent trop long, trop démonstratif, trop chiant, et on n’a qu’une envie : que le détective apparaisse enfin. Mais là, non. Dès les premières images, on est plongé dans l’action, et on a un sourire grand comme ça aux lèvres. La présence, dans les premières scènes, de William Henry, n’y est pas pour rien. Ce second rôle génial à la filmographie longue comme mon bras (avec interlignage simple), au visage taillé en lame de couteau, et à la voix fascinante de baryton, apporte beaucoup à un personnage pas facile à faire exister, puisqu’il disparaît au bout de quinze minutes à peine…

Et puis il y a le couple Myrna Loy – William Powell, bien sûr, pour qui la comédie policière semble avoir été inventé. Leurs échanges avinés sont à mourir de rire. Leur première scène commune, surtout, (lorsque Powell, qui en est à son huitième cocktail, voit sa femme débarquer dans le bar où il sévit, tirée par leur inséparable chien) est un pur chef d’œuvre de comédie. Leur couple fonctionne si bien que les producteurs, qui étaient loin de n’avoir que des idées pourries (surtout à cette époque), le reformeront à onze reprises jusqu’en 1947. Et notamment dans cinq suite de ce Thin Man également réjouissantes.

• Pour les suites, voir Nick, gentleman détective, Nick joue et gagne, L’Ombre de l’Introuvable, L’Introuvable rentre chez lui et Meurtre en musique.

 

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