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Archive pour la catégorie 'TARANTINO Quentin'

Sin City (id.) – de Robert Rodriguez et Frank Miller (et Quentin Tarantino) – 2005

Posté : 10 février, 2018 @ 8:00 dans * Films de gangsters, 2000-2009, MILLER Frank, RODRIGUEZ Robert, TARANTINO Quentin | Pas de commentaires »

Sin City

Rodriguez est un cinéaste souvent plus audacieux que totalement convaincant. Mais avec cette adaptation des romans graphiques de Frank Miller, il signe à la fois son film le plus radical, et sans doute sa plus grande réussite. Radical, visuellement très novateur, déroutant par moments, excessif, très premier degré… Sin City dégage derrière sa rage et sa violence extrême une étonnante quiétude, grâce à ces voix off omniprésentes qui apportent un recul bienvenue.

Ces voix off, ce sont aussi des clins d’œil aux films noirs des années 40 et aux grands polars hard-boiled, qui nourrissent l’œuvre de Frank Miller. Ces ombres planent aussi sur le film de Rodriguez, qui réussit une sorte de pari improbable : non pas adapter l’oeuvre de Miller, mais la porter à l’écran, telle qu’elle existe sur le papier.

Dès la première image, on sent que le pari est gagné. La noirceur du ton, l’air désabusé de personnages qui n’attendent plus rien de positif, et cet esthétisme encore une fois radicale qui transforme les acteurs en anti-héros tout droit sortis des comics, tout en lignes et en masses noires parfois tâchées de rouge… Tout cela donne en quelques secondes un ton fascinant qui emporte la mise.

La construction en épisodes qui se succèdent et finissent par former un tout, à la manière de Pulp Fiction (Tarantino, d’ailleurs, a participé à la conception du film), aurait pu nuire au rythme. Mais non, en suivant tour à tour trois gros bras marqués par la violence (Bruce Willis, Mickey Rourke, Clive Owen), le film joue sur le sentiment d’inéluctabilité de la violence et de la mort, comme un éternel recommencement.

C’est une virée étonnante et fascinante que propose Rodriguez, sans la moindre baisse de régime, et avec un casting impressionnant (Jessica Alba, Powers Boothe, Elijah Wood, Brittany Murphy, Rutger Hauer, Benicio del Toro, Rosario Dawson…). Un trip de cinéma qui ne ressemble à aucun autre.

Reservoir Dogs (id.) – de Quentin Tarantino – 1992

Posté : 8 janvier, 2018 @ 8:00 dans * Films de gangsters, 1990-1999, TARANTINO Quentin | Pas de commentaires »

Reservoir Dogs

Pour ceux qui trouvent que Tarantino rabâche quelque peu depuis trois ou quatre films, quoi de mieux qu’un petit retour aux sources… Et au-delà de la claque que Reservoir Dogs continue à être, 25 ans après sa sortie, revoir ce film permet de bien comprendre pourquoi cette impression de redite plombe quelques-uns de ses derniers longs: dans ce premier film, tout ce qui fait la richesse et l’originalité du cinéma de Tarantino est déjà là. Mieux : tout est à son sommet, pas sûr que pour aucun des éléments qui constituent son univers il ait fait mieux ou aussi bien depuis.

Le montage d’abord, tellement vanté pour Pulp Fiction. Certes, le découpage avec ses allures aléatoires prend le spectateur à rebrousse poil. Mais celui de Reservoir Dogs, plus conventionnel sur le papier (on garde la continuité dans le « présent », et on y insère toute une série de flash-backs qui éclairent la situation), est au moins aussi virtuose, avec une fluidité absolue, et avec un sens déjà exceptionnel du récit. Chacun de ces flash-backs fait plus que relancer l’intrigue : il modifie la perception que l’on a des personnages.

Ces personnages, justement, qui représentent déjà tout ce qui fera le cinéma de Tarantino pour le quart de siècle à venir. Des braqueurs, violents et verbeux, qui peuvent s’entre-tuer sans ciller après avoir disserté durant de longues minutes sur la signification des paroles de « Like a virgin », la chanson de Madonna. C’est avec cette discussion que les premiers spectateurs sont entrés dans l’univers de Tarantino, avec la quasi-totalité de son casting réuni autour d’une table échangeant des dialogues qui, à eux seuls, dynamitent le traditionnel film de gangster.

Il y a la violence aussi, crue, brutale, sadique et omniprésente. Tarantino filme ses personnages comme s’il les aimait, rendant certains d’entre eux plutôt sympathiques avec leurs valeurs à l’ancienne, leurs failles et leurs forces. Mais ces personnages sont des monstres, qui se réjouissent de n’avoir que des flics, et « pas des vrais gens ». Une réplique glaçante lancée comme un simple commentaire sur la météo. Et les actes suivent les paroles, comme le prouve la séquence la plus traumatisante d’un film pour le moins inconfortable : la torture du policier par le sadique Michael Madsen.

L’histoire, elle, se résume à quelques lignes : un braquage qui foire (dont on ne verra aucune image), les survivants qui se retrouvent dans un entrepôt désaffecté, et les soupçons autour d’un probable mouchard. Rien de plus, si ce n’est la caméra virtuose et décomplexée de Tarantino, et des acteurs au top : Harvey Keitel, Tim Roth, Steve Buscemi, Lawrence Tierney, Chris Penn, Michael Madsen… Des gueules, des voix, des carrures. Une claque j’vous dis.

Jackie Brown (id.) – de Quentin Tarantino – 1997

Posté : 9 décembre, 2015 @ 2:00 dans * Thrillers US (1980-…), 1990-1999, DE NIRO Robert, TARANTINO Quentin | Pas de commentaires »

Jacky Brown

Entre Pulp Fiction et Jackie Brown, il y a plus d’un lien. D’un film à l’autre, Tarantino garde son goût pour les personnages barrés et verbeux, pour les dialogues interminables et quasi-absurdes, ou encore pour les chansons oubliées du folklore américain. Mais la reconnaissance immense obtenue avec son précédent film semble avoir libéré le cinéaste, qui s’aventure pour la première fois vers une narration à peu près classique.

Pour Jackie Brown, Tarantino garde un principe de chapitrage,qui rappelle qu’il s’agit de l’adaptation d’un roman (celui d’Elmore Leonard, co-producteur du film). Mais contrairement à Pulp Fiction, le film est d’une remarquable linéarité, à une exception près : la scène cruciale de l’échange, répétée à trois reprises avec des points de vue différents. Un procédé particulièrement efficace, mais finalement assez classique.

Mais, surprise, c’est lorsqu’il révèle une vraie sensibilité (honnêtement, pas flagrante dans ses deux premiers films) que Tarantino est ici le plus passionnant. Des revenants marqués par leur passé, le cinéaste en avait déjà filmé auparavant. Mais cette fois, il utilise le statut de Pam Grier et Robert Forster pour faire de leurs personnages des êtres moins marqués par leur passé que par leur avenir, et par la difficulté de se voir offrir une nouvelle chance.

Si Forster est remarquable en vieil ours solitaire, Pam Grier, l’ex reine de la blaxploitation, est sublime, bouleversante en hôtesse de l’air effrayée par son manque de perspective, à 44 ans. Il y a quelque chose de déchirant dans ce portrait sensible d’une femme à la croisée des chemins, qui transforme le piège mortel dans lequel elle se retrouve entraînée, en ultime chance de se construire un avenir.

Jackie Brown est du pur Tarantino, avec tout ce qu’on peut lui reprocher, en particulier des scènes trop longues basées uniquement sur les dialogues « à la Tarantino », un peu vaines et agaçantes. Mais on y retrouve surtout tout ce qui fait la richesse de son cinéma, et le plaisir simple que l’on y prend : son sens du récit, sa capacité à créer de grands moments de cinéma à partir de pas grand-chose (rien que le premier plan, fascinant travelling sur le profil de Pam Grier), et sa manière de prendre son temps pour nous introduire au plus près de ses personnages.

Et le directeur d’acteurs est exceptionnel. Pam Grier trouve là le rôle de sa vie, Robert Forster aussi sans doute. Tous sont formidables : Samuel Jackson en trafiquant parano, Michael Keaton en flic intraitable, Bridget Fonda en droguée téléphage, et surtout Robert De Niro, extraordinaire (et d’une sobriété rare) en ex-taulard taiseux et bas du fond, dont la subite explosion de violence, absurde, terrible et hilarante, est l’un des sommets de ce Tarantino là.

Django unchained (id.) – de Quentin Tarantino – 2012

Posté : 25 juin, 2013 @ 1:04 dans 2010-2019, TARANTINO Quentin, WESTERNS | Pas de commentaires »

Django unchained (id.) – de Quentin Tarantino – 2012 dans 2010-2019 django-unchained

Sentiment un peu contrasté devant ce Django unchained, hommage que l’on sent sincère au western spaghetti : moins à ceux de Leone qu’aux séries B qui ont surfé sur le succès du Django originel dans les années 60 (avec, obligé, une apparition un rien entendue de Franco Nero – et son « what’s your name ? » franchement téléphoné).

Tarantino a un talent immense, bien sûr, et il réussit comme toujours à signer une œuvre qui ne ressemble à rien d’autre, même s’il s’imprègne de tout un pan du cinéma, le bis, qu’il adore. Et il fait de ce très long métrage (2h38) un trip jouissif à la fois rude, intelligent, et hyper fun. Les idées originales s’enchaînent, les personnages sont originaux, passionnants, et constamment surprenants.

Mais quand même. Il y a deux ou trois moments où on se dit qu’il tire un peu sur la corde, le Tarantino, et qu’à force d’élever le mauvais goût au rang de grand art, il ne fait plus systématiquement mouche. Ce n’est pas tant le massacre final, excessif et un peu ennuyeux, qui gène (la surenchère fait partie intégrante du cinéma de QT), mais quelques effets faciles (des zooms rapides avec un « fuiiittt » cheap), et des dialogues pas toujours aussi percutants que dans ses films précédents (la longue discussion sur les cagoules, du cousu main pour Jonah Hill, est franchement lourdingue, comme s’il avait absolument mettre en valeur l’acteur dans ce petit rôle).

Beaucoup de réserves, donc. Mais reconnaissons à Tarantino l’art de savoir éviter les sentiers battus, et de réussir à surprendre constamment. Reconnaissons-lui, une nouvelle fois, le don quasi-unique d’offrir à ses acteurs des rôles inoubliables, du plus petit au plus grand. Jamie Foxx (extraordinaire en gentil prêt à toutes les atrocités pour atteindre son but), Chritoph Waltz (de nouveau immense, après Inglorious Basterds), Di Caprio (qui prend visiblement un pied fou à jouer les affreux esclavagistes), mais aussi Don Johnson (très drôle), Samuel L. Jackson (son meilleur rôle depuis Pulp Fiction), jusqu’à Bruce Dern qui réussit à être inoubliable en n’ayant qu’un seul plan…

Ces acteurs sont tous utilisés comme les morceaux de musique qui composent la bande son : comme des bribes indépendantes de la culture foutraque de Tarantino, qui associe les uns aux autres, formant une œuvre unique par une espèce de miracle. C’est à la fois la force et la limite du film. Et si on fait la fine bouche, c’est juste parce que depuis vingt ans, Tarantino a placé la barre très haute. Mais une nouvelle fois, le plaisir est immense.

Grindhouse (id.) – de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez – 2007

Posté : 28 mai, 2011 @ 9:39 dans 2000-2009, RODRIGUEZ Robert, TARANTINO Quentin | Pas de commentaires »

Grindhouse

• Voir Grindhouse : Boulevard de la mort et Grindhouse : Planète Terreur

Grâce soit rendue au DVD : la sortie il y a quelques jours d’un triple DVD Grindhouse permet enfin de découvrir ce projet de folie imaginé par deux cinéastes cultes totalement barrés : Quentin Tarantino et Robert Rodriguez. On connaît l’admiration sans borne des deux hommes (en particulier Tarantino) pour le cinéma d’exploitation, ces nanars souvent inregardables que lui considère comme des chef d’œuvre (ou, disons, des sommets de la contre-culture), que ses personnages citent tout au long de ses films, et dont il réhabilite de temps à autres les grands acteurs oubliés.

Avec le projet Grindhouse, les deux comparses ont voulu non pas réaliser un film qui rendrait hommage à ces petites productions qui faisaient le bonheur des drive-in dans les années 60, mais proposer une vraie séance de cinéma comme celles que les spectateurs de l’époque connaissaient : avec deux films au programme, entrecoupés de bandes annonces. Hélas, pour des raisons évidentes de gros sous, les deux films sont sortis indépendamment au cinéma dans la plupart des pays (seuls les pays anglo-saxons ont proposé le double-programme).

C’était d’autant plus frustrant que le double-programme incluait des bandes annonces hallucinantes : de fausses bandes annonces tournées spécialement pour ce projet par des réalisateurs tout aussi déjantés comme Rob Zombie ou Eli Roth, qui vont au bout de leur délire (on y voit notamment Nicolas Cage en Fu Manchu !). L’une de ces bandes annonces a même connu un tel succès que son réalisateur en a tiré un vrai long métrage : c’est Machete, réalisé par Rodriguez lui-même.Voir les films indépendamment n’empêchera pas d’y prendre plaisir, sûr… Mais s’enfiler le programme in extenso avec une bonne bière et des tapas, c’est une expérience incomparable.

Grindhouse : Boulevard de la mort (Death Proof) – de Quentin Tarantino – 2007

Posté : 28 mai, 2011 @ 9:36 dans * Thrillers US (1980-…), 2000-2009, ACTION US (1980-…), TARANTINO Quentin | Pas de commentaires »

Grindhouse Boulevard de la Mort

• Le film fait partie du programme Grindhouse

• Voir aussi Grindhouse : Planète Terreur

Plus sage que Rodriguez, Tarantino signe bien un hommage au cinéma bis des années 70, en l’occurrence aux films de bagnoles qui vrombissent sur l’asphalte, et qui se terminent généralement par des course-poursuites et de la tôle froissée. Mais Death Proof s’inscrit parfaitement dans la filmographie du Cinéaste. Moins ambitieux que Pulp Fiction ou Inglorious Basters, certes, mais sa marque est là, omniprésente.

Le film permet même d’éclairer une partie du pouvoir de fascination du cinéma de Tarantino : pourquoi reste-t-on scotchés devant ce flot de paroles totalement vides de fonds que s’échangent, longuement, les personnages de ses films ? Pourquoi écoute-t-on religieusement les vertus du Big Kahuna Burger expliquées en long, en large et en travers (Pulp Fiction), ou la grandeur de la filmographie improbable de Sonny Chiba (True Romance) ?

Jusqu’à Death Proof, j’imaginais que c’était pour la qualité, voire la profondeur, et qui sait un éventuel second degré, des dialogues. Pourtant, après une heure et demi de film, et après avoir écouté une nouvelle fois religieusement les deux groupes de femmes qui se succèdent à l’écran parler longuement, très longuement, de… mais de quoi, au juste ? Avec une heure de recul, je dois bien reconnaître que je n’en ai aucune idée… C’est l’une des forces (et l’une des limites ?) des films de Tarantino : l’aspect hypnothique de la bande son. Pas uniquement de la bande musicale, exceptionnelle, comme toujours, mais aussi de la « bande parlante » qui n’a, on l’espère en tout cas, qu’un intérêt purement musical. Le flot de paroles fascine ici d’autant plus qu’il est d’une vacuité proche de l’absolue. Autant dire que regarder le film en version originale est une obligation. Avec ou sans sous-titres, d’ailleurs…

Le film est d’autant plus fascinant qu’au milieu du métrage, il semble se répéter comme une boucle incomplète. On a donc un ancien cascadeur (Kurt Russell, l’un de ces has-been que Tarantino aime sortir de l’ombre, et qui trouve son rôle le plus mémorable depuis Snake Plissken), psychotique qui s’intéresse à un groupe de jeunes femmes qu’il piste dans un bar, et qu’il suit ensuite à bord de sa voiture surpuissante, causant volontairement un accident d’une violence inouïe qui les tue toutes…

On le retrouve alors quelques mois plus tard, sur la piste d’un autre groupe de jeunes femmes, mais cascadeuses, cette fois. Parmi elles, une authentique cascadeuse, d’ailleurs (Zoe Bell, dans son propre rôle)… On prend les mêmes données et on recommence ? Pas tout à fait, bien sûr. Mais cette répétition, construction très inhabituelle mais très tarantinesque, est l’une des grandes forces de ce film violent mais drôle, con mais fun.

Les Experts : Jusqu’au dernier souffle 1 & 2 (CSI : Grave Danger 1 & 2) – de Quentin Tarantino – 2005

Posté : 14 février, 2011 @ 10:44 dans 2000-2009, CURTIS Tony, TARANTINO Quentin, TÉLÉVISION | Pas de commentaires »

Les Experts : Jusqu’au dernier souffle 1 & 2 (CSI : Grave Danger 1 & 2) – de Quentin Tarantino – 2005 dans 2000-2009 les-experts-jusquau-dernier-souffle

Grand fan de la série, Tarantino accepte de passer derrière la caméra pour clore la cinquième saison, avec ce double épisode particulièrement tendu. On a vu des cinéastes perdre leur personnalité en se mettant au service d’un show bien installé. Pas Tarantino : il respecte bel et bien tous les codes de la série, mais y ajoute une touche très personnelle, qui n’est pas sans surprendre, surtout au début de la première partie. On y retrouve le goût du réalisateur pour les conversations un peu vaines autour de la contre-culture, un ton décalé, et un penchant pour les longues loghorées verbales… Voir des personnages que l’on connaît par cœur, comme Gil Grisson (génial William Petersen) évoquer le cow-boy Roy Rogers peut étonner, mais on est rapidement séduit par cette Tarantino’s touch dans un univers aussi familier.

Le cinéaste de Kill Bill nous refait le coup de l’enterré vivant. Et c’est une nouvelle fois très réussi. Il faut dire que George Eads, l’interprète de Nick Stokes, révèle une puissance insoupçonnée jusqu’à présent. Tous les acteurs, d’ailleurs, sont à leur avantage : ils prennent visiblement un immense plaisir à se faire diriger par Tarantino himself. Et franchement, on les comprend.

Fidèle à son habitude, aussi Tarantino ressuscite quelques gloires passées, pour des apparitions tantôt anecdotiques (Tony Curtis en vieil ami de Sam Brown, pour un clin d’œil assez jubilatoire à Certains l’aiment chaud, sans aucun rapport avec l’intrigue), tantôt cruciales (John Saxon en père colère explosif).

Ce double épisode n’ajoute rien à la gloire de Tarantino, et ne révolutionne pas non plus le déroulement du show. Mais il marque indéniablement l’histoire de cette décidément excellente série.

 

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