Play it again, Sam

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Archive pour la catégorie 'SPRINGSTEEN R.G.'

Les Eperons noirs (Black Spurs) – de R.G. Springsteen – 1965

Posté : 31 octobre, 2016 @ 8:00 dans 1960-1969, SPRINGSTEEN R.G., WESTERNS | Pas de commentaires »

Les Eperons noirs

Plein de belles idées dans ce petit western de séries : un homme sans histoire se transforme en chasseur de primes ; un prêtre au passé trouble prêche en jouant des poings ; deux villes se disputent l’arrivée du chemin de fer ; un manipulateur fait naître le chaos dans une petite ville tranquille…

Et pourtant, on s’ennuie ferme devant un spectacle aussi terne. Réalisateur prolifique ces années-là, R.G. Springsteen a tourné des tas de westerns demeurés obscurs. A voir celui-ci, pas difficile de comprendre pourquoi : le gars n’a visiblement pas un talent démesuré, ni pour rythmer son récit, ni pour donner du relief à ses personnages, ni même pour filmer correctement les scènes d’actions.

Seuls passages plutôt réussis : les scènes de bar. Le chaos qui y règne réussit plutôt à Springsteen, qui sait qu’il peut se contenter de poser sa caméra au milieu de la foule, qui s’animera d’elle-même.

Pas grand-chose à sauver, donc, si ce n’est de belles idées et le rêve de ce qu’un grand cinéaste aurait pu en faire. On se console quand même avec une belle distribution de vieux briscards, franchement sur le retour : Rory Calhoun, Scott Brady, Bruce Cabot, et Linda Darnell dans son tout dernier rôle.

Le Desperado des plaines (Cole Younger, gunfighter) – de R.G. Springsteen – 1958

Posté : 14 septembre, 2016 @ 8:00 dans 1950-1959, SPRINGSTEEN R.G., WESTERNS | Pas de commentaires »

Le Desperado des plaines

Bien sympathique, ce petit western de série sans prétention. Bienveillant, même : la plus grande originalité du film réside dans la volonté manifeste de mettre en scène des personnages éminemment attachants, y compris ceux qui, a priori, devraient avoir le mauvais rôle : le shérif qui traque le héros, le hors-la-loi qui croise sa route, ou le juge dans l’étonnante séquence du procès.

Bien sûr, il y a les méchants : les « bluebellies » du gouverneur Davis, qui firent régner la terreur sous couvert de la loi. Et puis il y a le jeune « complice » du héros, poussé à fuir avec lui ces pseudo-hommes de loi après s’être dressé contre leurs injustices. Une victime, comme le personnage de Kit Caswell interprété par James Best (un peu falot), mais dont le visage fourbe ne laisse guère de doute quant à la véritable personnalité…

Tout le contraire de Cole Younger, le tueur que tout le monde recherche (vu comment il est systématiquement reconnu où qu’il ailler, on se demande d’ailleurs comment il a pu ne pas encore être arrêté), qui révèle rapidement une véritable âme chevaleresque. Second rôle pas toujours bien servi (on se souvient surtout de l’automobiliste malheureux du Voyage de la Peur), Frank Lovejoy révèle un charisme assez inattendu dans ce rôle.

Dommage que les autres acteurs soient aussi fades. James Best n’est pas mauvais, mais Abby Dalton est particulièrement insipide, pour ne pas dire crispante, dans le rôle de la petite amie éplorée. Ses apparitions gâcheraient presque le plaisir que procure ce petit western simple à l’intrigue très classique (un jeune homme victime d’une injustice devient un hors-la-loi malgré lui), réalisé avec efficacité et qui se conclut par un procès aussi déroutant que réjouissant.

 

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