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Archive pour la catégorie 'SIDNEY George'

Scaramouche (id.) – de George Sidney – 1952

Posté : 25 janvier, 2021 @ 8:00 dans 1950-1959, SIDNEY George | Pas de commentaires »

Scaramouche 1952

Un écran large, des couleurs flamboyantes, des duels exceptionnels, du romanesque, de l’action, de l’amour, de l’humour, de l’émotion… Scaramouche, c’est un peu la quintessence du cinéma d’aventure des années 1950, le sommet du film de cape et d’épée de l’époque.

La version muette était formidable. Celle-ci l’est aussi. George Sidney signe une mise en scène aussi généreuse que celle des Trois Mousquetaires, mais plus ample encore, plus intime aussi, et plus ambitieuse surtout. Cette histoire de vengeance embrasse tous les poncifs du genre, pour les détourner et nous surprendre constamment.

Prenons le grand duel final par exemple, justement considéré comme le sommet du genre. Sidney le filme comme un extraordinaire numéro d’équilibre entre le monde du théâtre et la réalité, dans une salle de spectacle où les duettistes s’affrontent en défiant la gravité, sous le regard des spectateurs. Du jamais vu, à la conclusion totalement inattendue.

Tout le film est comme ça, jouant avec la frontière ténue entre la réalité et ce que l’on croit l’être. Trouble histoire d’amour aussi, entre le héros joué par Stewart Granger et celle qu’il croit être sa sœur, Janet Leigh. Et superbe personnage pour la maîtresse sacrificielle, jouée par Eleanor Parker.

Scaramouche est aussi une grande réussite formelle, avec de spectaculaires ruptures de tons visuelles entre les ors froides de la noblesse, et la chaude fraternité des modestes (le camps des comédiens, magnifiquement photographié). Un film généreux, vraiment, la grandeur du cinéma hollywoodien.

Les Trois mousquetaires (The Three Musketeers) – de George Sidney – 1948

Posté : 5 février, 2016 @ 8:00 dans 1940-1949, SIDNEY George | Pas de commentaires »

Les Trois mousquetaires

Gene Kelly s’échappe brièvement de la comédie musicale, mais reste le danseur acrobatique qu’il est avant tout. Sa manière de combattre à l’épée, de courir dans les ruelles humides de Paris, de séduire Constance, et même de regarder à travers la lame entrebaillée d’un plancher… Tout dans son jeu évoque la danse, dans cette adaptation assez fidèle du classique de Dumas.

On pouvait douter de la capacité de Kelly d’incarner D’Artagnan. Il est simplement éblouissant, donnant au film un rythme, une vitesse même qui colle parfaitement à l’esprit du récit. Grand spécialiste du genre (il fera encore mieux avec Scaramouche), George Sidney s’y connaît en terme de duels et de poursuites. Son style épouse parfaitement le dynamisme de sa star, pour offrir une adaptation respectueuse du roman, tout en étant 100% Hollywoodien.

Un divertissement de luxe, porté par une distribution éblouissante (Lana Turner en Milady, Vincent Price en Richelieu…) : voilà ce qu’est cette version des Trois Mousquetaires, sans doute la meilleure jamais tournée. Un film qui accumule les morceaux de bravoure (le duel « pour rire » qui scelle l’amitié entre D’Artagnan et les mousquetaires, le combat sur la plage…), mais pas seulement.

L’espace de quelques scènes (D’Artagnan suivant Constance dans la nuit parisienne…), Sidney révèle une gravité inattendue et une approche visuelle assez saisissante. Dans le ton non plus, le cinéaste n’évite pas les aspects les plus sombres du roman, au contraire. Van Heflin est ainsi un Athos tragique et bouleversant, qui parvient dans les passages les plus durs à voler la vedette au bondissant Gene Kelly. Jusqu’à l’exécution de Milady, séquence visuellement splendide et d’une puissance évocatrice assez sidérante.

Les Trois Mousquetaires est un pur divertissement hollywoodien ? Oui, mais pas que…

 

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