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Archive pour la catégorie 'SEITER William A.'

Si j’avais un million (If I had a million) – de James Cruze, H. Bruce Humberstone, Ernst Lubitsch, Norman Z. McLeod, Stephen Roberts, William A. Seiter, Norman Taurog – 1932

Posté : 7 avril, 2017 @ 8:00 dans 1930-1939, COOPER Gary, CRUZE James, HUMBERSTONE Bruce, LUBITSCH Ernst, McLEOD Norman Z., ROBERTS Stephen, SEITER William A., TAUROG Norman | Pas de commentaires »

si j'avais un million

Un milliardaire soi-disant en fin de vie et agacé par son entourage décide de dilapider sa fortune en distribuant un million de dollars à plusieurs inconnus choisis strictement au hasard… Et c’est le point d’un départ (réalisé par Norman Taurog) d’un film à sketchs totalement indépendant les uns des autres (le milliardaire lui-même s’éclipsant de plus en plus au film du métrage), et très inégaux, forcément.

Le meilleur ? Le segment signé Lubitsch, de loin le plus court du film, sorte de concentré en une poignée de minutes du style, du rythme et de l’obsession des portes du cinéaste. Un employé de bureau (joué par un Charles Laughton tout en rondeur) reçoit l’un des chèques, se lève, quitte son open space et franchit portes après portes pour monter toujours plus haut dans l’immeuble où il travaille, jusqu’à arrivée au sommet, devant l’ultime porte : celle du grand patron, qu’il ouvre, avant de faire une langue et de refermer la porte !

Le reste est plus inégal et plus anodin, avec quand même des ruptures de ton assez audacieuses. Le film passe ainsi d’un segment burlesque avec W.C. Field et des tas de voitures détruites (réalisé par Norman Z. McLeod) à un autre franchement tragique (signé James Cruze) mettant en scène un condamné à mort qui se croit à tort sauvé parce qu’il est devenu riche.

Tout aussi cynique : le destin de ce petit gangster recherché par la police et qui risque la prison à vie (George Raft, dans un segment réalisé par Bruce Humberstone), incapable d’encaisser ce chèque qui le tirerait d’affaire, et qui finit par le donner au gérant d’un dortoir miteux juste pour pouvoir dormir…

Le thème est presque similaire, en nettement plus léger, avec le segment réalisé par William Seiter mettant en scène Gary Cooper en jeune soldat qui ne pense qu’à s’amuser, et qui passera lui aussi à côté de la fortune…

Rien d’inoubliable là-dedans, et on retiendra plutôt le tendre segment (réalisé par Stephen Roberts) racontant la prise de pouvoir d’une maison de retraite trop stricte par ses pensionnaires. Roberts signe aussi un autre segment évoquant les rêves d’une prostituée.

Du très bon, du plus dispensable… Si j’avais un million vaut finalement surtout pour son improbable distribution. Fields, Cooper et Laughton sur une même affiche, ça ne se refuse pas.

La Femme la plus riche du monde (The Richest Girl in the world) – de William A. Seiter – 1934

Posté : 26 septembre, 2013 @ 12:24 dans 1930-1939, SEITER William A. | Pas de commentaires »

La Femme la plus riche du monde (The Richest Girl in the world) – de William A. Seiter – 1934 dans 1930-1939 la-femme-la-plus-riche-du-monde

Une femme richissime (la plus riche du monde, oui) se fait passer pour sa secrétaire pour être sûre que les hommes qui tentent de la séduire ne s’intéressent pas qu’à son argent, tandis que la secrétaire qui se fait passer pour elle fait mine d’encourager leurs avances. Le résultat est désespérant, jusqu’à sa rencontre avec le jeune Joel McCrea…

L’idée au cœur du film n’est pas tout à fait nouvelle, et sera déclinée à de nombreuses reprises. Joel McCrea lui-même revisitera ce changement d’identité avec bonheur dans les formidables Voyages de Sullivan. Elle donne en tout cas lieu à de beaux dialogues dans cette comédie romantique un rien insolente.

Le film commence plutôt mollement. La mise en scène de William A. Seiter, l’interprétation de Miriam Hopkins, le scénario lui-même… Tout paraît un peu fade au cours des premières minutes, comme si rien ne fonctionnait vraiment dans cette belle mécanique hollywoodienne. On serait même agacé par le manque de dynamisme, par les silences entre les répliques…

Mais la première bobine passée, le rythme s’installe vraiment, les personnages gagnent en profondeur sans que l’on sache vraiment pourquoi. Ce qui séduit surtout, c’est le bel équilibre que le réalisateur trouve entre les cinq personnages principaux : la riche héritière, son percepteur, sa secrétaire avec qui elle échange son identité, le mari de celle-ci, et le jeune homme qui devra choisir entre celle qu’il croit richissime et celle qu’au fond il aime vraiment…

Chacun de ces personnages parvient à exister, avec une mention spéciale pour la secrétaire (Fay Wray, la « fiancée » de King Kong) qui semble se délecter du petit jeu de séduction auquel elle se livre pour sa patronne, et son mari, un brave type contraint d’observer la femme de sa vie s’amuser avec d’autres hommes… pour la bonne cause.

C’est une pure comédie romantique, où les sujets graves ne sont qu’effleurés : Joel McCrea ne sera pas mis face à ses choix, et tout finira bien, forcément. On en sort en tout cas avec un large sourire sur les lèvres.

• Aucun bonus sur le DVD à petit prix des Editions Montparnasse, dans la fameuse collection bleue consacrée à la RKO.

 

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