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Archive pour la catégorie 'SALKOW Sidney'

Feu sans sommation (The Quick Gun) – de Sidney Salkow – 1964

Posté : 11 juillet, 2016 @ 8:00 dans 1950-1959, MURPHY Audie, SALKOW Sidney, WESTERNS | Pas de commentaires »

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Après deux ans d’absence, un cowboy revient dans sa ville natale dont il est parti dans un bain de sang, et où plus personne ou presque ne veut de lui. Avant d’arriver, il apprend qu’une bande de tueurs s’apprête à mettre la ville à feu et à sang. Malgré l’animosité de ses anciens amis, il décide de leur venir en aide…

De ce scénario de Steve Fisher, tiré de son propre roman, la Columbia a déjà tiré deux films : Top Gun en 1955, et Noose for a Gunman en 1960. Cette troisième version, tournée par un réalisateur qui ne m’a jamais emballé jusqu’à présent (Le Shérif de fer et Last Man of Earth, deux films assez catastrophiques), à une époque où le western américain est pour le moins en déclin, n’augurait donc rien de très bon. Rien de très ambitieux, en tout cas.

La surprise n’en est que plus grande, avec ce film qui, visuellement, ressemble à s’y méprendre à un western Universal des années 50. Ce qui est un grand compliment. A l’époque de sa sortie, alors que Pour une poignée de dollars imposait une nouvelle vision du genre, The Quick Gun devait ressembler à un film totalement dépassé. Aujourd’hui, paradoxalement, le film reste passionnant, et a nettement moins vieilli que la plupart des westerns « dans l’air du temps » des années 60.

La mise en scène de Salkow est très classique, et sans grande surprise la plupart du temps. Mais le réalisateur sait donner un rythme absolument parfait à son film. Et les séquences de nuit (grosso modo la seconde moitié du métrage) sont magnifiques, avec ces visions de la ville prise d’assaut et entourée de barrages enflammés.

Une scène, surtout, impressionne: le face-à-face précédant l’explosion de violence, entre la bande de malfaiteurs (menée par Ted de Corsia) et le shérif prêt à aller au bout de sa mission. Il y a quelque chose de déchirant et de superbe dans cette image de silhouettes découpées sur une nuit d’un gris profond, dont on sait bien que la quiétude qu’elle inspire ne va pas tarder à voler en éclats.

Dans le rôle de ce shérif droit et intègre, James Best (qui restera pour la postérité un shérif nettement moins strict: celui de la série Shérif, fais moi peur) est étonnant. A priori, l’acteur manque de charisme et son jeu paraît emprunté. Mais il apporte un mélange de droiture et de vulnérabilité absolument parfaits à son rôle, qui aurait pu n’être qu’un faire-valoir d’Audie Murphy, la star du film.

Au contraire, toute la première partie doit beaucoup à la complicité qui unit les deux acteurs, aux jeux pourtant radicalement différents. L’amitié complexe entre ces deux personnages est l’une des grandes réussites du film. Une bien belle surprise.

* Le DVD vient de rejoindre la collection Westerns de Légende chez Sidonis/Calysta, avec une présentation par Patrick Brion, qui semble ne pas donner grand crédit au film.

Le Shérif de fer (The Iron Sheriff) – de Sidney Salkow – 1957

Posté : 4 août, 2014 @ 6:32 dans 1950-1959, SALKOW Sidney, WESTERNS | Pas de commentaires »

Le Shérif de fer (The Iron Sheriff) – de Sidney Salkow – 1957 dans 1950-1959 LeSheacuterifdefer_zps9322a3fd

Dans une petite ville de l’Ouest des années 1890, le fils d’un shérif est accusé d’un meurtre. Son père lui-même doute de l’innocence de son rejeton, d’autant plus que la piste du tueur qu’il remonte le mène… à son fils. D’où le grand dilemme moral au cœur du film : qui du père ou de l’homme de loi prendra le pas sur l’autre ?

Le script original est plein de promesses : un thriller, qui est aussi un film de procès, sous les attraits d’un western. Voilà qui promettait de beaux frissons. Et c’est vrai que le scénario est à ce point bien fichu qu’on suit l’histoire avec un réel intérêt. Mais surtout avec un immense sentiment de gâchis, à imaginer ce que le film aurait été entre les mains d’un cinéaste plus doué que Salkow.

Parce que Sidney Salkow n’est pas, loin s’en faut un auteur majeur. Réalisateur de la première adaptation du chef d’œuvre de Richard Matheson Je suis une légende (The Last Man of Earth, avec Vincent Price), aussi mauvaise que celles qui suivront, Salkow est même un tâcheron, dans le cas présent. Mauvais metteur en scène, incapable de concevoir un cadre ou d’appréhender un enchaînement de plans ou de scènes dynamique… On ne voit pas bien ce qu’on pourrait sauver dans ce petit western fauché qui semble interminable (alors qu’il ne dure qu’une heure dix montre en main) tant il manque de punch.

Dans un noir et blanc franchement laid et sans profondeur, Le Shérif de fer s’apparente moins aux séries B habituelles du genre dans les années 50, qu’à un mauvais téléfilm de l’époque. Les acteurs sont irréprochables (notamment Sterling Hayden, quoiqu’un peu raide), mais mal servi par le réalisateur qui semble ne pas savoir quoi leur demander.

Inédit en salles en France, jamais diffusé à la télé, Le Shérif de fer est une curiosité. Rien de plus.

• L’éditeur Sidonis ferait-il les fonds de tiroir pour compléter sa collection Western de Légende ? Le Shérif de fer fait en tout cas partie de la dernière fournée de westerns, avec une qualité d’image très discutable. Et, en bonus, la présentation du film par un Patrick Brion qui se contente, gentiment, d’évoquer la carrière des acteurs et du réalisateur.

 

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