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Archive pour la catégorie 'REINER Rob'

Des hommes d’honneur (A few good men) – de Rob Reiner – 1992

Posté : 27 juin, 2014 @ 4:53 dans * Thrillers US (1980-…), 1990-1999, CRUISE Tom, REINER Rob | Pas de commentaires »

Des hommes d'honneur

Rob Reiner s’attaque au film de procès, genre à part entière du cinéma américain. Et c’est une nouvelle grande réussite pour le réalisateur de Princess Bride et Misery, qui a prouvé au tournant des années 80/90 qu’il était l’un des grands noms du cinéma populaire américain, quel que soit le genre auquel il touche. Des genres souvent très codifiés, auxquels il arrive souvent apporte un regard neuf. C’est le cas cette fois encore, avec ce film de prétoire hyper-efficace qui confronte astucieusement la justice américaine et le sens du devoir des marines.

On sent que le réalisateur prend plaisir à filmer ses comédiens dans leur numéro, Jack Nicholson en tête, au cabotinage maîtrisé, et dont le personnage est une caricature assumée. Face à lui, il fallait un jeune acteur hors du commun pour faire le poids, notamment lors de la fameuse scène de l’interrogatoire. Qui d’autre que Tom Cruise pour cela, celui qui avait déjà formé des tandems parfaits avec Paul Newman (La Couleur de l’Argent) ou Dustin Hoffman (Rain Man). En avocat à la jeunesse éclatante, Cruise est une nouvelle fois parfait, même si le rôle, taillé sur mesure pour lui, n’apporte pas grand-chose à sa gloire.

Rob Reiner a aussi la bonne idée de ne pas tomber dans le piège de l’amourette facile. Et on imagine que c’était tentant, en ayant pour vedettes les deux stars les plus hots du début des années 90 : Cruise et Demi Moore, sexy en diable en uniforme. Une ou deux allusions, quelques regards en coins… mais chaque plan laissant entrevoir la possibilité d’une idylle est désamorcé par une réplique qui recentre sur l’essentiel : le procès qui se prépare.

Même s’il aborde aussi un sujet politiquement un peu incorrect (les marines sont ils des êtres d’un autre temps ?), le film est avant tout un pur plaisir de cinéma, peuplé de seconds rôles qu’on adore (J.T. Walsh, Kevin Bacon, Kevin Pollack, Kiefer Sutherland…), l’œuvre d’un cinéaste qui a donné ses lettres de noblesse au pop-corn movie.

Le Président et Miss Wade (The American President) – de Rob Reiner – 1995

Posté : 20 octobre, 2011 @ 4:29 dans 1990-1999, REINER Rob | Pas de commentaires »

Le président et miss Wade

Après The Ghost Writer, on reste dans les coulisses du pouvoir, à la Maison Blanche cette fois, mais dans un tout autre genre : une bonne vieille comédie romantique à l’américaine, signée par un petit maître du genre (Rob Reiner, le réal de Quand Harry rencontre Sally), touche-à-tout souvent très inspiré, et largement sous-estimé (on lui doit quand même des films comme Stand by me, Princess Bride, Misery ou Des hommes d’honneur… que du bon !). Dans le genre « couple improbable », au cœur de tous les bons films du genre, Reiner n’y va pas par le dos de la cuillère dans The American President : rien moins que le président des Etats-Unis (séduisant, sympathique, humaniste, honnête, populaire… Michael Douglas, quoi !) et une activiste représentant un contre-pouvoir (quadra esseulée charmante mais maladroite… Annette Benning, donc).

La charge est lourde ? Pas plus que dans un bon Capra, et la comparaison n’est pas fortuite : le film est un hommage aussi sincère qu’honnête au réalisateur de Monsieur Smith au Sénat, film auquel on pense immanquablement : ce n’est pas un hasard si le cinéma de Capra apparaît au détour d’un charmant dialogue, ou si la toute dernière scène se déroule dans l’enceinte mythique du Sénat, immortalisée par Capra dans son chef d’œuvre. Il ne faut pas s’attendre à être surpris : c’est une vraie comédie romantique, qui répond à toutes les règles du genre. Premier contact difficile, coup de foudre, romance assumée malgré les regards extérieurs, choix cornélien, sentiment de trahison, froid, réconciliation… Mais si on n’est pas surpris, on est franchement charmé par ce couple… ben oui, charmant. On est séduit aussi par l’élégant classicisme de la mise en scène, qui ressuscite le Hollywood de l’âge d’or.

Rob Reiner renoue d’ailleurs avec une tradition qui appartient au grand cinéma des années 30 et 40, et qui a un peu disparu ces dernières décennies : les grands seconds rôles. Martin Sheen, Michael J. Fox, Richard Dreyfuss… ces personnages secondaires ont du poids, et contribuent à la réussite d’un film émaillé de scènes croquignoles (l’apparition d’un couple présidentiel français visiblement inspiré des Chirac, qui venaient d’entrer à l’Elysée), de passages obligés (la fille adolescente du président, sans doute le personnage le moins convaincant) et de moments de grâce (la première rencontre, la scène du bal…). Et puis il y a Annette et Michael, couple de cinéma idéal, très hollywoodien, mais à l’ancienne.

 

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