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Archive pour la catégorie 'PAKULA Alan J.'

A cause d’un assassinat (The Parallax View) – d’Alan J. Pakula – 1974

Posté : 1 décembre, 2016 @ 8:00 dans * Polars US (1960-1979), 1970-1979, PAKULA Alan J. | Pas de commentaires »

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Il faut prendre le temps de digérer ce thriller paranoïaque qui, immédiatement, ne laisse pas une impression formidable. Visuellement peu séduisant, émaillé de rebondissements énormes qu’on a du mal à prendre au sérieux, il semble faire pâle figure à côté de classiques du genre comme Un crime dans la tête ou Les Trois jours du Condor. On est en tout cas bien dans cette lignée de films post-Dallas, portée par la fameuse théorie du complot.

On se dit qu’il est bien naïf Warren Beatty, journaliste qui enquête sur la mort des différents témoins d’un assassinat politique, plusieurs années auparavant. On se dit aussi que le scénariste a pris bien des raccourcis et qu’il n’hésite jamais à choisir la facilité (cette rencontre impromptu avec le shérif au cœur du complot). Et puis on réalise qu’on l’a été tout autant, emporté par les mêmes mensonges, les mêmes faux-semblants, la même manipulation.

Le film repose certes beaucoup sur la révélation finale. Mais cette révélation, cette ultime image sur « l’illumination » tardive de Beatty, longue séquence oppressante où tous les morceaux du terrible puzzle se retrouvent enfin, le range du côté des grands classiques parano de cette période.

Un classique parfois déroutant, comme lors de cette scène étonnante et interminable, où le personnage de Beatty (et nous avec) regarde un étrange montage photos censé tester les émotions, qui rappelle l’expérience déshumanisante d’Orange Mécanique.

La force, et d’une certaine manière la limite, du film, c’est cette capacité de brouiller les pistes, et de détourner le regard de l’essentiel. Pakula place clairement le spectateur dans la peau de Warren Beatty, lui faisant croire qu’il est plus intelligent que les autres, et qu’il a tout compris de cette mystérieuse société secrète qui recrute des tueurs. Et quand la révélation arrive, il est trop tard.

Présumé innocent (Presumed Innocent) – d’Alan J. Pakula – 1990

Posté : 18 septembre, 2012 @ 1:33 dans * Thrillers US (1980-…), 1990-1999, FORD Harrison, PAKULA Alan J. | Pas de commentaires »

Présumé innocent (Presumed Innocent) – d’Alan J. Pakula – 1990 dans * Thrillers US (1980-…) Preacutesumeacute%20innocent_zpspd4yvpvr

Que ce film de tribunal est bavard ! Ce genre très américain implique certes la présence de très nombreux dialogues, mais là… Pakula a beaucoup de mal à sortir de ces diatribes qui n’en finissent plus. C’est d’ailleurs plutôt bien écrit, et assez prenant, mais l’absence d’une vraie vision de cinéaste pèse sur ce film empesé.

Harrison Ford, impeccable, interprète le bras droit d’un procureur général à la veille du scrutin pour sa réélection. Le meurtre d’une collaboratrice de son cabinet, jeune et belle femme de loi ambitieuse avec qui il a eu une liaison passionnée, vient bouleverser la campagne électorale. D’autant plus que tous les indices semblent accuser le pauvre Harrison, qui est bientôt inculpé.

L’histoire est suffisamment intrigante pour qu’on ne s’ennuie jamais, et Ford a un charisme évident. Mais son rôle n’est pas aussi complexe que celui de son épouse, jouée par Bonnie Bedelia. C’est elle qui incarne l’aspect le plus passionnant du film : la frustration sexuelle et ses effets sur leur couple.

Hélas, on a connu Pakula bien plus inspiré. Le réalisateur se contente de poser sa caméra où il le peut, manifestement sans volonté de construire ses cadres. Le résultat n’est pas désagréable, mais frustrant la plupart du temps. Dans la première partie, surtout, le film étonne par sa plastique totalement dénuée d’une quelconque originalité, ou d’identité.

Le film, en fait, est à l’image de son personnage principal : Ford est toujours sur la réserve et contient toutes ses émotions. L’acteur ne hausse jamais le ton, Pakula non plus. En adoptant le strict point de vue de Ford, personnage tout en intériorité, il aurait pu réaliser une œuvre habitée et puissante. Mais la retenue de la mise en scène tient surtout du manque d’inspiration.

Cela dit, encore une fois, on ne s’ennuie pas, et le thème musical de John Williams, envoûtant, est une grande réussite.

 

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