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Archive pour la catégorie 'OURY Gérard'

Le Corniaud – de Gérard Oury – 1964

Posté : 12 juin, 2020 @ 8:00 dans 1960-1969, OURY Gérard | Pas de commentaires »

Le Corniaud

Énorme succès populaire, multidiffusé, culte pour sa confrontation entre Bourvil et De Funès, pour la première fois au même niveau en haut de l’affiche… Et après ? Pas grand-chose à se mettre sous la dent dans cette comédie d’aventure au scénario incroyablement paresseux.

Si le face-à-face entre les deux stars fonctionne un peu, c’est en grande partie grâce au concours de cabotinage auquel ils se livrent. De Funès s’impose dans ce registre, bien sûr, en en faisant des tonnes pour compenser les lacunes du scénario, et même de la mise en scène.

Oury est un réalisateur plutôt appliqué généralement. Il réussit d’ailleurs quelques scènes (la bagarre nocturne, drôlement décalée). Mais il semble la plupart du temps totalement en roue libre, comme subjugué par ses vedettes dont il ne sait pas vraiment quoi faire.

Du coup, tous les deux en rajoutent dans leurs registres respectifs, faisant du De Funès pour l’un (De Funès), et du Bourvil pour l’autre (Bourvil). Ce qui suffit parfois pour nous faire rire franchement (« Elle va marcher beaucoup moins bien »… « C’est pas grave ! Qu’est-ce qu’il y a ? »). Mais parfois non.

Oury sera, en tout cas, nettement plus inspiré avec son carton suivant, La Grande Vadrouille, où les deux mêmes cabotineront avec autant de jubilation, mais beaucoup plus de maîtrise.

La Grande Vadrouille – de Gérard Oury – 1966

Posté : 10 mai, 2017 @ 8:00 dans 1960-1969, OURY Gérard | Pas de commentaires »

La Grande Vadrouille

Gérard Oury et Louis De Funès risquent fort de ne jamais être très présents sur ce blog. Mais La Grande Vadrouille, quand même, reste un sommet du cinéma populaire de l’époque. Et le couple que le comique grimaçant forme avec Bourvil mérite tout le bien qu’on a pu en dire depuis cinquante ans. Ces deux-là, dans ce contexte-là (la France de l’Occupation, pour les lecteurs qui n’auraient jamais eu accès à la télévision depuis leur enfance), représentent à la fois toute la mesquinerie et toute la générosité du Français moyen.

Comme dans La Traversée de Paris donc, première rencontre (brève) entre les deux acteurs, mais en ouvertement positif. D’ailleurs, si le film a eu un tel retentissement à sa sortie, c’est parce qu’il était sans doute le premier, vingt ans après la fin de la guerre, à traiter l’occupation sur le ton de l’humour et de la bienveillance. Les deux personnages principaux ne sont des « héros » que de circonstance, et les Allemands sont des méchants qui prêtent plutôt à sourire. Oury prend d’ailleurs bien soin de de tuer personne : « sa guerre » est plutôt une occasion de révéler ce que les hommes et les femmes ont de mieux.

Le meilleur, bien sûr, c’est alchimie entre les deux doubles inversés, Bourvil le modeste et généreux, et De Funès le colérique condescendant. Ces deux-là ne se ressemblent en rien, c’est la rencontre de deux mondes qui n’auraient jamais dû se croiser dans des circonstances normales. Mais quel plaisir de voir De Funès martyriser le pauvre Bourvil « parce que c’est comme ça ! », lui rappelant sans cesse leurs différences de classe, qui s’estompera à peine devant l’adversité.

On connaît La Grande Vadrouille par cœur, la scène des Bains Turcs (« Mais alors, you are French ! »), celle des ronflements, celle des vélos (« D’abord mes souliers, maintenant mon vélo ! »), ou celle des planeurs (« Y’a pas d’hélice hélas. » « C’est là qu’est l’os. »)… Et ça fonctionne toujours. Du cinéma populaire décomplexé et généreux, au rythme impeccable.

 

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