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Archive pour la catégorie 'McLAGLEN Andrew V.'

Le dernier train pour Frisco (One more train to rob) – de Andrew V. McLaglen – 1971

Posté : 9 août, 2013 @ 11:12 dans 1970-1979, McLAGLEN Andrew V., WESTERNS | Pas de commentaires »

Le dernier train pour Frisco (One more train to rob) – de Andrew V. McLaglen – 1971 dans 1970-1979 le-dernier-train-pour-frisco

Pas grand-chose à sauver dans ce western semi-parodique qui ressemble bien plus à un téléfilm un peu bancal qu’aux grandes réussites du genre, qui ont pourtant toujours influencé le fils McLaglen. Elevé par un acteur fétiche de John Ford (Victor McLaglen, donc), lui-même ancien assistant du grand Ford, le réalisateur n’a jamais cessé de diriger les anciens acteurs de son maître à penser (John Wayne, notamment, est très présent dans sa filmo). Ici, on retrouve ainsi George Peppard, (petite) figure fordienne depuis La Conquête de l’Ouest, et surtout Harry Carey Jr dans un petit rôle de braqueur.

Contrairement à beaucoup de films de McLaglen, qui tente souvent, maladroitement la plupart du temps, de renouer avec l’esprit de l’âge d’or d’Hollywood, celui-ci est visiblement inspiré par les programmes télé de l’époque. L’intrigue assez classique (un braqueur de trains sort de prison et veut se venger de son ancien complice et ami) est engloutie sous un humour lourdingue qui ne fait jamais mouche, et qui casse totalement le rythme de ce qui aurait pu être un petit western sombre et plaisant.

George Peppard n’est ni bon, ni mauvais. Il est là, c’est tout, se contentant de sourire à pleines dents comme son futur personnage de la série L’Agence tous risques, le seul de ses rôles dont le grand public d’aujourd’hui se souvienne vraiment. On ne croit jamais vraiment à son personnage, ni à ses relations avec la communauté chinoise, omniprésente. C’est d’ailleurs la seule vraie originalité de ce film, mais traitée avec des sabots énormes.

• Le DVD vient d’être édité par Sidonis dans sa collection Westerns de Légendes, avec une présentation par l’incontournable Patrick Brion.

Les Feux de l’Enfer (Hellfighters) – de Andrew V. McLaglen – 1968

Posté : 1 septembre, 2011 @ 4:22 dans 1960-1969, McLAGLEN Andrew V., MILES Vera, WAYNE John | Pas de commentaires »

Les Feux de l'Enfer (Hellfighters) - de Andrew V. McLaglen - 1968 dans 1960-1969 les-feux-de-lenfer

Il y a toujours un risque à revoir les films qu’on a aimés dans son enfance, et c’est avec une petite excitation mêlée d’une vraie appréhension que j’ai revu cette grosse machine qui m’avait emballé dans ma prime adolescence, lors d’une soirée télé en famille, et que je n’avais jamais eu l’occasion de revoir. Il faut bien admettre que je n’en attendais pas grand-chose : McLaglen a beau être un disciple fidèle de John Ford (et le fils de l’un de ses acteurs fétiches), son cinéma est loin d’être aussi enthousiasmant que celui de son modèle, et sa filmographie contient quelques bas, beaucoup de moyens, et très peu de hauts…

Mais, heureuse surprise, Les Feux de l’enfer tient remarquablement bien la route. Même en roue libre, John Wayne est très bien (heureusement d’ailleurs, parce que le jeunôt Jim Hutton, dont le fils Timothy sera le portrait craché, n’est pas terriblement charismatique). Et ce blockbuster version années 60 est aujourd’hui encore d’une impressionnante efficacité. Quant à la réalisation de McLaglen, elle se révèle très élégante. Classique, mais élégante. Et elle souligne parfaitement bien l’aspect spectaculaire de ce métier qui, visiblement, fascine le réalisateur : celui de pompier spécialisé dans les incendies de puits de pétrole.

La première séquence du film, très longue, permet d’ailleurs de comprendre le travail de ces pompiers (d’abord évacuer toutes les ferrailles ; ensuite « souffler » l’incendie en faisant exploser de la nitroglycérine ; enfin refermer le geyser en installant une borne). Cette séquence est à couper le souffle : on sent clairement la chaleur étouffante et le danger omniprésent sur les acteurs. Mais elle permet aussi d’éclaircir a priori toutes les scènes spectaculaires à venir. Malin, et impressionnant.

L’histoire, en elle même, est un pur poncif. John Wayne, vieillissant, est le meilleur dans ce qu’il fait (l’extinction à hauts risques des puits de pétrole en feu, donc). Il a pris sous son aile un jeune séducteur qu’il traite comme son fils. Sauf que ce dernier tombe amoureux de la fille de son mentor, qu’il n’a jamais revue depuis sa plus tendre enfance : la maman (Vera Miles, autre membre du « clan John Ford ») a quitté Duke il y a des années, parce qu’elle ne supportait pas de le voir partir au feu…

On devine facilement comment tout ça va finir, et les ficelles sont souvent bien grosses. Mais pas de quoi bouder son plaisir, innocent et sans arrière pensée : Hellfighters, c’est une grosse machine hollywoodienne qui devait déjà faire figure de dinosaure, en 1968, et qui a moins vieilli en 40 ans que nombre de blocbusters récents en quelques années seulement…

 

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