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Archive pour la catégorie 'LEVINSON Barry'

Le Secret de la pyramide (Young Sherlock Holmes) – de Barry Levinson – 1985

Posté : 8 janvier, 2019 @ 8:00 dans 1980-1989, FANTASTIQUE/SF, LEVINSON Barry, POLARS/NOIRS, Sherlock Holmes | Pas de commentaires »

Le Secret de la pyramide

Sherlock Holmes et John Watson se seraient rencontrés sur les bancs de l’université ? Cherchez pas : jamais Conan Doyle n’aborde la jeunesse de son détective. Cette idée originale permet à la team Spielberg d’intégrer le personnage dans son univers très codifié et très cohérent en ce milieu des années 80, l’époque héroïque de Retour vers le Futur ou des Goonies, l’époque aussi où Indiana Jones était flanqué d’un enfant. Bref, une poignée d’années au cours desquelles Spielberg, réalisateur ou (comme ici) producteur n’envisageait un film que par et pour la jeunesse.

Un parti pris qui ne durera pas, mais qui a une petite tendance à tourner au recyclage. Dans Le Secret de la Pyramide, la Spielberg touch est ainsi particulièrement visible dans une séquence de cérémonie sacrificielle qui semble tout droit sortie du Temple maudit, jusqu’à la manière de la mettre en scène et d’y inclure les héros. Quant à la manière d’évoquer les attributs légendaires du héros (la pipe, la casquette, la redingote…), elle annonce presque à l’identique la première partie de La Dernière Croisade. Rien ne se perd, tout se recycle, jusqu’à l’excès parfois.

Cela étant dit, Young Sherlock Holmes reste une vraie réussite, à laquelle le réalisateur Barry Levinson réussit à donner un look à part, une esthétique très soignée qui évoque davantage l’expressionnisme allemand avec ses longues ombres portées, que les autres productions Amblin. Le scénario n’évite pas les longueurs, mais la mise en scène est le plus souvent très inspirée, et donne un rythme imparable et une allure folle à ce film fun, mais aussi assez sombre : il est quand même question d’un jeune homme qui apprend la perte, le deuil et la solitude…

L’intrigue est totalement improbable, cette histoire de vengeance semble sortie d’un serial des années 30, l’identité du grand méchant est évidente dès qu’il apparaît (y compris son identité secrète, qui n’est dévoilée qu’après le générique de fin)… Mais le film séduit par sa manière de jouer avec les peurs enfantines, les incluant même dans la narration, à travers des séquences d’hallucination qui mettent en scène des effets spéciaux datés, mais très rigolos.

Bien fichue, bourrée de séquences mémorables (celle de l’enterrement, celle du cimetière, celle du lac gelé…), cette production typique du Spielberg des années 80 a particulièrement bien vieillie. Quant à Nicholas Rowe, il retrouvera le personnage de Sherlock Holmes trente ans plus tard, à l’occasion d’un bref cameo dans le Mr. Holmes qui, lui, présentait l’autre versant inconnu de la vie du détective : sa vieillesse.

Rain Man (id.) – de Barry Levinson – 1988

Posté : 13 août, 2018 @ 8:00 dans 1980-1989, CRUISE Tom, LEVINSON Barry | Pas de commentaires »

Rain Man

Il n’a pas tant vieilli que ça, ce très gros succès des 80s, peut-être parce qu’il pose un regard légèrement désenchanté déjà sur cette décennie clinquante. Le personnage de Tom Cruise est assez marquant en cela : le flambeur magnifique de Top Gun est à la dérive, deux ans plus tard. Les ray ban, le sourire carnassier et la jeunesse insolente sont toujours bien là, mais teintés d’un fort sentiment d’échec qui apparaît dès les premières scènes.

Par sa facture, le look des acteurs, et la musique, le film paraît certes un peu daté, mais le côté madeleine de Proust fonctionne à plein régime. Et qu’est-ce que vous voulez, c’est là que j’ai commencé à vraiment l’aimer, le Tom. Oui, je sais, je n’ai pas encore évoqué la prestation de Dustin Hoffman, assez génial dans le rôle de Raymond, l’autiste surdoué : rôle taillé pour l’Oscar qui ne pouvait décemment pas lui échapper cette année-là (les autres nommés se sont-ils déplacés ? Faudrait vérifier…).

Mais le jeu de Tom Cruise, moins spectaculaire, m’a toujours autant ému, voire plus. Et puis il faut souligner l’ambition de la jeune star, qui aurait pu se contenter d’enchaîner les rôles de jeune premier magnifique après son premier triomphe, mais qui préfère choisir un sujet plus grave, et un rôle plus en retrait. C’est comme ça qu’on bâti une filmographie comme la sienne.

Cela dit, le film est réussi avant tout parce que l’alchimie entre ces deux-là est parfaite. C’est à leur duo de frères si dissemblables que l’on doit tous les beaux moments du film. Et entre quelques passages un peu longuets, il y a des tas de moments de pure magie comme cette scène, superbe, où Charlie comprend que le « rain man » qui peuple ses souvenirs d’enfant n’est pas le fruit de son imagination.

Il faudrait d’ailleurs insister sur la beauté de ce titre, simple en apparence, et qui colle parfaitement à ce que raconte le film : le rapport à sa propre enfance perdue. Simplement et sincèrement émouvant.

 

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