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Archive pour la catégorie 'LEISEN Mitchell'

Le Dénonciateur (Captain Carey, USA) – de Mitchell Leisen – 1950

Posté : 23 avril, 2018 @ 8:00 dans * Films noirs (1935-1959), 1950-1959, LEISEN Mitchell | Pas de commentaires »

Le Dénonciateur

Du suspense, de l’action, et zéro prise de tête. Mitchell Leisen signe un chouette film de genre qui n’a strictement aucune autre ambition que de faire passer un bon moment. Mission réussie, avec une histoire taillée sur mesure pour Alan Ladd, et son éternel personnage de redresseur de torts.

Ici, il est un ancien agent de l’OSS dont la dernière mission en Italie, durant la guerre, s’est terminée en tragédie à cause d’un mystérieux traître. Il y a perdu trois ans de sa vie, et sa fiancée italienne, tuée dans l’opération. Enfin, c’est ce qu’il croit, parce que lorsqu’il revient sur les lieux pour se venger, après la guerre, il retrouve sa belle, bien vivante, et bien mariée…

En bon film hollywoodien, Le Dénonciateur montre une Italie de carte postale, qui se résume essentiellement à un palace sur une île au milieu d’un lac, et à un village hors du temps. On en sourit dans la première scène, avec ces clairs de lune, ces chanteurs de rue, et ces ruelles charmantes si caricaturales. Et puis on se laisse entraîner, justement, par le charme imparable du truc.

Et puis le scénario est habile, et sait garder ses secrets jusqu’au bout. Mitchell Leisen emballe tout ça avec une grande efficacité, signant notamment quelques séquences d’action franchement percutantes. Que du bon !

Les Anneaux d’or (Golden Earrings) – de Mitchell Leisen – 1947

Posté : 15 novembre, 2011 @ 2:09 dans 1940-1949, DIETRICH Marlene, LEISEN Mitchell | Pas de commentaires »

Les Anneaux d'or

Marlene Dietrich en gitane ? Il faut le voir pour le croire, et même en le voyant, on a un peu de mal à y croire tant l’image de la belle colle mal à l’extravagance de cette bohémienne, diseuse de bonne aventure… Surtout dans sa toute première apparition, étrange silhouette de sorcière dévorant goulûment un ragoût à la lumière d’un feu de camps. Alors là, on se pince un peu, et on se dit qu’elle en fait vraiment beaucoup, avec ce rôle de composition dans lequel on ne l’attendait pas. Et puis finalement, le charme agit.

Le métier de Mitchell Leisen, touche-à-tout honnête et souvent inspiré, n’y est pas pour rien : le cinéaste parvient à donner corps à la chaleur des gitans, avec des scènes de nuit joliment photographiées dans un très beau noir et blanc. Evidemment, on n’est jamais très loin de la caricature, mais Leisen parvient assez miraculeusement à rester continuellement sur le fil, évitant toujours de sombrer dans le grand-guignol. Puis on finit par se prendre au jeu, au charme hypnotique de ces images, et à celui de Marlene, immense même sous deux tonnes de fond de teint et avec un accent très discutable.

Face à la belle, il y a Ray Milland, immense acteur trop mésestimé, que l’on retrouve lui aussi grimé en gitan. Pour de faux, fort heureusement : on aurait mal imaginé ce pur Anglais pale et élégant incarner un véritable gitan. Lui incarne un agent britannique chargé d’une mission ultrasecrète dans l’Allemagne de début 1939. Parce que derrière ses aspects de film communautaire dédié au peuple gitan, Golden Earrings est un film d’espionnage. Mais l’intrigue n’est visiblement qu’un argument utilisé par les scénaristes (dont Abraham Polonsky, qui allait lui-même passer derrière la caméra quelques mois plus tard avec l’admirable L’Enfer de la Corruption) pour filmer ce peuple gitan, victime un peu oubliée de la barbarie nazie. Le chef des gitans, personnage lui aussi au bord de la caricature, mais attachant, n’est d’ailleurs pas dupe de l’avenir qui ai réservé à son peuple…

L’objet de la mission (récupérer la formule d’un gaz potentiellement mortel, mis au point par un savant allemand qui refuse de voir son invention servir la cause nazie) passe très vite au second plan. A vrai dire, dans la scène d’ouverture qui se déroule après la guerre (l’histoire est racontée en flash-back), le personnage de Ray Milland raconte son aventure en évoquant à peine sa mission officielle, la balayant d’un geste de la main. « Il y a une femme au cœur de cette histoire », lance-t-il, précisant ainsi que le film est avant tout une histoire d’amour.

Et une histoire d’amour particulièrement haute en couleurs, entre un officier britannique un peu rigide et sur la réserve, et une bohémienne impulsive et gouailleuse. Il fallait bien le savoir faire de Mitchell Leisen et des acteurs aussi formidables que Marlene Dietrich et Ray Milland pour faire passer la pilule…

 

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