Play it again, Sam

tout le cinéma que j’aime

Archive pour la catégorie 'LACOMBE Georges'

Le Dernier des Six – Georges Lacombe – 1941

Posté : 25 octobre, 2017 @ 8:00 dans * Polars/noirs France, 1940-1949, LACOMBE Georges | Pas de commentaires »

Le Dernier des Six

On a tendance à l’oublier, mais L’Assassin habite au 21, classique du film policier français, et première réalisation d’Henri-Georges Clouzot, est une suite. Un an plus tôt, Pierre Fresnay avait déjà interprété le rôle du commissaire Wenceslas Vorobeïtchik, limier « patient mais circonspect » imaginé par l’auteur de polars S.A. Steeman, et flanqué d’une improbable fiancée apprentie chanteuse, à qui Suzy Delair amène toute sa gouaille.

Éclipsé par sa suite prestigieuse, Le Dernier des Six est pourtant une réussite presque aussi éclatante. Déjà scénarisé par Clouzot, et déjà pour la Continental, le film donne le beau rôle à ce qui faisait en partie la force du cinéma français de cette époque : ses seconds rôles. Ils ont le beau rôle ici, comme le titre l’annonce plus ou moins.

Toute la première partie est ainsi consacrée à ces « Six », six amis qui partent chacun à un coin du monde pour tenter de faire fortune, en se promettant de se retrouver cinq ans plus tard et de partager ce qu’ils auront gagné. A leur retour, on le devine, les amis vont succomber les uns après les autres, victimes d’un tueur mystérieux…

Ce whodunit à l’intrigue classique reprend l’éternelle trame des 10 petits nègres, mais se révèle passionnant. En partie grâce aux acteurs d’ailleurs, tous truculents (parmi lesquels Jean Tissier, qui apparaîtra dans un rôle différents dans L’Assassin…), et notamment grâce au duo réjouissant que Fresnay forme avec Suzy Delair, qui sera développé dans le film suivant, mais qui réserve déjà quelques beaux moments de comédie.

L’intrigue est plutôt maligne mais sans énorme surprise. Mais formellement, le film est une belle réussite formelle, avec de superbes scènes de nuit et d’impressionnants jeux d’ombre. La séquence finale, dans la carrière, est un grand moment de cinéma, dans la lignée des grands thrillers muets de Fritz Lang.

Martin Roumagnac – de Georges Lacombe – 1946

Posté : 3 octobre, 2013 @ 1:12 dans 1940-1949, DIETRICH Marlene, GABIN Jean, LACOMBE Georges | Pas de commentaires »

Martin Roumagnac – de Georges Lacombe – 1946 dans 1940-1949 martin-roumagnac

De retour devant les caméras après deux années d’exil et d’engagement durant la guerre, Jean Gabin était attendu au tournant. La plus grande star française de l’avant-guerre, l’interprète des plus grands films de la décennie précédente, avait décroché le cœur de la star Marlene Dietrich depuis 1941. Restait à reconquérir le public. Son retour a été un événement d’autant plus important qu’il s’est fait au côté de sa maîtresse, dans ce qui restera le seul film français de L’Ange bleu.

Mais une fois qu’on a dit que Martin Roumagnac est le seul film tourné par le couple Marlene/Gabin, il faut reconnaître qu’on a dit le principal. Non pas que le film soit totalement raté. Cette adaptation d’un roman de Pierre-René Wolf est une tragédie qui s’inscrit dans la lignée de plusieurs autres films de Gabin. Mais c’est justement le problème : ce que raconte le film, le destin de ce brave type qui tourne à la tragédie parce qu’il est tombé amoureux d’une femme trop belle, trop classe, évoque furieusement celui de Gueule d’amour.

Tout, dans ce film, donne l’impression d’avoir déjà été fait auparavant. Et souvent en mieux. On sent d’ailleurs que Lacombe rêve de renouer avec le réalisme poétique de Carné ou Grémillon, et que les dialogues tentent maladroitement et lourdement d’être aussi percutants que ceux de Prévert. Et puis le film semble monté à la hache, avec des « ellipses » qui cassent continuellement le rythme. La séquence du procès, elle, flirte avec le ridicule, et est surtout interminable.

Mais Gabin est parfait en maçon fleur bleue, et Marlene trouve le ton juste entre la détermination et la tendresse, entre l’innocence et la sensualité. Quant aux personnages secondaires, même s’ils manquent pour la plupart de profondeur, ils sont interprétés par des comédiens à la gouaille assez jubilatoire.

 

Kiefer Sutherland Filmographie |
LE PIANO un film de Lévon ... |
Twilight, The vampire diari... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | CABINE OF THE DEAD
| film streaming
| inderalfr