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	<title>Play it again, Sam &#187; LACHMAN Harry</title>
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	<description>tout le cinéma que j'aime</description>
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		<title>La Belle Marinière – d’Harry Lachman &#8211; 1932</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Oct 2020 06:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[playitagain]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[1930-1939]]></category>
		<category><![CDATA[GABIN Jean]]></category>
		<category><![CDATA[LACHMAN Harry]]></category>

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		<description><![CDATA[L’histoire de la cinéphilie est émaillée de beaux moments. La découverte de La Belle Marinière, film considéré comme disparu pendant huit décennies, en fait partie. Même dans une version tronquée (quatre des neuf bobines sont manquantes), ce film de jeunesse de Gabin est une merveille, aussi marquante par sa beauté plastique que pour sa justesse [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center" align="justify"><a href="http://playitagain.unblog.fr/files/2020/10/la-belle-mariniere.jpg" rel="lightbox[15936]"><img class=" wp-image-15924 aligncenter" style="border: 5px solid black" alt="La Belle Marinière" src="http://playitagain.unblog.fr/files/2020/10/la-belle-mariniere-1024x698.jpg" width="400" /></a></p>
<p style="text-align: justify" align="justify"><span style="color: #800000"><span style="font-family: Georgia, serif"><span style="font-size: small">L’histoire de la cinéphilie est émaillée de beaux moments. La découverte de <strong><em>La Belle Marinière</em></strong>, film considéré comme disparu pendant huit décennies, en fait partie. Même dans une version tronquée (quatre des neuf bobines sont manquantes), ce film de jeunesse de Gabin est une merveille, aussi marquante par sa beauté plastique que pour sa justesse et sa délicatesse…</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify" align="justify"><span style="color: #800000"><span style="font-family: Georgia, serif"><span style="font-size: small">Gabin y est le patron d’une péniche (deux ans avant <strong><em>L’Atalante</em></strong>) qui mène une existence paisible et heureuse le long des fleuves, avec sa sœur (Rosine Deréan) et son meilleur ami (Pierre Blanchar). Jusqu’à ce qu’il épouse une jolie jeune femme qu’il a sauvée de la noyade (Madeleine Renaud). Entre l’épouse et le meilleur ami, la première rencontre annonce le drame à venir : un regard trop appuyé, une main trop longtemps tenue… Gabin, lui, est trop heureux pour voir quoi que ce soit. Pas la sœur, amoureuse contrariée.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify" align="justify"><span style="color: #800000"><span style="font-family: Georgia, serif"><span style="font-size: small">De ce mariage à quatre, base classique d’un film noir, Marcel Achard (auteur de l’histoire) tire autre chose, un drame plus quotidien, mais déchirant. Pas de femme fatale, mais le destin dans ce qu’il a de plus incontournable.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify" align="justify"><span style="color: #800000"><span style="font-family: Georgia, serif"><span style="font-size: small">La mise en scène d’Harry Lachman souligne le trouble des personnages par petites touches délicates. A l’image de ce « M… » en suspense sur une lettre, dont on ne sait s’il va se poursuivre en « Marinette » (la femme) ou « Mique » (la sœur).</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify" align="justify"><span style="color: #800000"><span style="font-family: Georgia, serif"><span style="font-size: small">Beaucoup de non dits, mais aussi des plans superbes, qui utilisent à merveille ce décor des péniches, des canaux et des mariniers. Comme cette image de Mique au gouvernail, tentant de garder le cap d’une vie qui part en vrille.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify" align="justify"><span style="color: #800000"><span style="font-family: Georgia, serif"><span style="font-size: small">Gabin, dans l’un de ses premiers rôles en tête d’affiche, est formidable en gentil lourdaud trop heureux pour voir que les deux personnes qu’il aime le plus s’éloignent de lui. Un rôle qui annonce bien d’autres personnages tragiques de l’avant-guerre pour l’acteur… Grande découverte, grand film.</span></span></span></p>
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