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Archive pour la catégorie 'KELLER Harry'

Six chevaux dans la plaine (Six black horses) – de Harry Keller – 1962

Posté : 26 mai, 2019 @ 8:00 dans 1960-1969, KELLER Harry, MURPHY Audie, WESTERNS | Pas de commentaires »

Six chevaux dans la plaine

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas de moyens qu’on ne peut pas avoir d’ambitions. Ce western fauché n’en manque pas, pas plus qu’il ne manque d’intérêts…

De beaux décors naturels, trois acteurs qui se partagent seuls l’écran pendant une bonne partie du film… Il n’en faut pas plus à Harry Keller pour mener son film avec une efficacité indéniable. Pas de grands effets, ni de cascades spectaculaires : le film se limite en grande partie à l’avancée de ces deux hommes (Audie Murphy et Dan Duryea) qui escortent une jeune femme aux motivations mystérieuses à travers le territoire indien.

Parmi les aspects très réussis du film, il y a la manière dont Keller utilise ses décors, parfois les mêmes d’une scène à l’autre, mais avec un vrai sens de l’espace, particulièrement frappant dans les boyaux étroits des monts rocheux.

Et puis les rapports troubles entre les deux personnages principaux, amicaux et ambigus à la fois, et pour une fois vraiment complémentaires, sont particulièrement convaincants.

Une limite, quand même : Harry Keller n’est pas un excellent directeur d’acteurs. Malgré l’alchimie indéniable entre Murphy et Duryea, deux gueules qui connaissent leur métier, on sent ce dernier souvent mal à l’aise, pas dans le ton. Au contraire de Murphy, très bien comme souvent.

En revanche, évacuons vite la question Joan O’Brien, jolie plante qui se contente à près de faire ça : la jolie plante, y compris lors d’une séquence sous tension qu’elle gâche royalement, celle où un chef Indien veut l’échanger contre un cheval. Un cheval contre une jolie plante ?

La Journée des violents (Day of the Bad men) – de Harry Keller – 1958

Posté : 31 décembre, 2013 @ 6:12 dans 1950-1959, KELLER Harry, WESTERNS | Pas de commentaires »

La Journée des violents

Comment gâcher un scénario assez formidable en deux leçons… Facile : vous écrivez donc un script de western exceptionnel, portrait d’un juge confronté à toutes les pressions imaginables à l’heure de délivrer un verdict pour un accusé coupable de meurtre, un homme rapidement esseulé qui se voit contraint de choisir entre ses idéaux et principes, et sa vie confortable dans une ville relativement épargnée par la violence. Et vous confiez ce matériau en or à un authentique tâcheron.

Mission accomplie avec Day of the Bad Man qui surprend d’abord par ses incroyables problèmes de rythme, assez incompréhensibles de la part de Keller, lui-même ancien monteur réputé. Des champs-contre champs mal adaptés, des transitions trois fois trop longues, des dialogues sans relief… La première partie surtout, souffre d’une mise en scène pour le moins trop approximative.

Je suis sans doute un peu dur, mais le fait est que le scénario est réellement formidable. Il fait penser à celui du Train sifflera trois fois (un homme de loi qui se retrouve isolé lorsqu’il s’agit d’aller au bout de sa mission, dans une ville pétrifiée par la peur), et ce n’est pas un hasard : les deux films sont adaptés de deux romans différents, mais écrits par le même auteur, John W. Cunningham.

Celui-ci a même une dimension plus intéressante encore, parce qu’il s’intéresse au juge : celui qui doit décider en son âme et conscience si l’accusé doit être pendu ou non. Et parce qu’il fait de cette décision « professionnelle » un enjeu majeur pour sa propre vie. Dans le rôle du juge, Fred MacMurray est parfait. Plus habitué au polar urbain qu’au western, il a une belle présence ici.

Pour être tout à fait honnête, encore, il faut signaler qu’il n’existe plus de copie respectant le cinemascope, et que le DVD du film le présente donc dans un cadrage nettement tronqué, qui ne rend peut-être pas justice au travail de Harry Keller. Dans le doute, concentrons-nous donc sur le scénario, décidément formidable.

• DVD dans la collection Westerns de Légende chez Sidonis, avec une présentation de Patrick Brion. Le film est donc présenté dans un cadrage tronqué 1:33, loin du cinemascope.

 

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