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Archive pour la catégorie 'KARLSON Phil'

On ne joue pas avec le crime (5 against the house) – de Phil Karlson – 1955

Posté : 5 novembre, 2016 @ 8:00 dans * Films noirs (1935-1959), 1950-1959, KARLSON Phil | Pas de commentaires »

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Un film de braquage par le réalisateur de l’excellent Kansas City Confidential, qui plus est cité par Scorsese comme une référence au moment de Casino… Voilà un film pour le moins alléchant. Et qui commence bien, avec l’arrivée de quatre amis étudiants dans un casino de Reno où ils assistent à une maladroite tentative de hold-up…

Là, l’idée centrale du film est posée, lorsqu’un flic clame qu’il est tout simplement impossible de voler le casino. Impossible ? Pour l’un des quatre amis, fils d’une famille fortunée désireux de « faire quelque chose » par lui-même, cela va devenir une obsession : et pourquoi pas finalement…

Sauf que les quatre amis étaient sur la route de l’université après les vacances d’été, et qu’ils y retournent bel et bien. Et y restent, longtemps, s’amusant avec un jeunot qu’ils bizutent gentiment, flirtant, s’amusant, et portant des bouquins dans un plan sur deux pour rappeler que, quand même, ils sont là pour étudier. Et au bout d’un long moment, on finirait presque par l’oublier ce casino.

Du coup, oui, ce film a un énorme ventre creux, que la présence de Kim Novak dans l’un de ses premiers rôles de premier plan ne suffit pas à remplir. Pas plus que celle de l’excellent Brian Keith, parfait en vétéran de Corée qu’une blessure à la tête pousse par moments aux frontières de la folie (comme William Bendix dans Le Dahlia bleu).

Et surtout pas l’inconsistant Guy Madison, souvent sympathique en héros de western, mais totalement transparent (et peu crédible) en étudiant propre sur lui. D’ailleurs, c’est lorsqu’il enfile un déguisement de cow-boy quand arrive enfin la séquence du vol qu’il est le plus convaincant, comme si c’était en veste qu’il était déguisé…

Il y a quand même de beaux moments, et de belles idées : l’amitié qui lie les personnages de Keith et Madison est touchante, et le voyage en caravane est plutôt bien utilisé pour faire basculer le film d’un genre à l’autre, d’une histoire de potes pleine de légèreté à un film noir assez tendu.

La dernière partie est excellente : le vol lui-même, avec la présence discrète mais imposante de William Conrad en employé de casino effrayé ; et surtout l’affrontement final au dénouement inattendu, dans un parking à ascenseur qui offre un décor inédit qui renforce l’impact dramatique de ces dernières minutes. Une réussite, sur le fil.

* DVD dans la collection « Film Noir » de Sidonis/Calysta, avec des présentations érudites de Bertrand Tavernier et François Guérif.

Le Quatrième Homme (Kansas City Confidential) – de Phil Karlson – 1952

Posté : 28 septembre, 2016 @ 8:00 dans * Films noirs (1935-1959), 1950-1959, KARLSON Phil | Pas de commentaires »

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J’ai toujours beaucoup aimé ce petit film noir méconnu mais épatant de Phil Karlson, l’histoire d’un homme dont la vie est brisée après avoir été brièvement accusé à tort d’avoir participé à un braquage, et qui cherche à se réhabiliter en démasquant les véritables coupables.

Rien de très original a priori, si ce n’est que notre héros (joué par l’impeccable John Payne) découvre que les membres du gang, qui ne se connaissent pas les uns les autres, ont rendez-vous dans un village de pêcheurs près de la frontière mexicaine. Il s’y glisse donc après avoir pris la place d’un des voleurs (Jack Elam), et cherche à démasquer les méchants.

Bon… Deux des bad guys en question sont interprétés par Neville Brand et Lee Van Cleef, deux des plus grandes salles gueules du cinéma hollywoodien. Alors forcément, on se dit que l’entreprise ne va pas être bien compliquée. Mais il y a une ambiance formidable dans ce décor atypique de film noir. Et le chef des braqueurs (Preston Foster) est lui aussi très inattendu, figure sympathique et attachante.

Le film manque sans doute un peu de rythme, mais sa grande force réside dans la qualité des personnages, remarquablement écrits. Même des seconds couteaux comme Van Cleef et Elam sont inhabituellement développés. Un grand petit film noir…

 

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