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Les Assassins du dimanche – d’Alex Joffé – 1956

Posté : 28 juillet, 2025 @ 8:00 dans 1950-1959, JOFFE Alex | Pas de commentaires »

Les Assassins du dimanche

Tout un film qui tourne autour d’un gros plan sur un écrou qui se dévisse lentement… Un très gros plan, sur un très gros écrou fixé sous une voiture lancée sur les routes sinueuses du sud de la France. Un plan récurrent qui ne correspond à aucune réalité, affirmerait n’importe quel garagiste (j’en suis à peu près sûr, mais pour ce que j’en sais…). C’est peu ? Oui, mais c’est bien suffisant pour ce faux film noir sans méchant, sans femme fatale, et qui mise au fond bien plus sur l’humanité de son personnage principal que sur le suspense lui-même. Qui n’est d’ailleurs guère efficace, tant on devine vite le dénouement.

Le personnage en question, c’est un brave garagiste un peu débordé, qui accepte un boulot bien payé de dernière minute (ah ! l’appât du gain…), et qui en oublie de resserrer l’écrou de direction de la voiture sur laquelle il travaillait, et que son couple de propriétaires vient récupérer plus vite que prévu. Direction l’Italie, sans aucun moyen d’être contacté (pour les plus jeunes : le téléphone portable n’existait pas à l’époque). Angoisse du garagiste quand il réalise son erreur : si l’écrou se dévisse entièrement, c’est l’accident assuré. Et sur ces routes escarpées, ça ne pardonne pas.

Que faire ? Siffloter ? Personne ne lui reprocherait rien si l’accident survenait. Personne, sauf sa conscience, alors… Alors le personnage est définitivement un brave gars, et tout le film repose sur son angoisse, son sentiment de culpabilité. Dans le rôle, un inattendu Jean-Marc Thibault (qui, petite anecdote amusante pour tous ceux qui ont regardé la télévision dans les années 1980, partage une scène avec Rosy Varte, trente ans avant Maguy), plus habitué aux comédies, et qui s’avère un excellent choix ici.

Le côté « monsieur tout le monde » de l’acteur colle parfaitement avec ce personnage qui n’a rien d’héroïque, rien de spectaculaire : juste un brave type, qu’un simple oubli, une absence de quelques minutes, pourrait bien transformer en criminel malgré lui. Et c’est cette simplicité qui fait la réussite du film, malgré une mise en scène sans relief et un noir et blanc particulièrement terne. Voir un film ne s’intéressant qu’à un sentiment de culpabilité (et tenir près de deux heures), ce n’est pas si commun.

 

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