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Archive pour la catégorie 'HORNER Harry'

TV Reader’s Digest : Cochise, greatest of the Apaches id.) – épisode réalisé par Harry Horner – 1956

Posté : 10 juin, 2020 @ 8:00 dans 1950-1959, COURTS MÉTRAGES, EASTWOOD Clint (acteur), HORNER Harry, TÉLÉVISION, WESTERNS | Pas de commentaires »

Cochise greatest of the Apaches

TV Reader’s Digest, comme son titre le laisse penser, est une adaptation télévisée du Reader’s Digest, anthologie de courts films adaptés d’articles parus dans le célèbre magazine. Des histoires vraies donc, qui abordent chacun un fait historique important ou anecdotique, mais réel.

Dans cet épisode consacré à Cochise, les grandes lignes sont authentiques. Trahi par un officier, le chef Indien a mené une guerre contre les blancs pendant une dizaine d’années avant de trouver un accord de paix, grâce à un officier humaniste et à un aventurier chargé de transporter le courrier, et devenu son ami…

On peut quand même avoir des doutes sur la véracité des détails exposés ici. La phrase « There is no peace in war » a beau être grammaticalement correcte, et inattaquable sur le fond… comment dire… Bref, la série prend des raccourcis énormes avec une bienveillance immense et une naïveté, disons, rafraîchissante.

Mais tout ça n’a pas grande importance. Cette série anthologique ne doit sa présence sur ce blog qu’à un détail : l’apparition dans un petit rôle d’un tout jeune Clint Eastwood, alors dans ses années de panouilles. Et même s’il n’apparaît que dans le dernier tiers du métrage, il a droit à son nom au générique et à quelques répliques.

Surtout, ce Cochise, greatest of the Apaches marque la toute première incursion de Clint dans le western. Cette année-là, il aura d’autres occasions de s’illustrer dans le genre : brève apparition dans La Corde est prête, beau gosse tout en sourire dans La VRP de choc ou second rôle émouvant dans un épisode d’une autre série anthologique, Death Valley Days. Mais c’est bien ici qu’il fait ses débuts westerniens.

C’est certes anecdotique, ça ne donne pas un rythme particulier à cet épisode bavard et statique (malgré sa construction en flashs backs), mais ça suffit pour en faire un élément indispensable sur le chemin d’une intégrale Clint Eastwood.

Red Planet Mars (id.) – de Harry Horner – 1952

Posté : 11 février, 2012 @ 12:30 dans 1950-1959, FANTASTIQUE/SF, HORNER Harry | Pas de commentaires »

Red Planet Mars

Dans la grande vague des films « martiens » des années 50, celui-ci fait figure de curiosité : pas un Martien, pas une fusée, pas même une image de la planète rouge à l’horizon, à l’exception d’une paire de « photos ». C’est le parti pris original et plutôt audacieux (surtout pour une production aussi modeste que celle-là) du film, qui tente de mettre en scène les effets qu’aurait un contact interplanétaire sur notre société.

Et le résultat est édifiant. En quelques semaines, le couple de scientifique qui a établi le contact avec les Martiens révolutionne totalement les équilibres du monde. Etonnant, mais pas très vraisemblable, hélas. Malgré l’évidente bonne volonté, et l’ambition du propos, le film tourne au préci-précha religieux, et à l’éternelle valorisation du modèle américain… en opposition avec le système soviétique, évidemment, guerre froide oblige.

Le couple de scientifique en question est d’ailleurs un couple typique d’Américains bien sous tous rapports (l’homme est joué par Peter Graves, bien avant Mission : Impossible, qui s’apprêtait à jouer dans le Stalag 17 de Billy Wilder), qui vivent en famille dans une maison coquette, avec un enfant bien élevé. Cette même maison où ils font leur recherche : ben oui, c’est dans leur maison particulière, vaguement gardée (après le premier contact seulement) par quelques militaires détachés, qu’ils mènent les expériences les plus importantes de l’histoire de l’humanité. Pensez donc : l’un des messages révèle même que notre Dieu était sans doute un Martien, venu apporter la bonne parole il y a deux mille ans.

Pourquoi pas, d’ailleurs, on a déjà vu ça ailleurs. Mais on se demande bien comment la découverte d’une telle supercherie (Dieu n’est qu’un extraterrestre !) peut entraîner un tel regain de mysticisme. Comme on se demande comment les messages délivrés par les Martiens peuvent entraîner la chute de tous nos modèles (et des Soviétiques) : apprendre que les Martiens vivent dix fois plus vieux que nous ne remet pas foncièrement en cause notre modèle de retraite, si ?

Qu’importe : ce nanar réalisé par un cinéaste plus ambitieux que talentueux se regarde tout de même avec un certain plaisir. Malgré le jeu assez catastrophique des acteurs, et le scénario pour le moins approximatif (on n’évoquera pas la qualité des dialogues), Harry Horner mène son sujet efficacement. A condition de ne pas être trop exigeant…

 

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