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	<title>Play it again, Sam &#187; GUIRAUDIE Alain</title>
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	<description>tout le cinéma que j'aime</description>
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		<title>Miséricorde – d’Alain Guiraudie – 2024</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Nov 2024 06:00:44 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[* Polars/noirs France]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center" align="left"><img class=" wp-image-20092 aligncenter" style="border: 5px solid black" alt="Miséricorde" src="http://playitagain.unblog.fr/files/2024/11/misericorde-1024x696.jpg" width="400" /></p>
<p style="text-align: justify" align="left"><span style="color: #800000"><span style="font-family: Georgia"><span style="font-size: small">Un jeune homme revient dans le village paumé où il a passé son enfance pour l’enterrement du père d’un ami. Accueilli chez la veuve, il s’incruste un peu plus que de raison. Et au fil des jours, des liens inattendus apparaissent : le visiteur était amoureux du décédé, son hôtesse semble attirée par lui, lui par le bon gros copain, le prêtre apparaît comme par enchantement à chaque balade dans les bois, la chambre où il réside est constamment visitée en pleine nuit…</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify" align="left"><span style="color: #800000"><span style="font-family: Georgia"><span style="font-size: small">Thriller ? Comédie ? Drame ? Non : Guiraudie. Le cinéma d’Alain Guiraudie, que je découvre avec ce Miséricorde, semble bien être un genre en soi. Il y a là un ton, une douce ironie, qui ne ressemblent à rien d’autre. Une manière de transformer une histoire qui pourrait être foncièrement dérangeante, en quelque chose de presque irréel, comme un étrange rêve qui offrirait un décalage troublant. Et très séduisant.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify" align="left"><span style="color: #800000"><span style="font-family: Georgia"><span style="font-size: small">Guiraudie pose un regard étrangement ironique sur une humanité qui se défait mine de rien des conventions et de la bien-pensance. Son fils disparu mystérieusement, la mère jouée par Catherine Frot semble moins concernée par cette probable mort que par la présence de son visiteur. Quant au prêtre, il ne fait pas même mine de réprouver le crime qu’il pressent, s’arrangeant avec un hypothétique sentiment de culpabilité dans une réjouissante séquence de confession inversée.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify" align="left"><span style="color: #800000"><span style="font-family: Georgia"><span style="font-size: small">La morale établie en prend d’ailleurs un sacré coup au passage, et le cinéma de Guiraudie rappelle parfois les grandes heures de Bertrand Blier… avec une forme de délicatesse en plus, et une vraie vision de cinéma, qui me donne furieusement envie de découvrir les premiers films du cinéaste, à côté desquels j’étais consciencieusement passé jusque là. La manière dont il joue avec les clichés ou avec toute tentation vériste s’avère vraiment, vraiment, très réjouissante.</span></span></span></p>
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