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Archive pour la catégorie 'GREENGRASS Paul'

Capitaine Phillips (Captain Phillips) – de Paul Greengrass – 2013

Posté : 1 octobre, 2016 @ 8:00 dans 2010-2019, GREENGRASS Paul | Pas de commentaires »

Capitaine Phillips (Captain Phillips) - de Paul Greengrass - 2013 dans 2010-2019 Capitaine%20Phillips_zpsacthj3so

C’est quand même un acteur rudement doué, Tom Hanks. Et il n’est jamais aussi bon que quand il interprète un type normal confronté à des situations exceptionnelles. C’est le cas dans une grande partie de ses films, du Soldat Ryan au Pont des Espions. Et c’est encore vrai dans Capitaine Phillips, dont la mention bien en valeur « d’après une histoire vraie » avait de quoi effrayer.

Surtout quand on sait que le film est réalisé par Paul Greengrass. Le réalisateur est efficace, et il a imposé une touche réaliste très séduisante au cinéma d’action avec La Mort dans la peau. Mais son style, basé pour faire court sur une utilisation de la caméra à l’épaule et surtout sans stabilisateur (pour faire « plus vrai ») a un côté systématique assez gonflant à la longue.

De ce point de vue, Capitaine Philipps est bien un film de Paul Greengrass, aucun doute là-dessus. C’est donc ultra-efficace et sans la moindre surprise, mais ça fonctionne quand même très bien. L’histoire, il est vrai, est passionnante : la prise d’otages (bien réelle, donc) d’un navire marchand américain par des pirates somaliens, en 2009.

Mais si le film est si prenant, c’est surtout grâce à l’ami Tom. Il y a bien longtemps qu’on ne l’avait pas vu aussi intense que dans ce rôle de capitaine tellement banal qu’il en devient chiant. Presque transparent, même, jusqu’à une décision prise sur le vif, aux conséquences terribles. Hanks a cette particularité d’être le reflet de monsieur tout le monde, et c’est particulièrement vrai ici. D’où l’immense émotion qui finit par nous gagner, malgré tout.

La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum) – de Paul Greengrass – 2007

Posté : 5 décembre, 2012 @ 2:45 dans 2000-2009, GREENGRASS Paul | Pas de commentaires »

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Voilà qui clôt de la plus belle des manières cette première trilogie (avant la suite / reboot, The Bourne Legacy) : La Vengeance dans la peau est, assez nettement, le meilleur des trois films, la suite directe du précédent. Le film commence très exactement là où La Mort… avait laissé Bourne, avec même un petit retour en arrière qui inscrit le film dans le prolongement des précédents. Plus qu’une simple suite, c’est bien la dernière partie d’une histoire en trois actes que l’on découvre ici.

Jason Bourne poursuit sa quête d’identité et trouve enfin une piste lorsqu’il lit l’enquête d’un journaliste anglais à son sujet. Ne lui reste plus qu’à mettre la main sur l’informateur du journaliste. Ce simple enjeu tient en haleine pendant les deux tiers du film.

Car si Paul Greengrass, toujours aux commandes, adopte le même style syncopé à l’extrême (parfois très agaçant), le scénario prend le contrepied du film précédent, qui était davantage tourné vers le complot que vers l’action pure. Ce troisième volet fait dans la simplicité (même si aucune des questions posées n’est laissée en suspens), et dans l’hyper efficacité, grâce à un sens de la narration imparable.

Et le film fait la part belle aux morceaux de bravoures, souvent très spectaculaires (la poursuite dans le souk et sur les toits de Tanger est à tomber par terre, avec Bourne volant littéralement d’un toit à l’autre, d’une fenêtre à l’autre), et s’inscrivent tous parfaitement dans le mouvement du film, maintenant une tension énorme d’un bout à l’autre.

Côté tension, le film atteint son apogée dans une séquence ahurissante de suspense et de rythme dans Waterloo Station. Greengrass y fait preuve d’une maîtrise de l’espace assez rare, qui n’est pas sans évoquer de Tsui Hark de Time and Tide ou le Johnnie To de The Mission. L’élégance en moins.

Mais le film n’est pas qu’un actioner : la psychologie des personnages reste l’un des atouts majeurs de la franchise. Celle de Bourne, bien sûr (Matt Damon est toujours impeccable), mais aussi celle de deux seconds rôles féminins qui gagnent ici en profondeur : la directrice adjointe Pamela Landy (Joan Allen), lueur d’intégrité noyée dans l’océan de corruption de la CIA (pas moins que Scott Glenn, David Strathairn et Albert Finney face à elle), et surtout le joli rôle de Nicky, la fausse étudiante des premiers films.

Jusque là simple apparition sans grande consistance, Nicky se révèle un peu plus, le scénario lui prêtant un passé commun avec Jason Bourne (c’est pratique, quand même, l’amnésie). Un très joli rôle pour Julia Stiles, tout en retenue, mais dont l’émotion contenue nous touche au cœur lorsqu’elle quitte un Matt Damon qui, lui, ne se souvient de rien…

Reste plus qu’à espérer qu’après le succès de The Bourne Legacy, la suite qui ne manquera pas d’être mise en chantier marque le retour de Bourne / Damon, déjà un personnage culte.

• Voir aussi La Mémoire dans la peau, La Mort dans la Peau et Jason Bourne : l’héritage.

La Mort dans la peau (The Bourne Supremacy) – de Paul Greengrass – 2004

Posté : 9 octobre, 2012 @ 6:05 dans 2000-2009, GREENGRASS Paul | Pas de commentaires »

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Pour ce deuxième volet, Doug Liman cède sa place derrière la caméra à Paul Greengrass, et le changement est perceptible. Disons pour le meilleur et pour le pire. Greengrass est un cinéaste à la fois plus efficace et plus cérébral que Liman, mais qui a une fâcheuse tendance à généraliser le style « caméra à l’épaule en mouvement perpétuel ». Résultat : un style syncopé qui n’apporte pas grand-chose (c’est le moment où je joue le vieux con : les grands classiques le prouvent, ce n’est pas en faisant trembler sa caméra qu’on crée du rythme), et rend certains passages assez pénibles à suivre.

Curieusement, c’est dans les moments en creux que la caméra est la plus mobile, alors qu’elle a tendance à se calmer dans les scènes d’action pourtant spectaculaires. Comme si Greengrass avait peur d’ennuyer son auditoire dans les passages plus calmes. Il a tort : le film est suffisamment nerveux et tendu pour maintenir l’attention.

Il faut dire que le parti-pris de Greengrass est assez osé. Car La Mort dans la peau, deuxième volet très attendu d’une franchise déjà réputée pour son action frénétique, est finalement assez avare en action pure. Il y a de quoi s’en mettre plein les yeux, bien sûr, avec notamment une poignée de poursuites à couper le souffle et une belle séquence d’évasion d’une ambassade. Mais le scénario privilégie nettement le complot dont Bourne est le cœur. Plus complexe, aussi, que le premier film (et le troisième d’ailleurs).

Mais même sans grandes explosions et bastons, le film est joliment tendu, avec un rythme qui ne baisse jamais d’un cran. Sans poser les bases de l’intrigue (c’était pour La Mémoire…) et sans résoudre tous les mystères (ce sera pour La Vengeance…), ce deuxième volet prolonge et complexifie l’environnement de Jason Bourne. Il en fait un être encore plus seul, et encore plus hanté par son passé, formidablement joué par Matt Damon. Un maillon indispensable pour que le personnage entre définitivement dans le panthéon des meilleurs action heros.

• Voir aussi La Mémoire dans la peau, La Vengeance dans la peau et Jason Bourne : l’héritage.

 

 

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