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Hitchcock (id.) – de Sacha Gervasi – 2012

Posté : 8 août, 2013 @ 4:53 dans 2010-2019, GERVASI Sacha | Pas de commentaires »

Hitchcock (id.) – de Sacha Gervasi – 2012 dans 2010-2019 hitchcock

Plutôt que de raconter le parcours du plus célèbre de tous les réalisateurs, Sacha Gervasi (le scénariste du Terminal de Spielberg, qui fait ses débuts derrière la caméra ici) choisit de concentrer son film sur une période très courte, celle de la gestation de Psychose, pour présenter un Hitchcock intime et complexe, sûr de son génie et terriblement fragile à la fois. Une période clé dans la carrière du cinéaste. Au sommet de son art et de sa popularité après le triomphe de La Mort aux trousses, Hitch est à la croisée des chemins, et aborde une nouvelle ère, cherchant à tout pris à se renouveler.

Le parti-pris est original et intriguant. Le résultat est séduisant et frustrant.

Séduisant, parce que la relation entre Hitchcock et sa femme Alma (Helen Mirren), au cœur du film, est particulièrement réussie, résumant parfaitement la complexité de cet homme bourré de fantasmes et de pulsions, mais totalement asexué ; génie sûr de sa supériorité, mais qui sait que cette petite femme si compréhensive qui vit dans son ombre est un élément indispensable de sa vie et de son art…

Anthony Hopkins, dans le rôle titre, est irréprochable, mais engoncé dans un maquillage trop visible. Hitchcock est une figure et un physique trop populaires, peut-être, pour se transformer en un personnage de cinéma totalement crédible. Et Hopkins est ici trop habité par la figure d’Hannibal Lecter, qui semble resurgir de manière inattendue lorsqu’il dirige Janet Leigh/Scarlett Johansson dans la scène de la voiture.

Là où le film est vraiment frustrant, c’est dans le portrait d’artiste. Tout l’aspect créatif de Psychose passe à la trappe, se limitant à deux scènes d’affrontement avec la censure (personnifiée par Kurtwood Smith), assez savoureuses.

Mais rien sur l’utilisation du noir et blanc, sur les choix esthétiques… Le film passe plus de temps à évoquer la campagne de publicité qui a précédé la sortie de Psychose que le travail du réalisateur, qui semble se limiter à des rapports très complexes avec les actrices. Hélas, le rapport le plus passionnant sur le papier, celui d’amour-haine avec Vera Miles, n’est qu’évoqué, et aurait mérité un autre traitement, d’autant que Jessica Biel l’interprète avec une certaine fadeur.

Il y a par contre, de la part de Sacha Gervasi, un beau travail de mise en scène, de bien belles images, et d’intéressants part-pris : les apparitions fantasmatiques du tueur à série Ed Gein, qui a inspiré le personnage de Norman Bates sont joliment amenées, et en disent beaucoup (trop, peut-être) sur les démons du cinéaste.
Mais le film, plein de beaux moments et doté d’une belle reconstitution du Hollywood de 1960, manque de ce souffle et de ce mouvement imparable qui sont la marque de tous les films d’Hithcock.

• Le blue ray du film est sorti chez Fox. La haute définition rend parfaitement hommage au beau travail réalisé sur la lumière, dans la reconstitution du Hollywood de 1960. Quant aux bonus, ils soulignent lourdement la prestation d’Anthony Hopkins, et surtout des maquilleurs et des costumiers.

 

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