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Archive pour la catégorie 'FUQUA Antoine'

The Equalizer (id.) – d’Antoine Fuqua – 2014

Posté : 20 mars, 2015 @ 1:40 dans * Thrillers US (1980-…), 2010-2019, ACTION US (1980-…), FUQUA Antoine | Pas de commentaires »

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J’aime bien Denzel Washington, et c’est plutôt sympa de le voir retrouver son réalisateur de Training Day. Assez intriguant, aussi, de le voir s’intéresser à une série des années 80 tombée dans un oubli total de ce côté de l’Atlantique.

D’ailleurs, le film est franchement réussi : Fuqua connaît son métier, et sait créer une atmosphère sombre comme il faut ; Washington, lui, sait donner de l’intensité à son personnage, et lui apporter un mélange de lassitude et de menace qui convient parfaitement à ce rôle d’ancien agent d’élite qui reprend du service pour aider une jeune pute qu’il croise chaque soir sans vraiment la connaître.

Mais c’est justement ce personnage qui marque la limite du film. Après les super-héros (qui ne sont pas morts, loin de là), après les survivants de l’apocalypse (qui, eux, se font un peu plus rares depuis quelques mois), c’est donc les ex-tueurs-d’élite-rangés-des-affaires-mais-obligés-de-reprendre-du-service-pour-dézinguer-tous-les-méchants que Hollywood va nous servir à toutes les sauces ?

Liam Neeson s’en est fait une spécialité depuis Taken. Kevin Costner a repris le flambeau dans Three days to kill. John Wick, avec une histoire quasi-identique, vient d’offrir un come-back inattendu à Keanu Reeves… La liste s’allonge mois après mois, et le trop-plein est déjà là. La règle immuable : mettre le héros en contact avec un maximum de bad-guys qu’il va dessouder avec une science certaine du flingage et du coup de tatane.

Dans cet exercice, Denzel Washington est très à l’aise. Mais aime trop l’acteur pour se contenter de tels stéréotypes. Le cinéma d’action est un genre formidable, à condition qu’on y mette un minimum d’ambition et d’originalité. The Equalizer se regarde avec un certain plaisir, c’est vrai. Mais aussi avec l’impression que ses auteurs ont totalement abdiqué en matière d’ambition et d’originalité.

• DVD chez Sony, avec documentaires et making of promotionnels.

Piégé (Bait) – de Antoine Fuqua – 2000

Posté : 27 mai, 2011 @ 4:01 dans * Thrillers US (1980-…), 2000-2009, FUQUA Antoine | Pas de commentaires »

Piégé (Bait) - de Antoine Fuqua - 2000 dans * Thrillers US (1980-…) Pieacutegeacute_zpsxuoh6su0

J’en ai vu des nanars, j’en ai même aimé pas mal, mais là… Qu’y a-t-il à sauver de cet énième thriller parano ? Jamie Foxx, et juste Jamie Foxx. Quelques années avant de connaître la consécration (un Oscar pour Ray, deux grands rôles chez Michael Mann dans les géniaux Collateral et Miami Vice), l’acteur sauvait vaguement ce film très oubliable, en tout cas dans sa première partie, en interprétant un savoureux petit loubard un peu limité. Bon… Le problème, c’est que l’écriture du film est tellement approximative que ce petit loubard un peu limité se transforme au fil du film en adversaire redoutable qui viendra, presque seul, à bout d’un génie du crime et de toute une équipe de super-flics, tout en sauvant New York et son couple. Faire du héros un repris de justice sans talent et sans envergure était une bonne idée. Encore fallait-il aller au bout de cette idée.

Le gars en question a la malchance d’être au mauvais endroit au mauvais moment. En l’occurrence dans une cellule avec un homme qui vient de commettre le vol du siècle : 42 millions de dollars en or, dont il est seul à connaître la cachette. Mais pas de bol, le criminel meurt pendant sa détention. Un an et demi plus tard, son complice est devenu un cyber-criminel recherché par toutes les polices. Un super-flic décide alors d’utiliser Jamie Foxx comme appât. Condamné pour vol de gambas, il est donc libéré, après qu’on lui a implanté un émetteur dans la mâchoire, à son insu, et le flic fait courir la rumeur qu’il sait où l’or est planqué…

Vous suivez ? Ça n’a pas grande importance : réalisé un peu mollement, le film souffre surtout d’un scénario calamiteux, qui prend clairement le spectateur pour un imbécile. C’est un véritable naufrage, malgré quelques seconds rôles prestigieux. En premier lieu, David Morse, qui fut un excellent acteur, notamment dans le Indian Runner de Sean Penn, mais qui semble avoir perdu toute ambition en enchaînant les rôles sans consistance, qui se ressemblent tous.

 

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