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Archive pour la catégorie 'FISHER Terence'

L’Île de la Terreur (Island of Terror) – de Terence Fisher – 1965

Posté : 10 juin, 2016 @ 8:00 dans 1960-1969, FANTASTIQUE/SF, FISHER Terence | Pas de commentaires »

L'Île de la Terreur

Il y a deux écueils qu’il faut avoir le courage de surmonter pour apprécier ce petit film d’épouvante anglais. D’abord, les scènes d’ouverture pré-génériques, d’une platitude visuelle décourageante. Et puis la première apparition plein écran des créatures mortelles qui sèment la mort. Des créatures, disons… croquignolesques. De quoi, en tout cas, refaire tomber la pression !

Tourné par Fisher dans la foulée de ses Dracula, L’Île de la Terreur permet au réalisateur de retrouver Peter Cushing, et de rompre avec l’horreur gothique pour un film fantastique à l’atmosphère assez originale. Cushing y joue un scientifique (pas une première, non) qui arrive sur une île coupée du monde pour étudier un corps découvert mystérieusement sans squelette. Il y découvre l’existence d’une créature mortelle apparue lors d’une expérience scientifique foireuse, créature qui se multiplie sans qu’on puisse l’arrêter.

Fisher s’y connaît lorsqu’il s’agit de foutre la trouille. Et il y réussit fort bien ici encore, avec une remarquable économie de moyens. Un simple rocher et l’angoisse de ce qu’il peut cacher suffisent ainsi à distiller la peur. L’interprétation est plus inégale. Si Peter Cushing est impeccable, Edward Judd, dans le rôle de l’autre scientifique, est nettement plus terne. Mais il y a une certaine chaleur chez la plupart des seconds rôles.

Là où le film est le plus réussi, c’est dans la peinture de ce microcosme vivant en retrait du monde. Il y a d’ailleurs quelque chose d’étrangement westernien dans cette petite île perdue au large de l’Irlande, qui évoque une petite ville de l’Ouest au milieu du désert, avec son maire, son médecin, ses étrangers, et même son shérif. Le « siège » final, durant lequel les habitants se réfugient dans une salle communale, ne pouvant que deviner la présence des créatures, n’est d’ailleurs pas sans évoquer le formidable Quand les tambours s’arrêteront. Une référence pour le moins inattendue pour un film d’épouvante made in England.

Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskerville) – de Terence Fisher – 1958

Posté : 22 janvier, 2013 @ 3:45 dans * Polars européens, 1950-1959, FISHER Terence, Sherlock Holmes | Pas de commentaires »

Le Chien des Baskerville (The Hound of the Baskerville) – de Terence Fisher – 1958 dans * Polars européens le-chien-des-baskerville

La plus célèbre adaptation de Sherlock Holmes au cinema est, curieusement, la quintessence du style gothique horrifique de la Hammer. Avoir fait des deux stars maisons (Peter Cushing et Christopher Lee) les têtes d’affiche de cette adaptation classieuse n’est pas la seule raison : il y a surtout le choix d’avoir confié la mise en scène à Terence Fisher, le réalisateur le plus emblématique du studio.

Forcément, le résultat doit plus aux ambiances gothiques effrayantes de la célèbre firme qu’aux romans de Conan Doyle. D’ailleurs, Sherlock Holmes (Cushing), « le » héros du film, est absent pendant une bonne moitié du métrage, laissant la vedette à Watson et surtout à Christopher Lee, alias Henry de Baskerville, héritier d’un château inquiétant, marqué par une sombre malédiction. Un personnage hautement « hammerien ».

C’est la grande réussite de Fisher : avoir réussi à combiner les deux univers qui, pourtant, n’ont pas grand-chose en commun. Et avoir signé un vrai Holmes sans édulcorer le moins du monde l’univers habituel du studio.
Le film utilise à merveille les décors : le trop grand château des Baskerville, et surtout la lande désolée qui l’entoure, vaste étendue marécageuse, constamment nappée de brouillard, et d’où émergent quelques ruines gothiques du plus bel effet. Le décor idéal pour une bonne escapade au pays de la peur.

L’invitation tient toutes ses promesses. Le dénouement est bâclé, et franchement sans intérêt (comme dans la plupart des Sherlock Holmes), mais qu’importe : seule compte la manière d’y arriver. Pas forcément les déductions légendaires du détective, pour une fois, mais l’angoisse constante, les apparitions mystérieuses, et ces cris dans la nuit qui glacent le sang.

La malédiction des Baskerville (introduite par une première séquence, en forme de flash-back, absolument glaçante), et l’enquête de Holmes, ne sont que des prétextes. Fisher voulait faire peur, dans une ambiance de film d’horreur. C’est totalement réussi.

 

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