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Rogue One : A Star Wars Story (id.) – de Gareth Edwards – 2016

Posté : 5 février, 2017 @ 8:00 dans 2010-2019, EDWARDS Gareth, FANTASTIQUE/SF | Pas de commentaires »

Rogue One

Disney l’a annoncé (pas en ces termes, certes) en rachetant les droits à George Lucas : le studio compte bien user jusqu’à la corde l’univers de Star Wars, et en faire une espèce d’univers augmenté et décliné à l’envi sur le modèle des super-héros Marvel ou DC Comics. Bref, autant dire qu’on attendait avec un peu de circonspection ce premier film « indépendant », entre deux épisodes de la nouvelle trilogie officielle.

« Indépendant », mais pas tant que ça. A ce titre, le film n’a pas droit à un numéro officiel, mais il s’inscrit bien dans une temporalité précise, c’est à dire juste avant le tout premier film (autrement dit l’épisode 4). Ce Star Wars originel commençait juste après que les rebelles avaient dérobé à l’Empire les plans de la redoutable Etoile de la Mort, lors d’une mission suicide dont on ne voyait rien.

C’est cette mission suicide qui est au cœur de Rogue One. Et la surprise est belle : le film, confié à un p’tit jeune au talent déjà bien affirmé dans le domaine du gros blockbuster (le dernier Godzilla, c’est lui), est une vraie réussite, qui réussit l’exploit d’être passionnant indépendamment de toute la mythologie, tout en multipliant les clins d’œil aux films originels et en respectant parfaitement la place qui est la sienne : une sorte de prologue à l’épisode 4.

C’est à ce respect absolu que l’on doit une partie du plaisir que l’on prend devant Rogue One : en croisant des silhouettes vaguement connues (la sale gueule que dévisage Luke avant de rencontrer Han Solo), en revoyant les Storm Troopers, et surtout en entendant les quelques notes d’un thème inoubliable, qui annonce l’apparition très attendue de Dark Vador, à qui James Earl Jones prête une nouvelle voix sa voix caverneuse, une première pour lui depuis 1983.

Mais c’est aussi de là que viennent les principales réserves. Deux réserves pour être précis : l’extrême noirceur de la fin du film, induite par la notion de « mission suicide » ; et surtout le choix, pour mieux coller avec la suite de 1977, de faire revenir des morts. Passons sur l’apparition d’une Carrie Fisher toute jeune, reconstituée numériquement avec l’accord (mais sans sa participation) de l’actrice bien vivante alors, encore qu’on se demande si la magie du cinéma n’offrait pas d’autres possibilités d’évoquer la présence de Leia…

Mais j’avoue être beaucoup plus gêné par le rôle important joué par Peter Cushing qui, rappelons le, est bel et bien mort depuis plus de vingt ans. La question que cette présence pose est moins technique (bluffante, cette apparition a tout de même quelque chose d’irréel) qu’éthique. Et on se dit que seul le désintérêt du public empêche désormais les studios de produire un nouveau film avec Bogart ou Garbo…

Cette (grande) réserve mise à part, Rogue One apporte un plaisir fou. Brillamment réalisé, le film joue à la fois la carte du grand spectacle, celle de la nostalgie, et celle de la tragédie classique, à laquelle il emprunte sa construction et la richesse de ses personnages. S’il est aussi réjouissant, c’est bien grâce à ces personnages, qui renouvellent les thèmes de la paternité et du sacrifice, centraux dans la saga. Dans le rôle principal, Felicity Jones est formidable, parfait mélange de féminité et d’héroïsme. Le film doit beaucoup à son charme vénéneux.

La saga Star Wars

 

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