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Archive pour la catégorie 'EDWARDS Blake'

Le Retour de la Panthère Rose (The Return of the Pink Panther) – de Blake Edwards – 1975

Posté : 3 septembre, 2021 @ 8:00 dans 1970-1979, EDWARDS Blake | Pas de commentaires »

Le Retour de la Panthère rose

Onze ans après Quand l’Inspecteur s’emmêle, ce troisième volet de la saga La Panthère rose marque aussi le début de ce qui devait être une fin de carrière largement dominée par l’inspecteur Clouseau, à la fois pour le réalisateur Blake Edwards et pour son interprète Peter Sellers, tous deux n’échappant plus au personnage qu’épisodiquement jusqu’à la mort de Sellers en 1980 (on peut quand même retenir Bienvenue Mister Chance pour l’acteur).

C’est le début d’une sorte de facilité peut-être, aussi, même s’il faudrait revoir les épisodes suivants pour s’en assurer. Ce Retour de la Panthère Rose marque en tout cas une nette régression par rapport à La Party, précédente collaboration du tandem, chef d’œuvre comique dont on sent encore l’influence sur ce film. Le Clouseau de cet opus n°3 doit finalement autant au Hrundi V. Bakshi de La Party qu’au Clouseau de La Panthère Rose version 1964.

Beaucoup de gags reposent ainsi sur l’accent (français ici) improbable de Clouseau/Sellers, au moins autant finalement que sur sa maladresse légendaire. On rit bien sûr, franchement par moments : lorsque Sellers se laisse dominer par un aspirateur, lorsqu’il prend appui avec superbe sur un chariot à roulettes, ou lorsqu’il course sa valise dans une porte à tourniquet… On rit, mais grâce à Peter Sellers lui-même, et à peu près uniquement grâce à lui.

Le scénario, basé sur une nouvelle disparition du plus gros diamant du monde, multiplie les clins d’œil à La Main au collet (avec ce cambrioleur retiré des affaires joué par Christopher Plummer), et surtout à Casablanca (le « Gros », « here’s luking at yu, kid »…). Mais la scène de cambriolage est inutilement longue, et l’histoire n’a finalement aucun intérêt. Même les seconds rôles déjà bien installés semblent de trop : Herbert Lom en inspecteur-chef Dreyfus au bord de la crise de nerf, Kurt Kwouk dans le rôle de Cato, le serviteur porté sur la bagarre… Bof.

Un écrin pour Peter Sellers donc, qui mérite tout de même mieux que cette comédie poussive et datée. Dans mon souvenir, le n°4, Quand la Panthère Rose s’emmêle, était nettement plus convaincant. A vérifier…

La Panthère rose ( The Pink Panther) – de Blake Edwards – 1963

Posté : 2 mars, 2019 @ 8:00 dans 1960-1969, EDWARDS Blake | Pas de commentaires »

La Panthère rose

Peter Sellers est un génie. Blake Edwards non. Ou alors ponctuellement, mais pas là, pas pour ce premier film d’une série interminable, qui occupera pourtant le réalisateur jusqu’à la fin de sa carrière, contraint par le succès immense de ce premier opus. Mais La Panthère rose n’est bien un film que partiellement génial, dont on retirerait volontiers une bonne moitié.

A vrai dire, toute la partie centrale, certes indispensable pour l’intrigue, mais comme l’intrigue n’a pas grand intérêt… A vrai dire, toutes les scènes dans lesquelles ne figure pas Peter Sellers, alias l’inspecteur Jacques Clouseau, policier français aussi persuadé d’avoir un flair hors du commun que maladroit et malchanceux, un type aussi touchant qu’irrésistible dont chaque mouvement est un gag, souvent très drôle…

La beauté de Claudia Cardinale et celle de Capucine aident à résister à la tentation de faire « avance rapide » dès qu’il n’est pas à l’écran, tant on se moque des aventures et des quiproquos de David Niven et Robert Wagner, tonton et neveu qui se découvrent une passion commune pour le vol de bijoux. Aussi classes et souriants l’un que l’autre, mais aussi dénué de surprise.

Le problème du film vient en faire du déséquilibre énorme entre le personnage de Clouseau et les autres, traités avec une absence étonnante d’ambition comique. Blake Edwards le comprendra lui-même, faisant de Peter Sellers la vraie star de ses films suivants. Avec raison, tant l’acteur est l’âme et la raison d’être du film, celui qui lui donne ce petit vent de folie qu’on aimerait voir se transformer en tempête.

Pour être honnête, il y a une scène où cette tempête semble s’approcher : cet extraordinaire ballet des voitures se croisant sans cesse autour d’un vieil homme impassible, qui voit débouler dans tous les sens des véhicules conduits par des gorilles, des hommes en uniforme, voire en armure… Là, l’espace de quelques minutes, le film annonce le ton fou et génial de La Party, le chef d’œuvre du tandem Edwards-Sellers.

 

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