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La Madone des sleepings – de Henri Diamant-Berger – 1955

Posté : 21 mars, 2018 @ 8:00 dans 1950-1959, DIAMANT-BERGER Henri | Pas de commentaires »

La Madone des sleepings

Entre espionnage, romance, aventure et comédie… C’est un curieux mélange que propose Diamant-Berger dans cette adaptation d’un roman de Maurice Debrocka qui a connu un énorme succès en librairie à l’époque. Le résultat étonne, n’enthousiasme pas toujours franchement, mais séduit aussi par moments. En demi-teinte, donc, comme on dit.

Le plus réussi, c’est le personnage central de Diane, la « madone » (« parce que je ressemble à un ange… enfin c’est ce qu’on dit ») des « sleepings » (parce qu’elle ne voyage que dans des trains de nuit, des sleeping cars) interprétée par Gisèle Pascale. Une femme belle et intrigante, jeune veuve qui flirte avec l’espionnage et se laisse séduire par un ambitieux qui tente de la violer.

Le personnage contribue largement à donner au film cette sensation de liberté rafraîchissante, et assez inhabituel dans le cinéma français des années 50. A mettre au crédit du film, il y a aussi les ruptures de ton continuels (jusqu’à passer, vers la mi-film, d’une intrigue urbaine élégante à un pur film d’aventures exotiques), l’utilisation audacieuse de la construction en flash-backs, ou encore ce réjouissant jeu de masques, où personne n’est jamais vraiment ce qu’il prétend être.

On ne peut pas décemment condamner un film où l’héroïne s’amourache d’un homme qui a voulu la violer, avant de sauter avec lui d’un avion en vol pour échapper à un guet-apens, et de partir vers un avenir plein d’aventures sur un beau cheval blanc. Certes. N’empêche, on suit ces multiples rebondissement avec un petit plaisir non feint, mais aussi avec la sensation d’assister à un grand n’importe quoi un peu vain, avec qui plus est de sérieuses baisses de rythme.

On remarque aussi Erich Von Stroheim dans un rôle sur mesure, et sans surprise. Pas totalement convainquant dans ce qui sera son ultime apparition sur grand écran. Pour le coup, si le film a un point commun avec les grandes réussites de Stroheim trente ans plus tôt, c’est cette liberté de ton. Rien de plus.

 

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