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Archive pour la catégorie 'COHEN Rob'

Alex Cross (id.) – de Rob Cohen – 2012

Posté : 20 mai, 2013 @ 3:16 dans * Thrillers US (1980-…), 2010-2019, ACTION US (1980-…), COHEN Rob | Pas de commentaires »

Alex Cross (id.) – de Rob Cohen – 2012 dans * Thrillers US (1980-…) alex-cross

Alex Cross est le héros d’une série de romans signés James Patterson déjà adaptés deux fois au cinéma avec Morgan Freeman dans le rôle principal (Le Collectionneur et Le Masque de l’araignée, dans lesquels l’acteur surfait sur le succès de Seven) : un profiler qui traque des tueurs en série en s’identifiant à eux.

Ce « reboot » (la pratique est décidément très à la mode) présente un Alex Cross qui s’apprête à faire son entrée au FBI, suite à une tragédie personnelle qui fait du tueur qu’il piste une proie très personnelle. Pourquoi pas… Ce pitch était la promesse d’une petite soirée plutôt sympathique : les deux films avec Morgan Freeman étaient très efficaces à défaut d’être des chefs d’œuvre, et Rob Cohen est le réalisateur d’un Daylight que j’ai toujours beaucoup aimé.

Sauf que Tyler Perry n’a pas le dixième du charisme (ou du talent) de Morgan Freeman, et que Cohen est aussi le réalisateur de Fast and Furious et xXx, et que Daylight fait plutôt figure d’heureuse exception dans une filmographie un rien douteuse.

Violent et très sombre, ce Alex Cross remplit son cahier des charges assez efficacement, mais le plaisir qu’on aurait pu prendre est gâché par une accumulation de mauvais choix de réalisateur. Une caméra souvent portée à l’épaule qui donne l’impression que Cohen a définitivement déposé les armes, tombant dans le pire travers de la facilité (tu veux pas te casser la tête à composer un plan qui fasse mouche ? t’as qu’à faire trembler ta caméra, ça marche toujours…).

Vers la fin du film, les choses se gâtent encore : la caméra embarquée dans une voiture adopte soudain le point de vue du tueur ; puis l’image devient soudain plus froide, sans transition ni autre raison que de signaler qu’on arrive dans le climax du film… Au lieu de renforcer le drame, ces effets ratés ne font que casser un rythme déjà discutable.

Et puis, si Tyler Perry est irréprochable (malgré son manque manifeste de charisme), Matthew Fox fait un numéro de dingue. Son but, visiblement : camper un méchant inoubliable. Son résultat : être grotesque, constamment dans l’excès.

A condition d’être dans une particulièrement bonne humeur, le film se laisse voir avec un certain plaisir. Mais on est bien dans le tout venant hollywoodien, sans personnalité, ni originalité.

Daylight (id.) – de Rob Cohen – 1996

Posté : 18 janvier, 2013 @ 4:19 dans 1990-1999, COHEN Rob, STALLONE Sylvester | Pas de commentaires »

Daylight (id.) – de Rob Cohen – 1996 dans 1990-1999 daylight

Un film catastrophe dans la droite lignée de ceux qu’on nous sortait à la chaîne dans les années 70, mais avec les moyens pyrotechniques et les effets spéciaux des années 90 : voilà ce qu’est exactement Daylight. La situation est simple : si vous n’aimez pas le genre, passez votre chemin. Si l’idée de passer deux heures avec un groupe hétéroclite coupé du monde après une catastrophe vous attire, alors il n’y a pas à hésiter. Etant plutôt de la seconde catégorie, c’est avec un plaisir gourmant que je m’étais précipité dans les salles, il y a une quinzaine d’années. Et le plaisir est, aujourd’hui, toujours bien présent.

Inutile de chercher dans Daylight autre chose que ce qu’il est basiquement : un simple survival, qui respecte à la lettre tous les poncifs du film catastrophe. On a donc une première partie (heureusement très courte) qui nous permet de faire connaissance avec tous les protagonistes que le destin (et la catastrophe) va faire se rencontrer. Forcément des gens très différents : une famille au bord de la rupture, un vieux couple et son chien (indispensable, le chien), un groupe de détenus, une jeune femme (jolie, forcément : il faut une ébauche de romance dans la tourmente), un riche homme d’affaires, et le noir sympathique dont on sait dès le générique de début qu’il va s’en sortir.

Puis, la catastrophe elle-même : une gigantesque explosion dans l’un des tunnels reliant New York et le New Jersey. Et une douzaine de survivants pris au piège dans cet enfer qui menace de s’effondrer. Heureusement, Stallone était dans le coin. Ex patron des sauveteurs viré suite à une mauvaise décision, qui décide de rejoindre les survivants pour les aider à trouver une sortie…

C’est en racontant l’histoire qu’on réalise qu’elle est vraiment con comme c’est pas permis. Parce qu’en regardant le film, la crédibilité n’est pas un critère que l’on prend en compte : tout ce qui compte, c’est l’efficacité du film, et le malin plaisir que prend le scénario à enchaîner les catastrophes et les situations critiques. Pas une minute de temps mort dans ce film spectaculaire et oppressant, qui réserve de belles scènes à chacun de ses personnages (notamment à Viggo Mortensen, parfaitement détestable en patron médiatisé vaniteux).

Stallone fait des merveilles en sauveteur de la dernière chance qui doit gérer les peurs des autres, trouver une issue à chaque situation périlleuse, et lutter contre ses propres doutes. Daylight arrivait pour l’acteur à un moment où il cherchait un nouveau souffle. Mais l’échec injuste du film (et celui, encore plus injuste mais plus prévisible, de Copland, l’année suivante) vont précipiter sa chute. Il lui faudra attendre dix ans, et le retour d’un certain Rocky Balboa, pour que le grand Sly retrouve sa place au sommet.

 

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