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Archive pour la catégorie 'CLÉMENT René'

Les Félins – de René Clément – 1962

Posté : 15 octobre, 2014 @ 2:06 dans * Polars/noirs France, 1960-1969, CLÉMENT René | Pas de commentaires »

Les Félins - de René Clément – 1962 dans * Polars/noirs France LesFeacutelins_zpscee245b6

Trois ans après Plein soleil, Les Félins marque les retrouvailles entre Delon et Clément, sur un thème a priori similaire : dans les deux cas, l’acteur est au cœur d’une traque internationale, entre les Etats-Unis et l’Europe. Mais cette fois, la violence est affichée dès la séquence d’ouverture : on est ouvertement dans le noir et le film de genre. Clément joue avec les codes du genre, se glisse dans les bottes d’un réalisateur de genre, mais en restant fidèle à un style européen, marqué par la Nouvelle Vague.

Delon est d’une jeunesse insolente. Ce ne pouvait être que lui dans ce film, parce qu’il est une sorte de miroir déformé de Plein Soleil. Et parce que sa beauté canaille et arrogante est unique dans le paysage cinématographique française des années 60. Une beauté qui est le sujet même de ce film, puisqu’il incarne un playboy qui vit de ses charmes, s’attire les foudres d’un parrain de la pègre new-yorkaise qui veut s’offrir la tête de celui qui a séduit sa femme, et se réfugie dans un château plein de mystère, entre une bonne à l’innocence toute relative et une patronne sexy et trouble.

La première, c’est Jane Fonda, craquante et d’une complexité inattendue. La seconde, c’est Lola Albright, d’une sensualité affolante. Delon trouve refuge dans un domaine magnifique, enfermé avec ces deux femmes superbes toutes prêtes à lui offrir leurs charmes ? Un paradis qui se transforme bientôt en enfer, dans ce film qui joue avec délectation avec les rebondissements les plus improbables, s’amusant à accumuler les poncifs les plus éculés du pur cinéma de diverstissement.

Fusillades, poursuites, séduction, luxe, secrets bien gardés, portes dérobées, faux disparus et vraie manipulation… Plus le film avance, plus l’intrigue devient improbable. Clément s’amuse de ce parti pris, et joue pleinement le jeu. Les Félins est un pur plaisir, coupable et assumé.

Plein soleil – de René Clément – 1960

Posté : 7 novembre, 2013 @ 10:41 dans * Polars/noirs France, 1960-1969, CLÉMENT René | Pas de commentaires »

Plein soleil – de René Clément – 1960 dans * Polars/noirs France plein-soleil

Le film qui a fait exploser Delon. Encore peu connu à l’époque (c’est en voyant ce film que Visconti s’est pris de passion pour lui, lui offrant Rocco et ses frères), il est de toutes les scènes, présence animale dont le comportement fascine autant qu’il dérange.

C’est quand il est seul à l’écran que la mise en scène de René Clément est la plus inspirée, comme si son seul magnétisme guidait la caméra. La première partie assume l’influence de la Nouvelle Vague. C’est, visuellement en tout cas, la moins intéressante du film : Clément cherche son style, et ces premières minutes paraissent un peu datées aujourd’hui. Il y a là aussi une courte apparition (muette) de Romy Schneider, qui dévore Delon des yeux. Une simple apparition pour l’ex-interprète de Sissi, venue rendre visite à son fiancé d’alors sur le tournage du film.

Heureusement, les acteurs sont fascinants, et la relation entre Maurice Ronet et Alain Delon est parfaitement trouble. Le premier, enfant riche et gâté, se joue de son « ami » venu le chercher en Italie à la demande de son père, prenant plaisir à l’humilier. Le second accepte tout et se glisse dans les frusques de son comparse : attirance, fascination, ou envie ?

Et puis le ton change radicalement en une fraction de seconde, lors de la scène du meurtre, brutale et sauvage, qui semble déchaîner les éléments. Impressionnant.

La suite est passionnante, Delon semblant se transformer peu à peu en clone de Ronet, faisant sienne sa vie, ses vêtements, et même sa petite amie, Marie Laforêt, dont on se demande jusqu’à quel point elle est vraiment dupe.

Œuvre troublante et fascinante, Plein soleil est une belle adaptation d’un roman de Patricia Highsmith, un grand thriller, d’une efficacité imparable dont la fin est absolument magnifique : ultime image de bonheur d’un Tom Ripley arrivé là où il le voulait, dans la peau et la vie de Philippe Greenleaf.

 

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