Play it again, Sam

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Archive pour la catégorie 'CHAPLIN Charles'

Charlot rival d’amour (Those love pangs) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 14 février, 2011 @ 10:58 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot rival d'amour

• Titre alternatif (VO) : The Rival Mashers, Busted Hearts, Oh you girls !

• Titres alternatifs (VF) : Charlot supplanté par Joseph, Joseph rival de Charlot, Charlot et Joseph rivaux d’amour, Bonnes fortunes

On sent que ce film d’une bobine fait partie des comédies largement improvisées de Chaplin. Contrairement à sa précédente réalisation, le très construit (et très réussi) Charlot concierge, Chaplin se base ici sur une trame très mince : Charlot et Chester Conklin rivalisent d’imagination pour séduire des jeunes femmes. Et contre toute attente, c’est Chester qui emporte la mise.

C’est en grande partie un film de parc de plus, pour Chaplin. Mais contrairement à Charlot et Fatty font la bombe, qui fonctionnait parfaitement sur le couple Chaplin-Arbuckle, ce Charlot rival d’amour se révèle assez décevant. Chaplin lui-même est excellent, d’autant plus que ces « petits riens » qui font du personnage de Charlot le plus mémorable de l’histoire du cinéma (l’utilisation de la canne, notamment), gagnent ici en finesse. Mais le duo qu’il forme avec Chester Conklin, un acteur qu’il retrouvera souvent au cours de sa carrière, est inégal : Chaplin est génial ; Conklin est juste bon. Le déséquilibre est flagrant.

Charlot concierge (The New Janitor) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 14 février, 2011 @ 10:21 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot concierge

• Titre alternatif (VO) : The New Porter, The Blundering Boob, The Porter

• Titre alternatif (VF) : Charlot portier

Après Charlot et Fatty en bombe, déjà une belle réussite, malgré son extrême simplicité, Chaplin fait un nouveau pas en avant dans son évolution. Et un pas de géant : The New Janitor est un petit film d’une bobine seulement, mais c’est sans doute le mieux construit de tous ses courts métrages à la Keystone. Celui où l’intrigue tient la plus grande place. Celui, aussi, où l’émotion commence à pointer le bout de son nez. Timidement, c’est vrai, mais quand même…

Ce film, dont Chaplin signera un remake à la Essanay (The Bank), est basé sur une histoire qui aurait pu constituer la trame d’un long métrage dramatique : Charlot est l’homme à tout faire d’une banque. Un soir, il surprend un employé menaçant une secrétaire, qui l’avait surpris forçant le coffre du patron de la banque. Charlot, qui venait d’être renvoyé par ce même patron, sauve à la fois l’argent, la secrétaire et son emploi, et gagne sans doute le cœur de la belle.

C’est la première fois que Chaplin accorde un tel soin au montage d’un film. Visiblement inspiré par les courtes bandes de Griffith du début des années 10, il opte pour un montage alterné très efficace. C’est aussi dans ce film que Chaplin signe l’un des premiers plans spectaculaires du cinéma burlesque (un aspect que d’autres, et notamment Keaton, développeront par la suite) : Charlot, sur le rebord d’une fenêtre au sommet d’un gratte-ciel, manque de tomber. C’est simple, filmé sans fioriture, mais c’est à la fois très drôle, et vraiment impressionnant…

Charlot et Fatty en bombe (The Rounders) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 10 février, 2011 @ 11:00 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot et Fatty en bombe

• Titres alternatifs (VO) : Oh ! What a night !, Two of a kind, Reverly, Going down, The Love Thief, Tip Tap Toe

• Titres alternatifs (VF) : Charlot et Fatty font la bombe, Charlot et Fatty au café, Oh ! Quelle nuit !

Depuis des mois, ils se croisaient sans jamais réellement partager la vedette. Tantôt, Chaplin faisait une apparition (très remarquée) dans un film de Fatty (Charlot et Fatty sur le ring) ; la plupart du temps, c’est Fatty qu’on voyait apparaître dans les films de Chaplin (Charlot danseur, Charlot est trop galant, Charlot grande coquette). Mais on attendait encore la vraie rencontre entre les deux vedettes de la Keystone. The Rounders est une première… et une dernière : c’est le seul film dans lequel le comique de ces deux-là interagit pleinement.

Le résultat est très, très drôle. D’une trame très classique, Chaplin tire un petit bijou de comédie. Encore une fois, il nous fait le coup de l’ivrogne, son emploi de prédilection à la Keystone. Mais il faut bien le dire : il atteint ici des sommets dans le genre. Sa manière d’appréhender la moindre marche d’escalier est franchement à hurler de rire.

La trame est on ne peut plus banale : alcool, femmes acariâtres, fuite dans le parc, conclusion dans l’eau… Mais avec Fatty Arbuckle, Chaplin trouve un partenaire idéal (on regrette même un peu qu’il n’y ait pas eu de lendemain, dans le genre Fatty-Keaton, trois ans plus tard) et très inspirant pour décliner son éternel personnage de pochard.

Et puis à ce stade de son contrat à la Keystone (on est à la fin de l’été 1914), Chaplin peaufine les contours de Charlot film après film, utilisant de mieux en mieux ses accessoires, pantalon trop large et canne à la main. The Rounders est de fait de minuscules petits riens. Mais des petits riens d’une finesse et d’une drôlerie irrésistibles.

Charlot garde-malade (His new profession) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 31 janvier, 2011 @ 12:57 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot garde-malade

• Titres alternatifs (VO) : The Good for nothing, Helping himself

• Titre alternatif (VF) : La nouvelle profession de Charlot, Charlot bon à rien

Encore un court qui commence dans un parc : c’est une constante dans la production Keystone. Mais cette fois, Chaplin sort assez vite du parc, pour se balader sur la jetée, à Venice. Le tournage en décors extérieurs donne une couleur particulière (une lumière, plutôt) à ce charmant court métrage qu’on aurait aimé un peu plus cruel…

Charlot s’occupe d’un homme coincé sur sa chaise roulante, et le sadique enfoui en moins espérait davantage de déboires pour ce dernier : qu’il termine dans l’océan, au moins, comme il manque de le faire à deux reprises. Peut-être rafraîchi par les critiques sévères qui ont accompagné la sortie de Charlot garçon de théâtre (dans lequel il s’acharnait littéralement sur un vieillard), il épargne quelque peu son infirme, ici.

C’est un peu frustrant, c’est vrai, mais c’est bien sympa quand même. Chaplin s’amuse qui plus est à se jouer de la morale, en utilisant sans vergogne et à son insu les « atouts » d’un véritable infirme (enfin, pas si véritable que ça…) pour récolter de quoi se payer l’alcool qu’il ne pense qu’à boire.

Le film est aussi fameux pour donner son premier rôle de premier plan à Charles Parrott (le neveu qui confie la garde de son oncle à Charlot). Parrott enchaînait jusqu’alors les participations modestes dans les films de la Keystone (y compris dans plusieurs films de Chaplin : il jouait notamment un policier dans Charlot et Fatty sur le ring, et un acteur dans Charlot grande coquette). Il n’allait pas tarder à devenir lui-même l’un des grandes stars du burlesque, sous un autre nom : Charley Chase.

Charlot grande coquette (The Masquerader) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 31 janvier, 2011 @ 12:56 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot grande coquette

• Titres alternatifs (VO) : The Female Impersonator, Putting one over, The Perfumed Lady, The Picnic

• Titre alternatif (VF) : Charlot et l’étoile, Charlot acteur dramatique

De tous les courts métrages que Chaplin a situés dans les coulisses d’un studio de cinéma, celui-ci est sans doute le plus intéressant. L’histoire est relativement simpliste : Chaplin est renvoyé des studios Keystone pour avoir flirté avec deux jeunes femmes au lieu de s’intéresser au tournage en cours, et revient déguisé en une séduisante comédienne. Mais le film est doublement fascinant : d’une part parce qu’il nous plonge dans l’atmosphère d’un tournage en 1914 (ce qui avait déjà été le cas dans A Film Johnnie) ; d’autre part parce que le film montre la transformation de Chaplin en Charlot.

C’est en effet un Chaplin au naturel, sans ses frusques de vagabond et sa petite moustache, que l’on voit au début, tenter de chaparder la bouteille de Fatty Arbuckle à la table de maquillage. Voir les deux stars évoluer ainsi dans un décor qui devait être leur quotidien, voir Chaplin se coller la fameuse moustache, dépasse largement les qualités intrinsèques de ce petit film par ailleurs très drôle.

C’est aussi la deuxième fois depuis le début de cette année 1914 que Chaplin saisit l’occasion de se déguiser en femme (après A Busy Day, dans lequel il jouait réellement une femme, et non pas un homme déguisé comme il le fait ici), ce qu’il fait avec une féminité assez confondante.

Fièvre printanière (Recreation) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 12 janvier, 2011 @ 2:54 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Fièvre printanière

• Titres alternatifs (VO) : Spring Fever

• Titre alternatif (VF) : Charlot s’amuse

C’est peut-être le plus inintéressant de tous les films de Chaplin. Tourné en quelques heures seulement dans un parc, le film est visiblement totalement improvisé (on voit même encore les tâches de peintures de Charlot artiste peintre, tourné quelques jours plus tôt, sur la défroque de notre vagabond préféré). Pas d’histoire, ni même de trame dans ce film qui se contente de présenter Charlot, sa conquête féminine, son rival, et des policiers, qui se croisent, se toisent, se poursuivent, se disputent… et finissent tous dans le lac.

On a déjà vu ça plein de fois, y compris chez Chaplin, et toujours bien mieux qu’ici. Seules les mimiques de Chaplin parviennent à tirer quelques sourires. Quand on les voit nettement, car le film n’existe plus que dans une copie calamiteuse, dont l’image permet à peine de voir clairement les visages des comédiens.C’est aussi un film très court : bien moins d’une bobine. Le film était à l’origine présenté avec un court film éducatif, intitulé The Yosemite.

Charlot artiste peintre (The Face on the barroom floor) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 12 janvier, 2011 @ 2:36 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot artiste peintre

• Titres alternatifs (VO) : The Ham Artist, The Ham Actor

• Titre alternatif (VF) : Charlot fou, Charlot peintre, Charlot cabotin, Histoire comique

Voilà un court métrage très original : Chaplin signe avec ce petit film d’une bobine l’une des premières parodies d’une œuvre littéraire, en l’occurrence la ballade « The Face upon the Floor », de Hugh Antoine d’Arcy. Un alcoolique raconte à ses camarades de beuverie pourquoi il a sombré dans l’alcool. Il était jadis un grand peintre, spécialisé dans les portraits. Mais un jour, la femme de sa vie est tombée amoureuse de l’un de ses portraits, et est partie avec le modèle. Depuis, il a cessé de peindre et oublie son chagrin dans l’alcool.

Chaplin met en image cette fable avec son personnage de Charlot, qui raconte son passé à grands coups de flash-backs. Le résultat est inégal, mais assez amusant. Le film n’est toutefois pas très drôle, si ce n’est peut-être à la fin, alors que Charlot pète les plombs et se met à dessiner le visage de la femme de ses pensées sur le sol (d’où le titre) : un portrait qui ressemble à un mauvais dessin d’enfant, que notre ivrogne favori se met à dessiner à la chaîne, dans une sorte d’extase incontrôlable. Curieux…

Charlot garçon de théâtre (The Property Man) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 12 janvier, 2011 @ 2:34 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot garçon de théâtre

• Titres alternatifs (VO) : The Roustabout, Getting his goat, Vamping Venius, The Vamping Venius, Props

• Titre alternatif (VF) : Charlot accessoiriste, Charlot dans les coulisses, Charlot monte sur les planches

C’est le premier deux-bobines dont Chaplin peut assumer totalement la paternité. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce court métrage n’est pas sorti sur les écrans dans l’indifférence générale… Plusieurs critiques ont crié au scandale devant le comportement de Charlot, homme à tout faire dans les coulisses d’un music-hall, qui passe son temps à martyriser son second. Ce qui n’est pas unique dans l’œuvre de Chaplin, sauf que l’homme en question est un vieillard un peu voûté, que Charlot s’évertue à rouer de coups, et laisse croupir durant de longues minutes sous une lourde malle. On peut comprendre les réactions des critiques de l’époque : voir ce vieil homme tout frêle s’en prendre plein la tête n’est pas la chose la plus drôle qu’on ait vu dans un film de Chaplin.

De là à crier au scandale, il y a tout de même un fossé. Et puis il faut reconnaître à ce court métrage un rythme trépidant : pas le moindre temps mort dans cette comédie qui se déroule exclusivement dans l’espace étroit d’un théâtre, entre les coulisses et la scène, les deux interagissant souvent. On y retrouve une galerie de personnages qui nous est familière, avec en particulier l’éternel costaud que Charlot finira par dominer, ici à coups d’haltères et de lance d’incendie.

Très rythmé, le film se termine dans un grand n’importe quoi, Charlot se mettant tout le monde à dos (sauf le public du théâtre, hilare, au milieu duquel on retrouve un Mack Sennett à l’air franchement ahuri), et tenant à distance tous ses adversaires à grands coups de jets d’eau.

C’est un peu discutable, mais c’est du travail propre et sans temps mort.

Charlot dentiste (Laughing Gas) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 23 décembre, 2010 @ 12:50 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot dentiste

• Titres alternatifs (VO) : Tuning his ivories, The Dentist, Down and out, The busy little dentist

• Titre alternatif (VF) : Charlot opère lui-même

Chaplin se met en scène lui-même, et ça fourmille d’idées souvent hilarantes. Charlot jouant au dur avec un homme bien plus petit que lui ; Charlot se raccrochant aux jupes d’une jeune femme… Le film permet surtout à Chaplin de peaufiner son personnage, dont la manière de faire le fanfaron face à un colosse est franchement réjouissante (avec son regard dur, immédiatement suivi d’un coin de porte pris en plein nez ; avec aussi son chapeau qui roule le long de son bras, jusqu’à la main, un mouvement que personne, jamais, ne refera aussi bien). De perfectionner son fameux virage à 90° sur une jambe, aussi.

Au moins dans la première moitié du film, on sent bizarrement que le thème du dentiste, pourtant central, n’inspire pas particulièrement Chaplin : les meilleures scènes sont alors celles qui se passent dans la rue, ou dans la salle d’attente de ce dentiste. Et puis, dans les dernières minutes, l’inspiration de Chaplin se débride, et son génie se révèle déjà, le temps de quelques gags géniaux : Charlot, simple assistant qui se fait passer pour le dentiste, qui se met à cirer les chaussures de la jeunes femme qui vient de s’asseoir pour se faire soigner une dent… Un passage court qui n’a l’air de rien, mais qui annonce quelques-uns des plus grands moments de l’œuvre chaplinesque : lorsque les origines du vagabond ressurgissent soudainement, même lorsque le personnage s’est élevé dans la société.

Et tout ça se termine dans une grande bagarre typique des productions Keystone, mais enlevée et franchement réussie.

Charlot et le mannequin (Mabel’s married life) – de Charles Chaplin et Mabel Normand – 1914

Posté : 23 décembre, 2010 @ 12:48 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS, NORMAND Mabel | Pas de commentaires »

Charlot et le mannequin

• Titres alternatifs (VO) : The Squarehead, When you’re married

• Titres alternatifs (VF) : Charlot et Mabel en ménage, Charlot marié

A partir de ce film, son vingtième à la Keystone, Chaplin réalisera tous ses films (sauf le long métrage Tillie’s Punctured romance, que signera Sennett). Et son empreinte se sent déjà : même si Charlot et le mannequin paraît bien rudimentaire au regard des chef d’œuvre qu’il enchaînera au cours des années suivantes, le film est bien supérieur à ceux qu’il vient de tourner. Le rythme, surtout, est moins hystérique : Chaplin sait déjà qu’aller plus vite ne rend pas un gag plus drôle, et ce film, co-réalisé avec Mabel Normand, est à la fois plus posé, plus drôle, mais aussi plus écrit et inventif que les quatre ou cinq qu’il a enchaîné sous la direction de Mack Sennett.

C’est aussi l’une des rares fois où Chaplin incarne un homme marié. Il n’est pourtant pas si loin de son éternel vagabond, avec les mêmes défroques (exception faite d’un chapeau haut de forme, petite bourgeoisie oblige), la même démarche (que Mabel singe face à la caméra dans une petite séquence très drôle…), le même courage face à plus fort que lui (Mack Swain, en costaud séducteur, qui tente de séduire Mabel), et le même penchant pour l’alcool, passage obligé pour rendre crédible le moment fort du film : un affrontement désopilant entre Charlot et un punching ball, qu’il prend pour son rival.

Le film n’est pas parfait, mais contient comme ça quelques belles trouvailles, et un beau jeu d’acteur de Chaplin.

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