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Archive pour la catégorie 'CAMERON James'

Abyss (The Abyss) – de James Cameron – 1989

Posté : 30 novembre, 2014 @ 4:56 dans 1980-1989, CAMERON James, FANTASTIQUE/SF | Pas de commentaires »

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Il n’a rien perdu de sa beauté, ni de sa puissance narrative, le chef d’oeuvre de Cameron. Ce quatrième film du réalisateur est sans aucun doute son plus intime, son plus étonnant, son plus personnel. C’est en tout cas celui où se retrouvent absolument tous les aspects récurrents de son cinéma. Son goût pour les profondeurs et pour les épaves, une décennie avant Titanic ; son approche intime et spectaculaire à la fois du fantastique  qui a donné Terminator ; sa manière de filmer des opérations militaires très viriles (Aliens, le retour) ; sa capacité à mettre en scène un couple en crise dans un environnement très hostile (True Lies) ; son penchant pour une écologie new age qui donnera Avatar… et même son obsession de la fin du monde (Terminator 2), que la version longue du film vient mettre en valeur.

C’est le principal apport de cette version plus longue de 25 minutes : la longue séquence de tsunami purificatrice. C’est aussi le principal reproche que l’on peut faire à « l’édition spéciale » du film : car le film n’avait pas besoin de ce préchi-précha un peu lourdingue qui, pour un temps en tout cas, transforme le lyrisme sublime du film en un gros machin culpabilisateur et pas très fin. C’est d’ailleurs la seule fois où les 25 ans du film frappent les esprits : l’unique passage de ces 2h50 de projection qui paraît visuellement daté et démodé.

Voilà pour le défaut d’Abyss, et pour le conseil : privilégiez la version cinéma, parfaite en soi. Cameron réussit une espèce de miracle. D’une fluidité absolue, d’une intelligence narrative extrême, Abyss est à la fois un film ancré dans un réalisme presque poisseux, et une fable poétique surréaliste. Il évoque à la fois une menace nucléaire planétaire, et un couple qui se reconstruit dans un quasi huis-clos. C’est un film d’action plein de testostérones, et un drame humain constamment centré sur ses personnages : les ouvriers d’une plate-forme expérimentale sous-marine mobilisés pour porter secours à un sous-marin nucléaire, et qui découvrent l’existence d’une vie sans doute extraterrestre.

Si le film est aussi beau, c’est parce que Cameron n’est jamais aussi passionnant que quand il associe le fantastique ou l’extraordinaire au quotidien le plus réaliste. Lorsque son imagination débridée se confronte aux réalités et aux contraintes d’un tournage traditionnel. Et il se révèle un directeur d’acteur absolument formidable. Michael Biehn, charismatique mais caricatural dans les deux précédents films du cinéaste, trouve le rôle de sa vie, tout comme Mary Elisabeth Mastrantonio. Quant à Ed Harris, on jurerait qu’il sent le cambouis…

Cameron est aussi convaincant dans le fantastique (deux ans avant T2, son film révolutionne déjà les effets spéciaux) que dans l’intime. J’ai beau avoir vu le film un paquet de fois, et connaître chaque rebondissement, faut avouer que la noyade et la réanimation de Mastrantonio continue à faire pleurer à chaudes larmes. Et que dire de ce splendide dialogue par clavier interposé alors que Harris plonge inexorablement dans les profondeurs des abysses…

Terminator (The Terminator) – de James Cameron – 1984

Posté : 2 mai, 2014 @ 2:26 dans 1980-1989, CAMERON James, FANTASTIQUE/SF | Pas de commentaires »

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Alors que Schwarzenegger s’apprête à retrouver son rôle fétiche de T-800, un petit retour aux sources s’impose avec ce Terminator premier du nom, petite révolution du cinéma d’action et de la SF sortie il y a tout juste trente ans, et qui a propulsé Schwarzie dans une autre dimension, lui qui n’était alors connu que pour son passé de Mister Univers, et pour son rôle musculeux de Conan.

Avec Terminator, l’acteur novice a eu une grande inspiration : refuser le rôle héroïque de Kyle Reese, qui lui était destiné, pour réclamer celui du Terminator, machine de mort pour laquelle sa stature monumentale, sa présence incroyable, mais aussi ses limites d’acteur, sont d’immenses atouts. Son inexpressivité, et l’absence totale de sentiments qu’il véhicule ici font beaucoup pour la réussite du film.

Car le film reste une référence, même s’il accuse rudement, par certains aspects, le poids des trois décennies écoulées. On est en plein dans les années 80, sans doute la période qui a le plus mal vieilli en terme de cinéma populaire. Les effets spéciaux, bien sûr, font pâle figure à côté de ceux de T2, sorti sept ans plus tard seulement. Le look de Linda Hamilton et les fringues de Schwarzie sont bien rigolos, aussi. Mais le pire, c’est la musique qui, à l’exception de l’inoubliable thème principal et de quelques passages, est assez horrible, en particulier dans les séquences d’action, baignées par une bande son électro-bontanpi insupportable.

Mais il y a l’efficacité, imparable, de la mise en scène d’un James Cameron qui, après le coup d’essai de Piranhas 2, entre d’un coup dans la cour des grands. Le jeune cinéaste, surtout, pose les bases d’une mythologie fascinante et pleine de promesses (promesses qui ne seront vraiment tenues que par lui-même pour la première suite, les deux films suivant étant loin d’être à la hauteur).

Cameron signe un pur film de divertissement, bourré d’action et très impressionnant. Mais il le fait en soulevant des questions vertigineuses sur la destinée et sur l’inéluctabilité, et en s’évertuant à gommer la frontière entre passé, présent et avenir… Osant la noirceur la plus totale, Cameron filme une société condamnée à l’extermination, invoquant d’ailleurs des références à la Shoah avec les confidences de Reese (l’envoyé du futur interprété par Michael Biehn), qui en disent plus sur l’avenir que les quelques flash-forwards avec lesquels le cinéaste laisse déjà transparaître son goût pour la démesure.

 

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