Play it again, Sam

tout le cinéma que j’aime

Archive pour la catégorie 'CAHN Edward L.'

Destination : Murder (id.) – de Edward L. Cahn – 1950

Posté : 10 septembre, 2013 @ 3:44 dans * Films noirs (1935-1959), 1950-1959, CAHN Edward L. | Pas de commentaires »

Destination : Murder (id.) – de Edward L. Cahn – 1950 dans * Films noirs (1935-1959) destination-murder

Une jeune femme est témoin de l’assassinat de son père. Jugeant que la police ne fait pas grand-chose, elle mène sa propre enquête, identifie le tueur, et se rapproche de lui pour découvrir qui est le commanditaire du meurtre.

L’intrigue de ce film noir méconnu est assez maligne, et le scénario réserve quelques surprises qui assurent l’intérêt. Le scénario évite aussi soigneusement les pistes trop faciles en ce qui concerne les personnages, faisant du tueur une petite frappe manipulée par tout le monde, et de la jeune héroïne une tête brûlée plus déterminée que réfléchie. Surtout, le flic relégué au rang de second rôle un peu ridicule et apparemment totalement incompétent, se révèle être le véritable héros du film. Les vais héros ne sont pas ceux qu’on croit, et les vrais méchants non plus : c’est la principale force du film.

Hélas, le scénario n’est pas exempt de défauts, à commencer par d’immenses raccourcis qui rendent le propos à peine crédible. Quant à la mise en scène, elle est d’une platitude digne des pires nanars fauchés de cette période. Edward L. Cahn n’est pas exactement le plus grand cinéaste de son époque (Ce Destination : Murder est son plus grand titre de gloire). Ce n’est pas non plus le meilleur des directeurs d’acteur : Si Hard Hatfield, éternel Dorian Gray, est excellent dans son rôle de mystérieux gérant de club, et si Albert Dekker est parfait en brute qui se rêve plus malin qu’il n’est, les autres comédiens, moins aguerris, semblent livrés à eux-mêmes et débitent sans y croire des dialogues qu’ils n’incarnent jamais.

Mais le pire, c’est le rythme du film. Ou plutôt l’absence totale de rythme. Le moindre dialogue est précédé de longues secondes de silence… même quand un personnage est censé couper la parole à un autre, ce qui laisse des phrases en suspens assez déroutantes. Finalement, les quelque 75 minutes de métrage, à l’exception de quelques passages plus enlevés, paraissent bien longs.

 

Kiefer Sutherland Filmographie |
LE PIANO un film de Lévon ... |
Twilight, The vampire diari... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | CABINE OF THE DEAD
| film streaming
| inderalfr