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Archive pour la catégorie 'BURTON Tim'

Charlie et la chocolaterie (Charlie and the chocolate factory) – de Tim Burton – 2005

Posté : 18 janvier, 2017 @ 8:00 dans 2000-2009, BURTON Tim, FANTASTIQUE/SF | Pas de commentaires »

Charlie et la chocolaterie (Charlie and the chocolate factory) – de Tim Burton - 2005 dans 2000-2009 Charlie%20et%20la%20chocolaterie_zpsbcrq3fr8

Remettons dans le contexte : c’est avec ce film, plus encore qu’avec sa douteuse Planète des Singes ou son trop sage Big Fish, que j’ai décroché pour de bon de l’univers burtonien. Et même si la suite a réservé quelques belles surprises (à commencer par le délicieusement glauque Sweeney Todd), la passion des premiers temps, celles d’Edward aux mains d’argent ou Batman le défi, était passée pour de bon.

Charlie et la chocolaterie est bien un Burton de l’entre-deux : le symbole le plus évident du passage entre son passé si singulier, et un avenir marqué par un cinéma mainstream parfois écœurant. Bref, cette adaptation d’un classique jeunesse de Roald Dahl propose un grand écart assez vertigineux entre une première partie qui évoque l’univers féérique morbide des débuts, et une suite qui ouvre la porte aux guimauves du genre Alice au pays des merveilles.

Il y a un certain charme dans cette visite de la chocolaterie, pleine de trouvailles visuelles et comiques gentiment irrespectueuses qui sont autant de leçons de vie . On peut aussi prendre un vrai plaisir à cette visite ponctuée de chansons cyniques et décalées. Et puis on peut aussi trouver que la première partie, glaciale et bleue nuit, est la plus typiquement burtonienne. La plus belle et la plus passionnante, mais aussi la moins surprenante, le signe peut-être que l’univers de Burton n’est pas extensible à l’infini.

Batman (id.) – de Tim Burton – 1989

Posté : 19 mars, 2013 @ 6:44 dans 1980-1989, BURTON Tim, FANTASTIQUE/SF | Pas de commentaires »

Batman (id.) – de Tim Burton – 1989 dans 1980-1989 batman

Presque 25 ans après, on a un peu de mal à imaginer l’enthousiasme populaire qui a entouré la sortie de ce Batman, presque premier du nom (la série télé kitchoune avec ses waff !! bam ! pan ! et autres ohh ! avait déjà eu droit à une adaptation ciné). Christopher Reeve venait de raccrocher la cape de Superman, le pop-corn movie vivait ses premières années (les plus belles), Tim Burton était encore un tout jeune réalisateur dont on ne connaissait guère que son Beetlejuice, dont le fantôme délirant, alias Michael Keaton, revêtait contre toute attente la combinaison noire du justicier de Gotham City. Quant à Kim Basinger, elle était le plus grand sex-symbol du monde, rien de moins.

Aujourd’hui, que reste-t-il de la Batmania ? Trois suites (un chef d’œuvre, deux merdes), de nouvelles bases plus sombres et toujours d’actualité pour le film de superhéros, la question sans réponse de savoir qui est le meilleur Joker, de Jack Nicholson ou Heath Ledger (voir ici), et surtout une nostalgie incroyable. Ce Batman, c’était hier, et pourtant le film semble tellement d’une autre époque… Une époque où Burton privilégiait la bidouille aux gros effets spéciaux, et Michael Keaton à Johnny Depp. L’époque d’avant Terminator 2, où les blockbusters pouvaient avoir ce côté bricolo foutraque et cette folie assumée.

Parce qu’il fallait un sacré grain de folie pour laisser Jack Nicholson aller au bout de ses délires, souvent irrésistibles. Le voir murmurer « My balloons » avec cet air d’enfant à qui on aurait voler ses bonbons est toujours à mourir de rire. Un délire qui lui a rapporté des millions de dollars : malin, Jack a négocié un bon pourcentage sur les recettes, faisant de lui pendant longtemps l’acteur le mieux payé du monde pour un seul film. De quoi le mettre à l’abri pour ses vieux jours.

Il y a un charme fou qui se dégage de ce film étrangement rigide (les vêtements, les décors, les mouvements de caméra, tout semble carré), et dans la prestation de Michael Keaton, formidable. Burton continue à poser les bases de son univers si personnel, notamment à travers quelques éclairs de génie qui évoquent des passages bien précis de son œuvre à venir : la Batmobile qui roule sur les routes bordées d’arbres est filmée comme les cavalcades de Sleepy Hollow.

Mais il faudra attendre ses deux films suivants pour que Tim Burton trouve réellement son style : ce sera Edward aux mains d’argent et… Batman le défi, peut-être le meilleur de tous les Batman.

 

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