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La Tour sombre (The Dark Tower) – de Nikolaj Arcel – 2017

Posté : 20 septembre, 2018 @ 8:00 dans 2010-2019, ARCEL Nikolaj, FANTASTIQUE/SF | Pas de commentaires »

La Tour sombre

Un constat étonnant, déjà : à une époque où le moindre blockbuster dépasse allègrement les deux heures de projection, même si son scénario se résume à trois lignes au bas d’un chèque, c’est presque incroyable de voir l’adaptation d’une série de romans épais et denses (ils sont de Stephen King, un auteur rarement avare en termes de pagination) « tenir » dans un film ne dépassant pas les 85 minutes.

Pour le coup, c’est peut-être un peu juste. Le bon côté, c’est qu’on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer. Mais d’un autre côté, l’ampleur du récit aurait sans doute demandé un peu plus de détails, de chemins de traverse, voire de temps morts. A force d’épurer le récit, le film perd un peu d’âme, de ce qui fait la beauté des grands films. C’est tout moi, ça : critiquer les grosses productions ampoulées et interminables tant elles sont vides, et regretter qu’une autre grosse production fasse le choix de la synthèse…

Cela dit, il y a plein de belles choses là-dedans. Un Idris Elba charismatique et hyper cool en pistolero dont chaque mouvement relève de la chorégraphie ; un gamin (Tom Taylor) pas tête-à-claque et aussi à l’aise dans l’action que dans l’émotion pure ; un méchant qui a de la gueule (Matthew McConaughey, pas franchement en nuances, mais intense) ; et une histoire qui tient en haleine (des mondes parallèles, des portes comme dans Stargate, des démons comme dans Le Seigneur des Anneaux, un apocalypse qui s’approche comme dans plein de trucs…).

Et puis le film, qui accumule les morceaux de bravoure, n’oublie pas le côté humain en multipliant les rapports filiaux, et ne fait pas systématiquement le choix de la surenchère. Les moments les plus forts sont peut-être les plus modestes : un simple travelling qui révèle que le pistolero a déjà terrassé (hors champs) une demi-douzaine de méchants, ou cette ultime image, une simple lumière qui apparaît dans un recoin de l’image et qui ouvre vers des tas d’horizons que l’on ne verra probablement jamais, le film s’étant vautré en salles.

 

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