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Archive pour la catégorie 'Chronologie'

Fritz Lang, le démon en nous (Fritz Lang) – de Gordian Maugg – 2016

Posté : 14 mars, 2018 @ 8:00 dans * Polars européens, 2010-2019, MAUFF Gordian | Pas de commentaires »

Fritz Lang le démon en nous

Après La femme sur la lune, Fritz Lang est à la croisée des chemins. La plupart de ses confrères sont passés au parlant, et lui peine à trouver un nouveau sujet. C’est alors qu’il se passionne pour les crimes d’un tueur en série surnommé Le Vampire de Dusseldorf, dont il s’inspirera pour son premier film parlant, M le maudit.

Et si l’enquête avait suivi l’enquête de près ? Et si sa quête, puis les confessions qu’il aurait lui-même reçues lors d’un entretien avec le tueur arrêté, étaient le ciment de son chef d’œuvre à venir ? C’est de ce postulat que part ce film, qui brouille constamment la frontière entre fiction et réalité, et ce à plusieurs niveaux.

Le film est une fiction, mais il met en scène des personnages bien réels, dans toute leur complexité (comme le flic qui a inspiré Lohman, personnage que l’on verra dans M et Le Testament du Docteur Mabuse). A travers cette fausse enquête, c’est la face trouble de Lang que le film montre : cette fascination pour le mal et cette étrange culpabilité que l’on retrouve dans une grande partie de ses films.

Gordian Maugg met habilement en scène le grand mystère de la vie de Lang : la mort violente de sa première femme, et les soupçons qui ont pesé (et continuent à peser) sur Lang lui-même et sa maîtresse Thea Von Harbou.

Entre l’enquête et la psyché de Lang, le film propose un voyage assez fascinant, dans un beau noir et blanc qui se marie joliment avec des extraits de films d’époque (dont M, évidemment). Le passage de l’un à l’autre, de l’image assez lisse de Maugg à celle granuleuse de 1931, rend ça à la fois plus réaliste, plus ancré dans l’imagination de Lang, plus trouble aussi, comme les fantasmes du cinéaste prenaient le pas sur la réalité.

Les Misérables – de Jean-Paul Le Chanois – 1958

Posté : 13 mars, 2018 @ 8:00 dans 1950-1959, GABIN Jean, LE CHANOIS Jean-Paul | Pas de commentaires »

Les Misérables 1958

A revoir cette version, je peux confirmer ce que je pensais déjà : Raymond Bernard a sans doute réalisé la meilleure adaptation des Misérables. Vingt-cinq ans plus tard, Jean-Paul Le Chanois a les moyens de ses ambitions, un casting époustouflant, une histoire évidemment hors du commun. Et s’il ne lui manquait que le talent ?

Il n’a en tout cas pas celui de donner du souffle à ce film qui, plus il devrait être spectaculaire, plus il devient terne. S’il fallait un film pour démontrer que de grands moyens ne suffisent pas pour une reconstitution historique réussie, celui-ci serait parfait.

Dans les quelques séquences nécessitant de nombreux figurants, le problème est particulièrement flagrant. Les funérailles de Lamarque ou la bataille de Waterloo semblent n’exister que comme des tableaux immobiles auxquels Le Chanois est incapable de donner de la vie. Même les barricades de Paris, pourtant théâtres d’une véritable tragédie, semblent trop propres, trop lisses.

Il y a quand même du bon : dans les moments plus intimes, Le Chanois est nettement plus à l’aise. La mort d’Eponine, notamment, est joliment cadrée et très émouvante. Et la photographie de Jacques Natteau, si elle manque de cohérence, réserve quelques très beaux moments picturaux. Dans les séquences les plus intimes, toujours.

Et puis, heureusement, il y a le casting. Bourvil en Thénardier, ça a quand même de la gueule. Bernard Blier en Javert, c’est carrément enthousiasmant, tant il est touchant dans son jusqu’au-boutisme aveugle et ravageur. Et Jean Gabin en Jean Valjean ? Eh bien c’est une évidence, et la meilleure raison pour lequel le film, même s’il agace et déçoit, réussit à séduire malgré tout.

Il est non seulement formidable dans le rôle, mais il fait partie de ces acteurs qui savent donner du liant et de la consistance à un film, dès qu’il est à l’écran. Ils ne sont pas si nombreux dans ce cas, à pouvoir sauver n’importe quoi : il y a John Wayne, et une poignée d’autres. Lui rend évidente toute la complexité, toute la force et toute la fragilité de Jean Valjean. Rien que pour lui…

Les Goonies (The Goonies) – de Richard Donner – 1985

Posté : 12 mars, 2018 @ 8:00 dans 1980-1989, DONNER Richard | Pas de commentaires »

Les Goonies

Entre Superman et L’Arme fatale, Richard Donner se met au service de Spielberg, dont l’ombre plane constamment sur ce petit classique du cinéma pop-corn des années 80. Il est question d’enfance évidemment. Rien d’exceptionnel là-dedans, mais ce film-là réussit ce que peu d’autres ont vraiment réussi : Les Goonies, ce sont des images qui semblent tout droit sortis de l’esprit d’enfants.

Il y a d’illustres prédécesseurs dans le genre, à commencer bien sûr par le Moonfleet de Lang. Les Goonies s’inscrit dans cette logique-là, et réussit son coup, toute proportion gardée bien sûr : Donner n’est pas Lang, et le film n’évite ni les baisses de rythme, ni les fautes de goûts (le frère monstrueux était-il indispensable ?). Et puis Stewart Granger faisait un pirate nettement plus inquiétant et séduisant que ce trio d’idiots certes plutôt rigolos.

Mais Donner, qui s’applique à faire de chaque plan une image marquante, comme sortie d’un livre de contes, n’a peut-être jamais été aussi convainquant qu’avec Les Goonies. Il s’amuse constamment avec l’imagerie des histoires de pirates que l’on se raconte pour s’amuser à se faire peur. Comme un Indiana Jones vu par les yeux d’un enfants, le film est une chasse aux trésors qui commence dans un grenier de rêve (on y trouve des cartes mystérieuses, des gouvernails…) pour emmener les personnages dans d’improbables grottes et couloirs parsemés de pièges et de dangers.

Tout ça est totalement too muche, mais qu’importe: il s’agit là d’un pur fantasme d’enfants, où le destin d’une famille peut reposer sur un trésor enfoui par un pirate (borgne évidemment) des siècles plus tôt. En cela, ce film signé Donner est l’un des plus représentatifs du Spielberg des années 80.

Sacré pétrin (A matter of loaf and death) – de Nick Park – 2008

Posté : 11 mars, 2018 @ 8:00 dans 2000-2009, COURTS MÉTRAGES, DESSINS ANIMÉS, PARK Nick | Pas de commentaires »

Wallace et Gromit Sacré pétrin

Treize ans après A close shave, le dernier court métrage en date de Wallace et Gromit, et surtout trois ans après un long métrage qui a fait date (Le mystère du lapin-garou), Nick Park offrait à son duo vedette un quatrième court (le dernier à ce jour, en tout cas pour le cinéma). Le plaisir de les retrouver est certes intact, mais ce Sacré pétrin n’amène pas grand-chose à la gloire du studio Aardman.

Il y a quelques très beaux moments dans ce film, dont le titre original est un clin d’œil au cinéma de Michael Powell (A matter of life and death) : la scène du vélo lancé à toute allure, celle du lustre, et surtout l’affrontement final dans le grenier d’une maison transformée en moulin qui évoque furieusement celui de Frankenstein. Le cinéma d’épouvante classique reste une influence majeure de la saga.

Mais cette fois, il y a un arrière-goût de déjà-vu. Et si le film ne manque pas de rythme, il manque en revanche de surprise. Et de francs éclats de rire : on regarde ça avec un certain plaisir, mais avec le sentiment aussi qu’on aurait préféré revoir les précédentes aventures du duo.

* Le film est ressorti en salles fin 2017 dans une séance double-programme avec Rasé de près, sous le titre Wallace et Gromit : cœurs à modeler.

Rasé de près (A close shave) – de Nick Park – 1995

Posté : 10 mars, 2018 @ 8:00 dans 1990-1999, COURTS MÉTRAGES, DESSINS ANIMÉS, PARK Nick | Pas de commentaires »

Wallace et Gromit Rasé de près

Après Une grande excursion et Un mauvais pantalon, Rasé de près venait clore une trilogie formidable mettant en scène le duo le plus enthousiasmant de l’histoire de la pâte à modeler, trilogie de courts métrages qui a depuis été prolongée à plusieurs reprises au cinéma et à la télévision.

A close shave est un hommage très réussi aux films d’horreurs des années 30, avec ses savants fous, ses machines infernales, mais aussi ses plaines embrumées et ses monstres inhumains. Tout ça pour rire, bien sûr, mais Nick Park filme sa comédie avec un sens du cadrage qui renvoie explicitement à l’imagerie du cinéma d’épouvante.

Le rythme est impressionnant, et repose en grande partie sur la complémentarité d’un Wallace souvent à côté de la plaque, et d’un Gromit (le chien, donc) plus lucide mais incapable de se faire comprendre. L’humour repose souvent sur le regard de Gromit en arrière-plan, tantôt attéré, tantôt inquiet, tantôt amusé.

A close shave, c’est aussi à peu près une trouvaille à chaque plan, souvent formidable, des inventions totalement délirantes et complètement inutiles du début, à la désopilante poursuite nocturne, avec un Shaun le mouton qui, dans sa toute première apparition, gagne d’emblée ses galons de vedette : le mouton sera par la suite le héros de sa propre série et d’un long métrage.

* Le film est resorti en salles fin 2017 dans une séance double-programme avec Sacré pétrin, sous le titre Wallace et Gromit : cœurs à modeler.

Le Fouet d’argent (The Silver Whip) – de Harmon Jones – 1953

Posté : 9 mars, 2018 @ 8:00 dans 1950-1959, JONES Harmon, WESTERNS | Pas de commentaires »

Le Fouet d'argent

Un western avec trois personnages principaux, ce n’est pas si courant. Trois héros auxquels le scénario apporte le même intérêt, trois hommes très différents, parfois antagonistes, mais liés par une même amitié dont on sent bien qu’elle sera plus forte que les épreuves : le jeunot Robert Wagner, et surtout les solides Rory Calhoun et Dale Robertson, deux gueules incontournables du western de série B des années 50.

Incidemment, c’est aussi la rencontre de deux mondes : Calhoun et Robertson incarnent tous deux un Ouest déjà révolu, conscients que leur univers est en pleine mutation, et que l’avenir se fera avec des jeunes comme Wagner. Cette modernité est particulièrement frappante avec la petite amie de ce dernier, que l’on découvre allongée sur un fauteuil, les jambes nues bien en évidence, belle jeune femme dont la liberté annonce d’autres temps.

Le film met bien en valeur la relation de ces trois hommes, personnalités complémentaires qui représentent à eux trois l’image du western. D’un côté ce jeune homme qui rêve d’aventures (et surtout de conduire une diligence) et de marcher sur les traces de ses aînés. De l’autre son protecteur (Robertson), qui voudra aller jusqu’au bout pour venger la mort de la femme qu’il aimait. Et puis le meilleur ami de ce dernier (Calhoun), shérif qui croit dur comme fer en la justice.

Harmon Jones, dont on avait déjà dit beaucoup de bien de La Cité des tueurs ou de 24 heures de terreur, deux autres westerns portés par Dale Robertson, excelle aussi à diriger ses seconds rôles, comme ce vieil homme qui cite constamment des poètes ou dramaturges.

Il y a aussi une très belle utilisation des décors de montagne lors de la séquence de traque, ou du relais de diligence lors de la fusillade. Dans les deux cas, il utilise chaque interstice, chaque espace entre deux barrières, ou entre deux rochers, pour renforcer la violence et le sentiment de danger. C’est d’une efficacité imparable, et en plus c’est esthétiquement une réussite. 

La Maison du Docteur Edwardes (Spellbound) – d’Alfred Hitchcock – 1946

Posté : 8 mars, 2018 @ 8:00 dans * Films noirs (1935-1959), 1940-1949, HITCHCOCK Alfred | Pas de commentaires »

La Maison du Docteur Edwardes

On rapproche souvent Spellbound et Paradine Case, parce que les deux films sont tournés par Hitchcock à la même période, pour Selznick, et avec Gregory Peck dans le rôle principal, et parce qu’il y a une sorte de parenté visuelle. Pourtant, c’est avec un autre classique, à venir celui-là, que le film présente une vraie familiarité : Vertigo, qui abordera lui aussi le thème de la double-personnalité et de la psychanalyse, d’une manière moins frontale mais peut-être plus profonde qu’ici.

Douze ans avant son chef d’œuvre, Hitchcok affiche déjà cette volonté de plonger littéralement dans la psyché de ses personnages, et d’associer le thriller au dédoublement de la personnalité. Ou comment évoquer la psychanalyse comme outil de suspense.

Le thriller, pour le coup, sonne cette fois comme un passage obligé dont Hitchcock se départit la plupart du temps, pour n’y revenir que lors d’un rebondissement aussi improbable que tardif. La question centrale est nettement moins l’identité d’un possible tueur, que la vraie personnalité de Gregory Peck.

Est-il ou non le Docteur Edwardes ? A-t-il été capable de tuer ? En faisant du personnage de Peck un amnésique, convaincu de sa propre culpabilité, Hitchcock renouvelle son éternel thème du faux coupable. Et c’est dans son propre cerveau que se déroule l’enquête, en particulier lors d’une séquence de rêve particulièrement audacieuse, séquence fameuse réalisée avec Dali.

C’est aussi une très belle histoire d’amour, entre un Gregory Peck étrangement passif, poussé et sauvé par une femme qui pensait avoir renoncé à sa féminité, et qui la retrouve dans une scène très émouvante. Un an avant Les Enchaînés (et quatre ans avant Les Amants du Capricorne), Ingrid Bergman, pour la première fois devant la caméra d’Hitchcock, est déjà magnifique.

Alfred Hitchcock présente : L’inspecteur se met à table (Alfred Hitchcock presents : Lamb to the slaughter) – d’Alfred Hitchcock – 1958

Posté : 7 mars, 2018 @ 8:00 dans 1950-1959, COURTS MÉTRAGES, HITCHCOCK Alfred, TÉLÉVISION | Pas de commentaires »

Alfred Hitchcock présente L'Inspecteur se met à table

Et si les policiers mangeaient sans le savoir l’arme du crime sur lequel ils enquêtent ? Cette idée assez formidable est au cœur de ce film écrit par Roald Dahl, et mis en scène avec ironie par un Hitchcock très en forme. Cet épisode, le 28e de la saison 3, est d’ailleurs l’un des plus célèbres de la série anthologique.

Tout repose pourtant entièrement sur le twist final. Le crime lui-même, la manière dont il est maquillé, tout cela n’a pas grand-chose d’original. Mais Hitchcock réussit à faire d’un gigot qui cuit dans un four l’élément central de son film. L’action, d’ailleurs, dure très exactement le temps qu’il faut à ce gigot pour aller du congélateur à l’estomac des policiers…

La même année que Vertigo, Hitchcock retrouve pour l’occasion Barbara Bel Geddes, dans un rôle central cette fois, celui de la femme bafouée et finalement meurtrière. Elle est excellente dans ce personnage de fausse ingénue qui observe les enquêteurs avec un regard moins inquiet qu’amusé, et qui finit par éclater de rire dans un plan face caméra qui évoque curieusement le dernier plan d’un film à venir, pourtant radicalement différent : Psychose.

Soupçons : Pris au piège (Suspicion : Four o’clock) – d’Alfred Hitchcock – 1957

Posté : 6 mars, 2018 @ 8:00 dans 1950-1959, COURTS MÉTRAGES, HITCHCOCK Alfred, TÉLÉVISION | Pas de commentaires »

Suspicion Four o'clock

Au milieu des années 50, entre deux films majeurs, Hitchcock trouve le temps de se passionner pour la télévision, alors en plein essor. Non content d’être le créateur, producteur, hôte et réalisateur occasionnel de la série Alfred Hitchcock presents, le cinéaste trouve le temps de créer une nouvelle série anthologique, constituée de films deux fois plus longs (45 minutes). Four o’clock, qu’il réalise lui-même, est l’épisode qui inaugure cette série.

Hitchcock, cette fois, n’apparaît pas comme il le fait dans Alfred Hitchcock présente, où il introduit le court-métrage par une intervention ouvertement décalée sans rapport avec l’histoire qui suit. Son absence à l’écran n’est pas anodine : même si l’esprit reste globalement le même, le second degré et l’humour qui se retrouvent régulièrement dans sa première série laissent place ici à une noirceur totale.

Porté par E.G. Marshall, seul à l’écran la plupart du temps, et filmé le plus souvent en gros plan, le film repose sur un suspense machiavélique : un homme qui s’apprête à tuer sa femme qu’il croit infidèle est attaché et bâillonné par des cambrioleurs dans sa cave, à côté de la bombe qui doit exploser à 16h précises… Le génie d’Hitchcock éclate lorsque l’heure fatidique approche : le montage frénétique, les plans de plus en plus rapprochés, les axes décalés… soulignent la terreur grandissante de Marshall.

Le film regorge de belles idées narratives : l’emplacement de voiture resté sec, les montres et horloges omniprésentes… Ces dernières occupent constamment une place de choix dans le cadre pour rappeler que le temps qui passe, pour le coup, est mortel (le personnage principal, d’ailleurs, est horloger).

Notons au passage l’apparition, dans le rôle d’un cambrioleur, de Harry Dean Stanton, alors à ses débuts : cette année-là, il fait aussi ses premiers pas au cinéma.

The Fighting Generation (id.) – d’Alfred Hitchcock – 1944

Posté : 5 mars, 2018 @ 8:00 dans 1940-1949, COURTS MÉTRAGES, HITCHCOCK Alfred | Pas de commentaires »

The Fighting Generation

Jennifer Jones peut se vanter d’avoir tourné avec Hitchcock, même s’il ne s’agit, pour la toute jeune actrice qui venait d’être révélée par Le Chant de Bernadette, que d’un court-métrage destiné à promouvoir les « bons de guerre », afin de supporter financièrement l’engagement militaire de l’Amérique sur le front du Pacifique.

La belle apparaît dans le rôle d’une infirmière qui soigne un blessé pas comme les autres : celui-ci est un ami d’enfance, qui appartient à la même génération qu’elle, celles des combattants (d’où le titre, oui). Un passé commun qui lui donne le sentiment de connaître intimement tous les soldats de cette guerre.

Hitchcock n’est pas crédité au générique, mais c’est bien lui qui dirige l’actrice dans ce petit film long de deux minutes seulement, et qui se limite à deux plans simples et fonctionnels, cadrant Jennifer Jones en plan rapproché face caméra. Ses autres contributions à l’effort de guerre sont nettement plus intéressantes, mais The Fighting Generation est une curiosité incontournable dans une découverte intégrale du cinéma d’Hitchcock…

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