Play it again, Sam

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Archive pour la catégorie '1950-1959'

La Horde sauvage (The Maverick Queen) – de Joe Kane – 1956

Posté : 29 juin, 2020 @ 8:00 dans 1950-1959, KANE Joseph, STANWYCK Barbara, WESTERNS | Pas de commentaires »

La Horde sauvage

Une histoire assez convenue, mais un western finalement très original, que l’on doit à Joe Kane, cinéaste à la réputation pas transcendante. Sa mise en scène, d’ailleurs, n’est pas toujours irréprochable. Dans la première partie, surtout, les scènes dialoguées s’avèrent inutilement longues, et sans éclat.

Il faut donc un peu de temps pour se laisser embarquer dans cette Horde sauvage (pas grand-chose à voir avec celle de Peckinpah), surtout avec une image tronquée en 4/3 (ah ! les ravages de la télévision) qui nous privent de la moitié du cadre, ou presque. On ne peut donc qu’imaginer la composition des plans, et l’utilisation que fait Kane des décors naturels de montagnes, beaux et originaux.

Le film est d’ailleurs plein de détails originaux. le grand méchant, qui son temps à être désarmé. Le même, joué par un Scott Brady très massif, torse nu et le regard concupiscent posé sur la jolie Mary Murphy. Le héros (Barry Sullivan) qui disparaît du film pendant près de trente minutes. Ou, bien sûr, la place réservée aux femmes, fortes et prédominantes dans l’action.

Un rôle sur mesure pour la grande Barbara Stanwyck, décidément très à l’aise dans le western. En compagnonne de route de Butch Cassidy et du Sundance Kid (très loin de l’interprétation qu’en donneront Newman et Redford), elle apporte ce mélange de force et de sensibilité ravalée que l’on retrouvera dans 40 guns (où elle aura de nouveau Sullivan comme partenaire).

Certains l’aiment chaud (Some like it hot) – de Billy Wilder – 1959

Posté : 25 juin, 2020 @ 8:00 dans 1950-1959, CURTIS Tony, WILDER Billy | Pas de commentaires »

Certains l'aiment chaud

Il y a comme ça des films tellement définitifs qu’on sait bien qu’on n’aura rien de plus à dire que tous les éloges qui lui ont été faits depuis des décennies. Some like it hot est donc un monument, et franchement je ne vois pas ce qu’on peut rajouter…

On pourrait à la rigueur souligner que le triomphe du film a en quelque sorte conditionné la fin de carrière de Billy Wilder. Lui qui alternait les genres d’un film à l’autre (ses trois films précédents : une épopée historique, une comédie romantique, et un film de procès) va désormais se concentrer sur la comédie (à de rares exceptions). Wilder sera désormais inséparable de Jack Lemmon (qui jouera dans six de ses dix derniers films), et surtout de son coscénariste I.A.L. Diamond.

Il y a dans ce film une liberté de ton exceptionnelle, un humour ravageur, une envie gourmande de rendre hommage aux films de gangsters, mais aussi une audace rare pour l’époque : filmer des hommes (dont Tony Curtis, grande star à l’époque) travestis en femme, aborder ainsi l’homosexualité… Quel autre film américain avait déjà osé ça auparavant ?

Curtis et Lemmon sont irrésistibles en « Daphne » et « Josephine », vraiment très drôles sans jamais être graveleux. Wilder trouve cet équilibre juste, constamment, entre le gag immédiat et une certaine élégance, qui franchit admirablement l’épreuve du temps. Voyez donc ce film avec de jeunes enfants, des ados et des adultes dans la même pièce : l’enthousiasme partagé est aussi flagrant que rare.

« Nobody’s perfect », l’interminable tango, Tony Curtis qui tente de garder son sang froid malgré ses lunettes embuées face à une Maryline Monroe sensuelle en diable (ou plutôt en ange, tant elle est d’une innocence désarmante)… Les moments cultes et inoubliables se succèdent, en même temps que les éclats de rire.

Mais Wilder réussit aussi à ancrer son film dans une vieille tradition de cinéma de genre, tirant de la naphtaline un George Raft comme sorti de Scarface. Cet aspect policier flirte constamment avec la parodie, mais Wilder crée de belles scènes noires et tendues, notamment dans la première partie.

Rythme imparable, trio d’acteurs au top, intelligence de la mise en scène… C’est culte, c’est drôle, c’est génial. Un chef-d’œuvre, oui.

Escapade au Japon (Escapade in Japan) – d’Arthur Lubin – 1957

Posté : 20 juin, 2020 @ 8:00 dans 1950-1959, EASTWOOD Clint (acteur), LUBIN Arthur | Pas de commentaires »

Escapade au Japon

Clint Eastwood apparaît quelques secondes à peine dans le rôle d’un pilote d’avion, au rôle à peine plus étoffé et moins déterminant que celui qu’il tenait dans Tarantula. Trois fois rien, donc, mais trois fois rien qui font d’Escapade au Japon une étape à franchir sur le chemin d’une intégrale Eastwood. Allons donc arpenter ce Japon de carte postale pendant 90 minutes…

S’agissant d’une intégrale Clint Eastwood, pas grand-chose à dire sur ledit Clint Eastwood, si ce n’est qu’il a une ligne de dialogue, qu’il prononce avec conviction, et qu’il s’agit de l’une de ses dernières panouilles des premiers temps : il tournera encore Ambush at Cimarron Pass (rôle important pour western très mineur) et Lafayette Escadrille (silhouette très présente mais très en retrait sous la direction du grand Wellman), avant de devenir la vedette de Rawhide.

Le film, donc… Une mièvrerie, dont toutes les bonnes idées sont consciencieusement gâchées par un scénario un peu con et un réalisateur plus intéressé par ses décors que par ses personnages.

Un gamin américain, qui doit rejoindre ses parents à Tokyo, et dont l’avion s’abîme en mer. Ses parents, en instance de divorce, ignorent s’il a survécu : la promesse d’une émotion forte. Mais non. Très vite, les parents savent que leur enfant est vivant. Puis qu’il a été recueilli par une famille de pêcheurs… Puis qu’il a pris la fuite avec le garçon de la famille… Puis…

Escapade au Japon Clint Eastwood

Après un début inégal mais raisonnablement prometteur (on ne s’emballe jamais vraiment, non plus), l’émotion et le suspense sont systématiquement tués dans l’œuf par cet étrange parti pris : constamment rassurer les spectateurs, comme les parents du gamin. Jamais les enfants ne sont en danger, le fait est parfaitement établi.

Aucun enjeu dramatique donc, ou si peu. Les enfants, qui se sont persuadé que la police veut les mettre en prison (ressort dramatique franchement tout pourri), traversent le pays, visitent des temples, passent la nuit dans une maison de geishas, partagent le repas d’une famille de fermiers… Bref, l’occasion de bien belles images, vraiment, mais au service de pas grand-chose, si ce n’est quelques jolis moments.

Passons sur l’interprétation des parents (Teresa Wright et Cameron Mitchell), dont Lubin semble se moquer royalement dans un montage parallèle avec la soirée chez les geishas… La famille de pêcheur japonais est nettement plus intéressante, dans la manière dont le film souligne mine de rien une sorte de condescendance à leur égard. Hélas, le couple disparaît aussi vite qu’il était apparu…

Ariane (Love in the Afternoon) – de Billy Wilder – 1957

Posté : 18 juin, 2020 @ 8:00 dans 1950-1959, COOPER Gary, WILDER Billy | Pas de commentaires »

Ariane

Encore une merveille à mettre au crédit de Billy Wilder, Ariane marque aussi un tournant dans sa filmographie : sa première collaboration avec le scénariste I.A.L. Diamond, qui sera le complice attitré des décennies à venir.

Il y a d’ailleurs dans Ariane un ton singulier, que l’on retrouvera dans son œuvre à venir, mélange d’élégance et de cynisme. Et un thème, celui de la jeune femme innocente qui vient troubler la vie bien égocentrée d’un sale type, qui sera aussi celui d’Avanti !, autre réussite bien plus tardive du tandem.

Entre ces deux films, énormément de points communs, notamment dans le ton et dans ce que le film raconte. Beaucoup de différences aussi, qui viennent essentiellement de l’époque à laquelle ils ont été tournés : ce qui sera explicite en 1972 n’est que sous-entendus ici. C’est habillés que l’on retrouve les deux amants au matin, mais le sourire éclatant d’Audrey Hepburn est, lui, très explicite.

Audrey Hepburn… superbe actrice dont le regard si innocent n’est jamais dupe. Avec ce regard, la bienséance américaine en prend un sacré coup. Avec Gary Cooper, Audrey Hepburn forme l’un de ces couples si improbables qui peuplent le cinéma de Wilder. Et entre les deux : le père de la jeune femme, un détective privé si parisien, Maurice Chevalier dans son dernier grand rôle.

Le film est très drôle, avec le goût de Wilder pour les gags récurrents : le chien constamment puni à tort (gag joyeusement sadique), ou le quatuor de musiciens qui suit Cooper partout, du hammam à la promenade en canot.

Comme son maître Lubitsch, et plus que jamais, les portes (fermées en l’occurrence) sont omniprésentes dans ce Wilder-là : du mari cocu qui attend le bon moment, à Ariane qui espionne le client de son père, elles sont toujours au premier plan pour faire avancer l’intrigue et être source d’un gag bien senti.

C’est arrivé le 20 juillet (Es geschah am 20. Juli) – de Georg Wilhelm Pabst – 1955

Posté : 17 juin, 2020 @ 8:00 dans 1950-1959, PABST Georg Wilhelm | Pas de commentaires »

C'est arrivé le 20 juillet

Le 20 juillet en question, c’est celui de 1944 : le jour où des officiers allemands ont tenté d’assassiner Hitler. Le film n’étant pas réalisé par Tarantino, on sait comment l’entreprise va se terminer : par un échec cinglant. Et sanglant. Échec que, 50 ans plus tard, Bryan Singer portera de nouveau à l’écran, avec Tom Cruise dans le rôle du conspirateur principal, le colonel Von Stauffenberg.

En l’occurrence, c’est le grand Pabst qui s’y colle. Un Pabst visiblement fasciné par la figure d’Hitler en cette fin de carrière, puisque le film suit directement La Fin d’Hitler (pas vu). Fin de carrière sans grand éclat, certes : on est loin des chefs-d’œuvre du monsieur, ceux tournés autour de 1930. Mais fin de carrière honnête tout de même, avec des partis pris radicaux assez intéressants.

De cette journée où tout aurait pu changer, Pabst ne filme que le point de vue des acteurs directs : des hommes impliqués plus ou moins intimement, confrontés aux doutes et à leurs propres consciences, au fur et à mesure que les heures passent et alors que personne n’a une vue d’ensemble des événements. La bombe a explosé, mais a-t-elle vraiment tué le Führer ? Au fond, cette question est plus déterminante que celle de la bonne chose à faire.

Avec ce parti pris simple et anti-spectaculaire, Pabst touche au plus près à la fragilité de l’individu et de son libre arbitre dans une société totalitaire. Le film manque d’émotion, de chaleur ? Mais c’est parce qu’il se focalise sur cette logique radicale, destructrice et aveugle.

Quelques images sont splendides, d’une puissance rare : celles où la violence éclate, brèves et marquantes (des bombardements, une explosion, une exécution…). Mais la plupart du temps, ce sont des va-et-vient, et des visages anxieux, que filme Pabst.

Bryan Singer reprendra beaucoup d’éléments de son film pour Walkyrie : le point de vue, la manière de raconter les détails de cette journée. Mais lui se sentira obligé de sortir du cadre de ces 24 heures, et de rajouter des épisodes spectaculaires et des éléments de suspense. Étrangement, son film à lui échouera là où Pabst réussit : nous faire partager l’angoisse de ces hommes prêts à se sacrifier, mais si désireux de vivre.

Ambush at Cimarron Pass (id.) – de Jodie Copelan – 1958

Posté : 14 juin, 2020 @ 8:00 dans 1950-1959, COPELAN Jodie, EASTWOOD Clint (acteur), WESTERNS | Pas de commentaires »

Ambush at Cimarron Pass

Clint Eastwood a enterré ce film en en parlant comme du plus mauvais western jamais réalisé. Affirmation quelque peu exagérée. Difficile de lui en vouloir quand même : Ambush at Cimarron Pass est effectivement un tout petit film assez médiocre. Et sans la présence d’Eastwood au générique, sans doute aurait-il disparu pour de bon dans les limbes hollywoodiens de l’oubli.

Tout petit film, donc, ne serait-ce que par son budget, avec lequel le réalisateur Jodie Copelan ne fait pas de miracle. Il n’a pas les moyens de payer des dizaines de figurants ? « L’armée indienne » qui menace les héros se limite à une dizaine d’hommes. Max. Il n’a pas les moyens de s’offrir des chevaux pendant plus de quelques jours (quelques heures ?) ? Qu’importe : nos héros marcheront !

Alors ils marchent, contraints et forcés par un budget ridicule. Et curieusement, c’est peut-être la meilleure idée du film. Ça et le fait de faire cohabiter dans le danger des soldats yankees et d’anciens confédérés, deux ans seulement après la guerre civile. Rares bonnes idées d’un film qui en compte pas mal de mauvaises.

Dialogues grotesques, personnages monoblocs, Indiens de pacotilles… Et le sommet : une femme littéralement livrée sur un plateau par les Indiens, sans aucune logique scénaristique, juste pour assurer une présence féminine au générique. Ce n’est pas un cas unique dans l’histoire du western, mais avec autant de légèreté… Margie Dean, actrice calamiteuse, ne fait rien pour sauver un rôle ridicule, affichant de larges sourires aguicheurs alors qu’elle vient de perdre toute sa famille dans des circonstances affreuses. Pas sûr qu’elle ait lu le scénario. Mais bon… ça permet d’avoir une actrice au côté du héros, joué par un Scott Brady d’un seul bloc.

Finalement, un seul personnage évolue au cours du film, et c’est celui de Clint Eastwood, troisième au générique pour ce qui est le plus important (en termes de présence à l’écran) des rôles de ses jeunes années. On n’ira pas jusqu’à dire qu’il est intéressant, ce rôle, ni même que lui-même s’y montre très à l’aise. En sudiste amer et plein de colère, il manque encore d’une vraie gravité.

Mais pour lui, la roue tourne après ce film, qui aurait pu lui coûter sa carrière. Découragé par un tournage visiblement chaotique et par la qualité discutable du film, le jeune Clint aurait pu arrêter les frais là, après trois ans de panouilles. Mais la chance allait enfin arriver par l’intermédiaire de la télévision, puisqu’il n’allait pas tarder à être choisi pour le deuxième rôle de Rawhide, qu’il tiendra pendant plus de 200 épisodes.

Ambush at Cimarron Pass est d’ailleurs son dernier rôle sur grand écran avant longtemps : il n’y reviendra que six ans plus tard pour un petit film italien, Pour une poignée de dollars. Il lui faudra même dix ans avant de tourner un autre film américain, un western d’une tout autre dimension, Pendez-les haut et court. Une autre vie…

Le Démon des eaux troubles (Hell and high water) – de Samuel Fuller – 1954

Posté : 11 juin, 2020 @ 8:00 dans 1950-1959, FULLER Samuel | Pas de commentaires »

Le Démon des eaux troubles

En pleine guerre froide, une bombe nucléaire explose dans le Pacifique. Pourquoi ? Par qui ? Comment ? Plein de questions que l’introduction pose, et auxquelles le film va répondre. La réponse passera par des combats sous-marins, une expédition internationale, et une romance improbable entre un ancien officier et une jeune scientifique.

Et à la manette, Samuel Fuller, qui participe au scénario, mais qui convainc d’avantage avec sa mise en scène, franchement inspirée et pleine d’intensité, et que sert une superbe photo aux couleurs chaudes et contrastées. Les scènes d’aurore, surtout, sont visuellement magnifiques.

Les scènes à l’intérieur du sous-marin, nombreuses, sont elles nettement plus plates. Quant aux combats sous-marins, sans vouloir jouer les spécialistes, elles ont un côté franchement what-the-fuck. Loin en tout cas des grands moments claustrophobiques des chefs d’œuvre du genre.

Ici, Fuller ne vise que l’efficacité immédiate, se moquant de la vraisemblance. Le reproche est d’ailleurs également valable pour la romance à laquelle on a bien du mal à croire. Comme on a du mal à croire en ce duo de scientifiques (français) joués par le raide Victor Francen (très raide en l’occurrence) et par Bella Darvi, la « révélation » du film.

Elle est bien jolie, cette Bella (c’est d’ailleurs indiqué dans son pseudo), imposée par le producteur Darryl Zanuck et sa femme Virginie (d’où « DarVi », le pseudo le plus possessif et malsain de l’histoire du cinéma). Jolie, mais jamais crédible.

Richard Widmark, lui, est impérial, comme toujours, parfait double de Fuller, personnage qui joue de son image de mercenaire mais pourtant plein de principes, anticommuniste de fait, et antiraciste avant tout. C’est l’aspect le plus réussi du film : cette manière dont Fuller met en place une improbable communauté internationale où se retrouvent Américains, Japonais, Chinois, Français, Allemands, Italiens… Les ennemis d’hier qui font cause commune pour éviter un nouveau conflit.

TV Reader’s Digest : Cochise, greatest of the Apaches id.) – épisode réalisé par Harry Horner – 1956

Posté : 10 juin, 2020 @ 8:00 dans 1950-1959, COURTS MÉTRAGES, EASTWOOD Clint (acteur), HORNER Harry, TÉLÉVISION, WESTERNS | Pas de commentaires »

Cochise greatest of the Apaches

TV Reader’s Digest, comme son titre le laisse penser, est une adaptation télévisée du Reader’s Digest, anthologie de courts films adaptés d’articles parus dans le célèbre magazine. Des histoires vraies donc, qui abordent chacun un fait historique important ou anecdotique, mais réel.

Dans cet épisode consacré à Cochise, les grandes lignes sont authentiques. Trahi par un officier, le chef Indien a mené une guerre contre les blancs pendant une dizaine d’années avant de trouver un accord de paix, grâce à un officier humaniste et à un aventurier chargé de transporter le courrier, et devenu son ami…

On peut quand même avoir des doutes sur la véracité des détails exposés ici. La phrase « There is no peace in war » a beau être grammaticalement correcte, et inattaquable sur le fond… comment dire… Bref, la série prend des raccourcis énormes avec une bienveillance immense et une naïveté, disons, rafraîchissante.

Mais tout ça n’a pas grande importance. Cette série anthologique ne doit sa présence sur ce blog qu’à un détail : l’apparition dans un petit rôle d’un tout jeune Clint Eastwood, alors dans ses années de panouilles. Et même s’il n’apparaît que dans le dernier tiers du métrage, il a droit à son nom au générique et à quelques répliques.

Surtout, ce Cochise, greatest of the Apaches marque la toute première incursion de Clint dans le western. Cette année-là, il aura d’autres occasions de s’illustrer dans le genre : brève apparition dans La Corde est prête, beau gosse tout en sourire dans La VRP de choc ou second rôle émouvant dans un épisode d’une autre série anthologique, Death Valley Days. Mais c’est bien ici qu’il fait ses débuts westerniens.

C’est certes anecdotique, ça ne donne pas un rythme particulier à cet épisode bavard et statique (malgré sa construction en flashs backs), mais ça suffit pour en faire un élément indispensable sur le chemin d’une intégrale Clint Eastwood.

Les Mistons – de François Truffaut – 1957

Posté : 4 juin, 2020 @ 8:00 dans 1950-1959, COURTS MÉTRAGES, TRUFFAUT François | Pas de commentaires »

Les Mistons

« N’ayant pas l’âge d’aimer Bernadette, nous décidâmes de la haïr et de tourmenter ces amours… »

Dès ce premier film, les thèmes chers à François Truffaut sont là. L’enfance, les premiers amours, la découverte de la sensualité… Et formellement : la voix off, les images comme volées, ou l’irruption soudaine du burlesque (« Non monsieur, je ne donne jamais de feu. Jamais ! »).

Truffaut rend aussi un hommage au cinéma des premiers temps : clin d’œil à L’Arroseur arrosé, et puis cet étonnant plan filmé à l’envers, comme dans les courts métrages de Chaplin, avec ce gamin que l’on voit se relever, ou plutôt dé-tomber.

Truffaut filme la sensualité de Bernadette Laffont comme un fantasme d’enfant, ou un souvenir d’enfance trop beau pour être vraiment vrai… Le regard nostalgique d’une enfance envolée, et ce dernier plan, comme un adieu à l’enfance, déchirant…

Le premier film de Truffaut est un film court. Mais c’est déjà un grand film.

La Revue de Charlot (The Chaplin Revue) – de Charles Chaplin – 1918, 1923, 1959

Posté : 27 mai, 2020 @ 8:00 dans 1895-1919, 1920-1929, 1950-1959, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

La Revue de Charlot

Dans la dernière partie de sa carrière, Chaplin est souvent revenu sur ses jeunes années, sonorisant La Ruée vers l’or, ou composant des musiques pour ses grands classiques. En 1959, il choisit trois de ses meilleurs courts métrages pour en faire un programme de deux heures.

The Chaplin Revue vaut bien sûr pour ces trois films : Une vie de chien, Charlot soldat et Le Pèlerin. Il vaut aussi pour les courtes introductions de Chaplin lui-même en voix off, qui d’un ton rigolard évoque le contexte de Charlot soldat avec quelques vraies images de la Grande Guerre tirées de l’Imperial War Museum : « Il n’y avait pas de bombes atomiques, ni de missiles téléguidées, il n’y avait que des canons, des baïonnettes et des gaz toxiques. C’était le bon temps ! »

Surtout, le programme s’ouvre avec quelques extraits d’un film documentaire que Chaplin a tourné dans les coulisses de ses studios en 1918 : How to make movies. Il n’en garde que deux minutes (sur seize connues), mais cette introduction enjouée et pleine d’humour apparaît comme un beau chant d’amour au cinéma muet : « J’ai composé deux heures de musique, qui seront sans doute plus belles que le bruit des pas sur le gravier », commente Chaplin.

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