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Archive pour la catégorie '1930-1939'

The Count of the old town (Munkbrogreven) – de Edvin Adolphson et Sigurd Wallen – 1935

Posté : 14 novembre, 2017 @ 8:00 dans 1930-1939, ADOLPHSON Edvin, WALLEN Sigurd | Pas de commentaires »

The Count of the Old Town

C’est un film relativement important dans l’histoire du cinéma suédois. Pas tant pour ses qualités intrinsèques, que pour la présence d’une toute jeune demoiselle nommée Ingrid Bergman, qui fait ici ses premiers pas devant une caméra. Elle y est d’ailleurs charmante, souriant beaucoup et sans arrière-pensée face à l’amour qui se présente à elle sous les traits d’un homme mystérieux…

L’histoire se déroule dans la « vieille ville » de Stockholm, un quartier pas franchement mal famé, mais très populaire, devant la caméra des deux réalisateurs (qui tiennent aussi deux des rôles principaux) qui choisissent l’angle de la comédie. Certaines images, certaines situations, soulignent bien la précarité de ces hommes sans travail, qui trompent l’ennui dans l’alcool, qu’ils passent la plus grande partie de la journée à essayer de trouver, et de déguster à l’abri des regards de la police, omniprésente.

C’est dans ce contexte que débarque un étranger qui semble cacher un secret. Serait-ce le voleur de bijoux qui sévit depuis des mois ? C’est la question que se posent les habitants du quartier, sans trop se prendre la tête sur le sujet. Car l’étranger, en plus d’être un camarade franchement sympathique, semble distribuer les coups de pouce autour de lui : un tuyau gagnant sur une course pour l’un, un boulot stable pour l’autre… et l’amour pour Ingrid dont les grands yeux succombent dès le premier regard.

Tant pis pour la dimension sociale, qui ne va jamais bien loin : The Count of the old town est une œuvrette légère et agréable, à défaut d’être hilarante ou révolutionnaire. Et puis les images sont belles, avec un soin apporté à chaque plan, particulièrement bien construit. On sent que les réalisateurs se sont appliqués pour chacun de ces plans, sans réussir toutefois à créer une vraie fluidité. D’où l’impression, par moments, de feuilleter un storyboard plutôt que de regarder un film totalement abouti. Mais tout ça se voit avec un certain plaisir.

L’Assaut – de Pierre-Jean Ducis – 1936

Posté : 5 novembre, 2017 @ 8:00 dans 1930-1939, DUCIS Pierre-Jean | Pas de commentaires »

L'Assaut - Ducis

Pas inintéressant, mais pas enthousiasmant non plus ce petit film (par la durée en tout cas : à peine 1h10) adapté d’une pièce d’Henri Bernstein. « L’assaut », c’est celui de la meute, ces forces contraires qui apparaissent pour tenter de mettre à terre un homme qui a voulu s’élever au-dessus des autres, dixit l’homme en question : Charles Vanel, excellent comme toujours en député en pleine ascension qu’un article de presse vient diffamer.

C’est l’éternelle histoire du doute qui s’instille lorsqu’une accusation, même infondée, vient salir le plus honnête des hommes. Le doute qui circule sur les terrasses des bistrots où l’on commente l’affaire, mais aussi celui que le diffamé lit dans le regard de ses proches. Digne mais ébranlé, Charles Vanel apporte un mélange de force tranquille et de fragilité menacée à son personnage.

Mais c’est dans une sorte de parenthèse dans l’histoire qu’il se montre le plus émouvant : lorsque la jeune femme qu’il croyait destinée à son fils déclare son amour pour lui, homme vieillissant résigné depuis longtemps à vivre dans le souvenir de son épouse décédée depuis des années. Entre l’actrice Alice Field et lui se passe alors un très beau moment de cinéma, assez bouleversant.

Décidément très dans l’air du temps 80 ans et deux républiques après sa sortie, le film évoque aussi les rapports parfois troubles entre le monde politique et la presse, avec Alerme en patron de l’organe de presse officiel d’un parti politique, qui clame haut et fort une pseudo neutralité qui ne trompe personne.

The Silver Cord (id.) – de John Cromwell – 1933

Posté : 1 novembre, 2017 @ 8:00 dans 1930-1939, CROMWELL John | Pas de commentaires »

The Silver Cord

On sent bien que ce petit mélo pré-code est adapté d’une pièce de théâtre. A l’exception d’une première scène joliment naïve, qui nous présente le couple vedette formé par Irenne Dunne et Joel McCrea, toute l’action du film se déroule dans la grande demeure familiale de la maman de Joel, où ce dernier revient après deux ans d’absence pour présenter sa jeune épouse.

Pourtant, l’impression de théâtre filmé n’apparaît que de loin en loin. Car si la mise en scène de Cromwell est globalement très anonyme, il y a là un rythme imparable, et de beaux interprètes qui donnent une intensité remarquable au film. Les actrices, surtout, sont formidables : Irenne Dunne en femme moderne (pensez, elle est scientifique, mariée, et enceinte !) et volontaire, et Frances Dee en femme bafouée, aussi belle que bouleversante. C’est d’ailleurs sur le tournage de ce film, où elle interprète sa belle-sœur, que Frances Dee rencontre Joel McCrea, ces deux-là ne devant plus être séparé que par la mort.

Pour une fois, la romance est plus… romanesque sur le plateau qu’à l’écran. Parce que le film est d’une cruauté inattendue, avec des rôles masculins (McCrea et son frère, joué par Eric Linden) incroyablement dépourvus de caractères, totalement castrés par une mère dévorante, manipulatrice, tellement odieuse qu’elle en est réjouissante. C’est Laura Hope Crews, la « tante Pittypat » d’Autant en emporte le vent, absolument glaçante dès sa première apparition. Mais pas dans le registre habituel des méchantes belle-mères de cinéma : elle aborde des faux-semblants d’empathie, qui dissimulent (de plus en plus mal) une cruauté rare.

Voir un tel personnage de mère n’est pas si courant dans le cinéma américain, et le film n’atténue jamais le trait, jusqu’à un final qui laisse une sacrée amertume.

La Ruée (American Madness) – de Frank Capra – 1932

Posté : 28 octobre, 2017 @ 8:00 dans 1930-1939, CAPRA Frank | Pas de commentaires »

La Ruée

Le Capra de La Vie est belle s’annonce déjà clairement avec cette « comédie sociale », l’une des premières à aborder frontalement le thème de la Grande Dépression, dans laquelle l’Amérique était alors plongée. Elle le fait à la manière si typique de Capra : avec une sincérité, une bonté, et une foi en l’être humain qui flirteraient avec la naïveté si ce n’était pas aussi enthousiasmant.

Comme dans ses grands classiques à venir, Capra met en scène des idéalistes et des cyniques, qui s’affrontent sur l’hôtel de l’argent. A quoi sert-il cet argent ? A se faire fructifier, ou à tirer le meilleur de chacun ? C’est en gros la question que s’opposent les dirigeants de la banque au cœur du film. Et la question de savoir qui aura le dernier mot ne se pose pas vraiment. Walter Huston, banquier au grand cœur (il connaît chacun de ses employés par son prénom, c’est un signe), est un homme de foi.

Pas un mystique, non : Capra lui-même n’a rien d’un religieux. Mais un homme qui a foi en son prochain. Comme Capra, qui assène son message avec force : c’est l’individu qui pourra sortir le pays de sa torpeur, pas la masse, inhumaine et décérébrée. Il y a une scène notamment, qui résume bien ce que dit le film de l’être humain : ce moment où un ami du banquier au bord de la ruine, bientôt suivi par d’autres, traverse la foule en colère, comme à contre-courant, pour aller déposer son argent et faire ainsi un acte de foi.

Cette scène est visuellement et émotionnellement très forte, Capra y visualisant parfaitement l’opposition entre l’individu dans ce qu’il a de plus grand, et la masse dans ce qu’elle a de plus informe. Un thème que l’on retrouve dans une grande partie de son oeuvre. La Ruée n’a certes pas la perfection de ses grands films avec James Stewart ou Gary Cooper, mais il y a quelque chose de très beau à voir le réalisateur tracer ce sillon qu’il creusera film après film, avec une sincérité qui ne se démentira jamais.

Le film est court (moins d’une heure quinze) et mené à un rythme impressionnant. Et Capra y confirme une nouvelle fois son génie visuel, avec cette manière qu’il a de filmer la foule, mais aussi les grands espaces vides. La séquence du braquage est ainsi particulièrement réussie, avec ce halo de lumière qui met en valeur l’obscurité, et le danger qu’elle dissimule. Il y a aussi un moment absolument génial, qui relève à la fois du drame social et de la pure comédie : la propagation de la rumeur selon laquelle la banque est ruinée. Capra la visualise par une succession rapide de gros plans sur le principe du téléphone arabe. C’est drôle, inventif, et d’une remarquable rapidité. Du pur Capra, donc.

Zéro de conduite – de Jean Vigo – 1933

Posté : 20 octobre, 2017 @ 8:00 dans 1930-1939, VIGO Jean | Pas de commentaires »

Zéro de conduite

Après deux courts métrages documentaires muets, Jean Vigo passe à la fiction, mais pas encore tout à fait au long (pour ça, il faudra attendre son film suivant, et ultime, L’Atalante) : Zéro de conduite, qui marque clairement une date dans le cinéma français, n’excède pas les trois quarts d’heure.

Comme dans ses premières expériences derrière la caméra, Vigo continue à inventer un langage qui lui est propre, à la fois très ancré dans la réalité, et tellement expérimental qu’il en devient poétique. Tellement ancré dans la réalité, qu’il y a dans Zéro de conduite des aspects de cinéma vérité, et surtout, en germe, à peu près tout ce qui fera trente ans plus tard la Nouvelle Vague.

C’est ce mélange qui fait toute la singularité du cinéma de Vigo : cette impression de toucher la réalité des choses, dans une oeuvre formellement audacieuse, qui se permet toutes les expérimentations techniques, et toutes les dérives surréalistes.

Zéro de conduite est ainsi le portrait sans fard d’enfants quasiment surveillés, dans un internat aux règles trop strictes, voire castratrices. Mais on y voir aussi un surveillant (Jean Dasté), qui se met à imiter Charlot dans la cour sans raison véritable. Un ballon qui disparaît comme par magie. Ou encore, dans une séquence joliment poétique, un dessin qui s’anime sur une feuille de papier.

Dans le même temps, le film ose aborder des thèmes durs, parfois frontalement, parfois à mi-mots. L’un des professeurs est ainsi un être libidineux au comportement pour le moins suggestif, dont la manière de caresser la main ou la tête de l’un des élèves (visiblement une fillette, mais présentée comme un garçon) fait plus que simplement évoquer la pédophilie.

Cette jeunesse dont parle le film, avec des moments de légèreté feinte, s’apparente quasiment à une génération sacrifiée, privée des plaisirs enfantins par des adultes trop étouffants, et par l’extrême cruauté des rapports humains. Vigo a sans doute mis beaucoup de sa propre jeunesse difficile dans ce film, interdit pendant près de quinze ans : Zéro de conduite n’est sorti en salles qu’après la guerre, en 1946.

Courrier Sud – de Pierre Billon – 1936

Posté : 19 octobre, 2017 @ 8:00 dans 1930-1939, BILLON Pierre | Pas de commentaires »

Courrier Sud

Ce n’est pas le premier film adapté de Saint-Exupéry (Vol de Nuit est sorti en 1933). Ce n’est pas non plus la première fois que Saint-Ex participe personnellement à un projet cinématographique (il a écrit le scénario original de Anne-Marie, film de Raymonde Bernard). En revanche, c’est la première fois que l’écrivain adapte lui-même l’un de ses romans. C’est à lui aussi qu’on doit les très beaux dialogues du film.

Courrier Sud s’inscrit dans une grande tradition du cinéma français. Une double tradition, même : celle des “films africains”, typique de ce “bon temps des Colonies” où, déjà, il semble qu’on n’était pas totalement dupe. Il y a bien des méchants sauvages, mais les gentils blancs chargés de défendre des déserts pleins de rien, ont quelque chose de profondément pathétique : notons d’ailleurs le beau personnage de Raymond Aimos en chef de fort, seul blanc échoué là, à des centaines de kilomètres de la première ville.

Autre tradition : celle de la glorification des pionniers de l’aviation bien sûr, dont Saint-Ex était : ceux qui risquaient leur vie pour acheminer le courrier et ouvrir une voie aérienne en des temps troubles, et avec une mécanique encore balbutiante. En 1936, c’est déjà un autre temps, comme le dit Saint-Ex en voix off dans l’introduction, mais un temps qui remontait alors à une dizaine d’années seulement, et auquel Joseph Kessel a consacré des pages magnifiques dans sa biographie de Mermoz.

Le héros, c’est Pierre Richard-Willm, sorte d’ancêtre de Lambert Wilson : même phrasé, même port altier, même nez solide. Un pionnier de l’aviation, donc, qui assure le transport du courrier sur la côte Ouest de l’Afrique, et qui n’attend qu’une chose: pouvoir passer quelques jours à Paris auprès de sa maîtresse. Sauf que son cousin, qui a accepté de le remplacer pour son dernier vol, s’est écrasé quelque part, et qu’il est introuvable depuis…

Il est beaucoup question du sens devoir et du sacrifice de ces hommes, véritables figures tragiques. Le film dit aussi beaucoup de la place de la femme dans cette société là, comme si les pionniers de l’aviation devaient ouvrir la voie aussi à l’émancipation des femmes. Et l’aventure est aussi trouble et dangereuse que celle des pilotes, comme le souligne la manière dont Charles Vanel, impressionnant et glaçant, « dresse » sa femme à la fin du film. Ou le personnage même de cette femme enfant, qui vit autant avec l’espoir d’une existence plus belle, que dans le regret de son enfance envolée. La figure du pilote ressemble alors presque à un fantasme enfantin.

Un beau film, passionnante et d’une remarquable fluidité, bien de son époque, mais d’une lucidité qui continue à frapper 80 ans plus tard…

Gibraltar – de Fedor Ozep – 1938

Posté : 18 octobre, 2017 @ 8:00 dans * Espionnage, 1930-1939, OZEP Fedor | Pas de commentaires »

Gibraltar

Des bateaux anglais explosent au large de Gibraltar pour une raison inconnue. Un agent britannique est chargé d’en découvrir la cause, sauf qu’il est arrêté pour trahison. Vraiment ? Cette histoire assez classique d’agent double dans une Europe à l’aube de la guerre est un faux suspense auquel Ozep ne croit pas vraiment, et qu’il évacue très vite : l’officier n’a trahi qu’en façade, pour mieux intégrer l’association d’espions à la solde d’une puissance étrangère malfaisante, association dirigée par Erich Von Stroheim.

Un Von Stroheim très impliqué (ce qui est quand même loin d’être toujours le cas). L’ancien génie reconverti dans la panouille est excellent, apportant une pointe d’humanité à son rôle de grand méchant. Les adieux qu’il fait à sa belle, qu’il laisse partir par amour pour elle, sont particulièrement beaux.

Il est en tout cas à la fois plus intense et plus contrasté que le héros incarné par Roger Duchesne, assez fade, et pas seulement en comparaison. Un personnage dont on se demande même comment il peut rendre aveugles à ce point les deux femmes du film : la « vraie » fiancée pas si confiante jouée par Yvette Lebon, et surtout la danseuse exotique qu’incarne Viviane Romance, espionne amoureuse dont l’ultime scène est assez magnifique. C’est à elle que l’on doit d’ailleurs l’un des moments les plus originaux du film, que n’aurait pas renié Hitchcock : alors qu’elle est sur scène pour son numéro de danse, elle communique en plein spectacle en délivrant ses messages en morses avec ses castagnettes. Un message qui prend des allures tragiques dans son dernier numéro.

Le meilleur, ce sont les partis pris souvent extrêmes de Fedor Ozep. Sans doute contraint par son budget, il filme constamment les à-côtés, ou les coulisses. Du drame inaugural du film, on ne voit ainsi qu’une discussion très amicale dans les antres d’un bateau, entre deux machinistes à propos d’une souris, avant l’explosion d’une maquette qui ressemble furieusement… à une maquette (encore une influence du sieur Hitchcok ?). Pourtant, cette simplicité et cette économie de moyen renforce l’émotion.

C’est le cas aussi lors du sabotage suivant. Du bateau qui coule avec ses 2000 hommes à bord, on ne verra rien, on n’entendra rien, si ce n’est les messages échangés en morses et à distance. Et ça fonctionne : la tension est alors extrême.

Murder on a Bridle Path (id.) – de Edward Killy et William Hamilton – 1936

Posté : 7 octobre, 2017 @ 8:00 dans 1930-1939, HAMILTON William, KILLY Edward, POLARS/NOIRS | Pas de commentaires »

Murder on a bridle path

Edna May Oliver ayant quitté la RKO, c’est Helen Broderick qui reprend le tailleur strict de l’instit/détective Hildegarde Withers, toujours flanquée du flic Oscar Piper/James Gleason. Moins dans la dérision, moins dans l’excès, l’actrice interprète cette pseudo Sherlock Holmes beaucoup plus au premier degré. Pas sûr qu’on y gagne vraiment.

Le film perd de fait en humour décalé, même si on a droit à quelques répliques savoureuses (« So the murderer was in jail at the time of the murder ! »). Et le personnage rentre un peu dans le rang. Pour le reste, ce quatrième film de la série respecte scrupuleusement le cahier des charges, avec son lot de fausses pistes et de rebondissements inattendus.

Des deux réalisateurs, difficile de savoir qui a tourné quelles scènes. Le fait est que tout n’est pas du même niveau, avec quelques séquences sans grand relief, et d’autres plus mémorables, comme la scène d’ouverture, qui joue d’emblée avec les faux semblants avec ce personnage dont on croit qu’il va sortir une arme, mais ne brandit qu’un billet. Ou le gros plan très inquiétant sur le visage du tueur, visage fou dont la fureur est soulignée par un jeu d’ombres qui rappelle les classiques du film d’horreur. Pas mal, pour une telle série B.

* Voir aussi : Murder on a blackboard et Murder on a honeymoon.

Murder on a honeymoon (id.) – de Lloyd Corrigan – 1935

Posté : 6 octobre, 2017 @ 8:00 dans 1930-1939, CORRIGAN Lloyd, POLARS/NOIRS | Pas de commentaires »

Murder on a honeymoon

Hildegarde Withers, vieille fille un peu guindée, institutrice désœuvrée, et détective à ses heures, prend l’avion pour des vacances sans doute méritées. Guess what : à l’atterrissage, on découvre que l’un des passagers est mort, assassiné sans doute. Mais par qui ?

Edna May Oliver incarne pour la troisième fois, la dernière, le personnage créé par Stuart Palmer. Et comme toujours (on se souvient de Murder on a blackboard), c’est elle le principal intérêt de ce pu whodunit. Elle, sa truculence, son physique improbable et sa manière d’occuper l’espace, et le duo qu’elle forme avec Oscar Piper, le policier que joue James Gleason dans tous les films de la série.

Pur whodunit, donc, qui ne s’embarrasse pas de quelque problème de psychologie : il n’y en a aucune trace, juste le plaisir de dénouer le vrai du faux, d’aller d’une fausse piste à une autre, pour résoudre l’énigme au tout dernier moment. Et forcément, c’est du côté du coupable le plus improbable qu’il faut chercher.

Pas de grande surprise, donc, dans ce scénario co-écrit par Robert Benchley (comédien plutôt drôle qui n’apparaît pourtant pas à l’écran), mais une légèreté qui fait mouche, et un rythme impeccable.

* Voir aussi : Murder on a blackboard et Murder on a Bridle Path.

Rockabye (id.) – de George Cukor – 1932

Posté : 4 octobre, 2017 @ 8:00 dans * Pre-code, 1930-1939, CUKOR George | Pas de commentaires »

Rockabye

Un Cukor première période, séduisant mais sans surprise : l’un de ces films pre-code qui racontent l’histoire tragique d’une jeune femme que le destin et la société n’épargnent pas. On a vu ça souvent (y compris cette même année, avec le très beau Amour défendu de Capra), et celui-ci n’est pas le plus inoubliable de tous. Pas le pire non plus d’ailleurs : Constance Bennett y est très bien en jeune comédienne dont la liberté affichée lui attire les foudres des bien-pensants, en l’occurrence des responsables d’un orphelinat qui lui retirent la garde d’une fillette qu’elle voulait adopter.

C’est le début de nombreux malheurs, tous basés sur l’illusion du bonheur à portée de main (notamment avec le toujours sympathique Joel McCrea), mais qui manquent d’un lien. Le film fonctionne bien, grâce à ce beau personnage de femme sacrificielle, mais le scénario échoue à trouver un vrai fil conducteur autre que ses malheurs qui s’accumulent.

Restent de très beaux moments indépendants les uns des autres, comme ce craquant « I like you » avec les jolis yeux de biche de Constance qui dévorent l’écran. Ou ce réjouissant personnage de mère alcoolique et faussement indigne (joué par Jobyna Holland, grande dame du théâtre) typique de cette période d’avant l’application du code Hayes. Des petits moments épars qui suffisent à assurer le plaisir.

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