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Archive pour la catégorie 'TÉLÉVISION'

Alfred Hitchcock présente : Le Crime parfait (Alfred Hitchcock presents : The Perfect Crime) – d’Alfred Hitchcock – 1957

Posté : 26 avril, 2011 @ 9:10 dans 1950-1959, COURTS MÉTRAGES, HITCHCOCK Alfred, TÉLÉVISION | Pas de commentaires »

Alfred Hitchcock présente : Le Crime parfait (Alfred Hitchcock presents : The Perfect Crime) - d'Alfred Hitchcock - 1957 dans 1950-1959 alfred-hitchcock-presente-le-crime-parfait

81ème épisode de la série Alfred Hitchcock présente, The Perfect Crime est le huitième tourné par Hitchcock lui-même (le second de cette troisième saison). Ce n’est d’évidence pas le meilleur, même si on retrouve une thématique que le cinéaste avait explorée, avec beaucoup plus de réussite, dans La Corde, dix ans plus tôt : celui de la fascination pour ce qui pourrait être un crime parfait (le thème apparaissait aussi en filigrane, avec le jeu innocent mais morbide du père et de son voisin dans L’Ombre d’un doute).

Mais on ne retrouve pas grand-chose du génie d’Hitchcock dans ce long dialogue entre un détective et un avocat, coupé par un tout aussi long flash-back. On cherche en vain cette touche éclatante qui fait de la majeure partie de ses films des monuments du 7ème art.

Le principal plaisir du film consiste à voir Vincent Price interpréter une espèce de Sherlock Holmes moderne, tout aussi sûr de son talent que le héros de Conan Doyle, mais à la part sombre beaucoup plus marquée. Détective infaillible, il reçoit la visite d’un avocat dont le client a été exécuté par la faute du détective, et qui vient avec, affirme-t-il, la preuve que ce dernier a fait une erreur, et a fait condamnée la mauvaise personne. Une preuve que le détective n’est pas prêt à recevoir de bon cœur…

Alcoa Premiere : Tacle aux crampons (Alcoa Premiere Theater : Flashing Spikes) – de John Ford – 1962

Posté : 21 mars, 2011 @ 11:27 dans 1960-1969, FORD John, STEWART James, TÉLÉVISION, WAYNE John | Pas de commentaires »

Alcoa Theatre Tacle

C’est le dernier film réalisé par Ford pour la télévision. Le cinéaste n’a jamais fait le bégueule face au petit écran, pour lequel il a signé notamment un court métrage pour la série anthologique Screen Directors Playhouse (Rookie of the Year) et un épisode de la série western Wagon Train, dont la vedette était son acteur fétiche, Ward Bond. Flashing Spikes inaugurait la seconde saison de Alcoa Premiere Theater, un show présenté par Fred Astaire : chaque semaine, l’acteur introduisait un nouveau film de 52 minutes dans un décor approprié.

Curieusement, Flashing Spikes est l’occasion pour Ford de replonger dans l’univers du base ball, le sport national américain, qu’il n’avait vraiment abordé que dans Rookie of the Year, et jamais pour le grand écran. La comparaison ne s’arrête pas là : les deux films mettent tous les deux en scène un jeune joueur à l’avenir prometteur, une ancienne gloire du sport dont la carrière a été brisée par un scandale, et un journaliste qui joue un rôle important.

Le journaliste, ici, c’est Carleton Young, grand acteur fordien des dernières années, scribouillard haineux et détestable (mais Ford s’empresse de préciser que la plupart des journalistes sont des professionnels passionnés et sérieux !), spécialiste du base-ball qui déteste ce sport et ceux qui le pratiquent. Le moteur du film est sa volonté de ruiner la réputation d’un jeune joueur (Patrick Wayne, le fiston), en l’accusant de toucher des pots de vin, et de fricoter avec un ancien champion accusé de s’être lui-même laissé acheter.

Ce vieux briscard, c’est James Stewart, qui s’amuse à se vieillir en chaussant d’immenses lunettes, alors qu’il est déjà visiblement trop vieux pour le rôle. Mais c’est James Stewart, et il est forcément excellent, même si on ne croit à aucun moment en sa culpabilité.

Le récit est cousu de fil blanc, mais sa construction en un long flash back est assez audacieuse : il faut de longues minutes pour qu’on comprenne tous les tenants et aboutissants de cette histoire. Léger et plutôt inconséquent, ce film mineur dans l’immense œuvre fordienne se regarde avec un plaisir gourmand, succession de petits moments savoureux (comme cette apparition surprenante de John Wayne en sergent arbitre odieux d’une partie de base-ball improvisée en pleine guerre de Corée). Après le très sombre L’Homme qui tua Liberty Valance, Ford s’offre une parenthèse sur un thème et un ton bien plus légers. Savourons…

Wagon Train : The Colter Craven Story / Le Fond de la bouteille (The Colter Craven Story) – de John Ford – 1960

Posté : 9 mars, 2011 @ 10:41 dans 1960-1969, BOND Ward, CARRADINE John, COURTS MÉTRAGES, FORD John, TÉLÉVISION, WAYNE John, WESTERNS | Pas de commentaires »

Wagon Train : The Colter Craven Story / Le Fond de la bouteille (The Colter Craven Story) - de John Ford - 1960 dans 1960-1969 wagon-train-the-colter-craven-story

Pas bégueule pour deux sous, Ford ne dédaignait pas la télévision, pour laquelle il a travaillé à plusieurs reprises à cette époque, se pliant volontiers aux contraintes du petit format (en durée et en terme d’écran), des budgets restreints, et du cadre bien défini des séries télévisées. Sa participation à la série western Wagon Train semblait doublement incontournable : parce que la série est très directement inspirée du Convoi des Braves, réalisé par Ford en 1950 ; et parce que le héros de cette série au long cours (283 épisodes, tout de même), le major Seth Adams, chef d’une caravane qui traverse les grandes étendues américaines, est interprété par le plus fordien des acteurs fordiens : Ward Bond.

The Colter Craven Story est d’ailleurs important dans la filmographie de Ford, puisque c’est la toute dernière fois que le réalisateur dirige Bond : l’acteur est emporté par un cancer le 5 novembre 1960, trois semaines avant la diffusion de l’épisode à la télévision américaine.

Mais l’intérêt de ce petit film très joliment réalisé dépasse largement le contexte émotionnel du tournage : The Colter Craven Story est un vrai film de Ford, et n’a rien de mineur dans sa filmographie.

On y retrouve un personnage qui l’a déjà influencé à plusieurs reprises : celui d’un médecin dont les talents sont gâchés par l’alcool (déjà vu dans Hurricane, La Chevauchée fantastique ou La Poursuite infernale). Ce médecin offre à l’excellent Carleton Young l’un de ses très grands rôles fordiens, un an après sa prestation inoubliable dans Les Cavaliers.

Les acteurs de Ford sont d’ailleurs omniprésents : outre Young et Bond, on croise ainsi Anna Lee (dans un très joli rôle), Ken Curtis (en fils à papa un peu con et très fougueux), Hank Worden, Mae Marsh, Jack Pennick (une nouvelle fois en uniforme), et même John Wayne dans une apparition très furtive (il interprète le rôle du général Sherman). Et puis il y a John Carradine, en despote local, qui marque ce court film de sa présence, le temps d’une unique scène.

Mais ce qu’il y a de plus enthousiasmant dans ce film, c’est la manière dont Ford contourne ouvertement la thématique qui lui est imposée. Sans la mettre totalement de côté, non : on a bien droit aux habituelles scènes de caravane de la série. Mais il ajoute à son récit principal un flash back assez improbable dont le héros n’est autre que le futur président des Etats-Unis, Ulysses S. Grant. Ford n’a jamais caché son désir de consacrer un film au personnage. Curieusement, c’est au cœur d’un énième épisode d’une série formatée qu’il concrétise ce souhait qui lui tenait tant à cœur…

Les Experts : Jusqu’au dernier souffle 1 & 2 (CSI : Grave Danger 1 & 2) – de Quentin Tarantino – 2005

Posté : 14 février, 2011 @ 10:44 dans 2000-2009, CURTIS Tony, TARANTINO Quentin, TÉLÉVISION | Pas de commentaires »

Les Experts : Jusqu’au dernier souffle 1 & 2 (CSI : Grave Danger 1 & 2) – de Quentin Tarantino – 2005 dans 2000-2009 les-experts-jusquau-dernier-souffle

Grand fan de la série, Tarantino accepte de passer derrière la caméra pour clore la cinquième saison, avec ce double épisode particulièrement tendu. On a vu des cinéastes perdre leur personnalité en se mettant au service d’un show bien installé. Pas Tarantino : il respecte bel et bien tous les codes de la série, mais y ajoute une touche très personnelle, qui n’est pas sans surprendre, surtout au début de la première partie. On y retrouve le goût du réalisateur pour les conversations un peu vaines autour de la contre-culture, un ton décalé, et un penchant pour les longues loghorées verbales… Voir des personnages que l’on connaît par cœur, comme Gil Grisson (génial William Petersen) évoquer le cow-boy Roy Rogers peut étonner, mais on est rapidement séduit par cette Tarantino’s touch dans un univers aussi familier.

Le cinéaste de Kill Bill nous refait le coup de l’enterré vivant. Et c’est une nouvelle fois très réussi. Il faut dire que George Eads, l’interprète de Nick Stokes, révèle une puissance insoupçonnée jusqu’à présent. Tous les acteurs, d’ailleurs, sont à leur avantage : ils prennent visiblement un immense plaisir à se faire diriger par Tarantino himself. Et franchement, on les comprend.

Fidèle à son habitude, aussi Tarantino ressuscite quelques gloires passées, pour des apparitions tantôt anecdotiques (Tony Curtis en vieil ami de Sam Brown, pour un clin d’œil assez jubilatoire à Certains l’aiment chaud, sans aucun rapport avec l’intrigue), tantôt cruciales (John Saxon en père colère explosif).

Ce double épisode n’ajoute rien à la gloire de Tarantino, et ne révolutionne pas non plus le déroulement du show. Mais il marque indéniablement l’histoire de cette décidément excellente série.

Premier amour (Pierwsza milosc) – de Krzysztof Kieslowski – 1974

Posté : 8 février, 2011 @ 4:43 dans 1970-1979, DOCUMENTAIRE, KIESLOWSKI Krzysztof, TÉLÉVISION | Pas de commentaires »

Premier amour

Documentaire ou fiction ? Premier amour n’est ni vraiment l’un, ni vraiment l’autre. C’est en tout cas un parfait film de transition pour le jeune Kieslowski, entre son passé de documentariste et ses films de fiction à venir. La narration est clairement celle d’une fiction, mais il n’y a dans ce moyen métrage d’à peine une heure aucun ressort dramatique marqué. Les deux personnages principaux vivent, simplement, les débuts de leur vie d’adulte devant une caméra qui les filme au plus près. A travers eux, c’est toute la société polonaise de l’avant-Solidarnosc qui apparaît avec toutes ses difficultés, tout son mal de vivre.

Le mariage des deux tourtereaux n’a ainsi rien d’une grande fête où la musique et l’alcool coulent à flots. C’est plutôt une triste cérémonie rituelle qui marque le passage à l’âge adulte, le début d’un parcours personnel dont peu de personnes sortent comblés : durant ce mariage, les parents du jeune couple lui souhaitent « une meilleure vie que celle que j’ai eue ». Visiblement sans trop y croire. L’avenir n’est pas rose dans la Pologne des années 70.

Le film donne vraiment l’impression de s’immerger dans cette société qui n’a rien de séduisante. Pourtant, on ne voit quasiment rien de la Pologne de cette époque. Ni les rues, ni les maisons, ni les passants, ou presque… Les très gros plans dévorent l’écran, à l’exclusion de tout véritable décors, ou presque. Une façade par ci, un parc pour enfants par là, guère plus… Kieslowski sait que c’est à travers les personnages et leur vérité qu’il décrira le mieux les réalités de la Pologne. Le cinéaste se tourne déjà vers la fiction pure.

Avec des non-acteurs qui jouent leurs propres rôles devant la caméra, Kieslowski signe un film visuellement très laid (y’a pas, je préfère quand même nettement La double vie de Véronique), mais étrangement fascinant, qui crée une atmosphère à la fois triste et désespérée (où est le salut ? où sont les rêves dans ce pays rongé par une administration à la Kafka, et d’énormes problèmes de logement ?), et ouvertement tourné vers l’avenir. Les enfants, les bébés même, sont omniprésents dans le film. L’avenir du pays, ce sont eux. Kieslowski ne se fait pas d’illusion sur la société dans laquelle il vit. Mais il croit visiblement en la possibilité d’un nouveau départ…

Le Cauchemar de Méliès – de Pierre Etaix – 1988

Posté : 17 novembre, 2010 @ 4:29 dans 1980-1989, COURTS MÉTRAGES, ETAIX Pierre, TÉLÉVISION | Pas de commentaires »

Le Cauchemar de Méliès

A l’occasion des cinquante ans de la mort de Georges Méliès, plusieurs cinéastes de toutes générations ont participé à un programme de courts métrages tournés pour la télévision (une commande de La Sept), à partir de scénarios écrits par Méliès lui-même. Parmi les réalisateurs : Marc Caro, Jean-Pierre Mocky… et Pierre Etaix. Ce dernier, dont le dernier film remonte à 1971, avait fait son retour à la télévision en 1987, avec l’adaptation de sa propre pièce, L’Âge de monsieur est avancé.

Le Cauchemar de Méliès, également connu sous le titre de Rêve d’Artiste, est un petit film tourné en vidéo, dans une esthétique très 80′s, mais qui évoque bien l’esprit des films de Méliès. Christophe Malavoy y interprète l’inventeur des trucages au cinéma, qui s’endort dans son atelier et rêve que la jeune femme qu’il vient de peindre s’anime, et est attaqué par un singe géant. Etaix utilise des images de King Kong, pour ce qui est autant un hommage à Méliès qu’à un certain cinéma.

Cette curiosité n’a cependant pas grand-chose à voir avec le cinéma de Pierre Etaix.

Screen Directors Playhouse : The Day I met Caruso (id.) – de Frank Borzage – 1956

Posté : 11 novembre, 2010 @ 8:13 dans 1950-1959, BORZAGE Frank, COURTS MÉTRAGES, TÉLÉVISION | Pas de commentaires »

Screen Directors Playhouse : The Day I met Caruso (id.) - de Frank Borzage - 1956 dans 1950-1959 screen-directors-playhouse-the-day-i-met-caruso

Troisième et dernier épisode réalisé par un Borzage vieillissant pour la série anthologique Screen Directors Playhouse, ce « Jour où j’ai rencontré Caruso » est un petit film charmant et plutôt agréable, mais qu’on oublie aussi vite qu’on l’a vu.

En voix off, une femme d’un certain âge raconte un épisode de son enfance : issue d’une famille de mormons très stricts où on ne rigole pas tous les jours, la petite fille faisait son premier voyage seul en train, pour retrouver ses parents, lorsqu’elle a rencontré le grand chanteur d’opéra Caruso, avec qui elle va sympathiser malgré tout ce qu’il représente : l’idée d’une certaine débauche.

Ces deux-là, bien sûr, vont s’entendre comme larron en foire, et après une bonne partie du voyage, et du film, à écouter le Caruso chanter (le malheureux acteur plaçant tant bien que mal le mouvement de ses lèvres sur le disque en play back), la petite fille verra sa vie changer radicalement : son esprit se sera ouvert aux plaisirs simples, et son père, pourtant très rigide, deviendra aussi tendre et aimant qu’un ours. Parce que, oui, un ours est tendre et aimant…

On retrouve aussi, dans The Day I Met Caruso, une courte scène qui renvoie au premier court métrage tourné par Borzage pour la télé, Day is done : lors d’un arrêt du train en gare, Caruso réchauffe le moral des troupes en partance pour le front, en leur chantant une chanson. La musique contre la barbarie de la guerre, Borzage nous avait déjà fait le coup…

Screen Directors Playhouse : A Ticket for Thaddeus (id.) – de Frank Borzage – 1956

Posté : 2 novembre, 2010 @ 3:43 dans 1950-1959, BORZAGE Frank, COURTS MÉTRAGES, TÉLÉVISION | Pas de commentaires »

Screen Directors Playhouse : A Ticket for Thaddeus (id.) - de Frank Borzage - 1956 dans 1950-1959 screen-directors-playhouse-a-ticket-for-thaddeus

Deuxième des trois courts métrages que Borzage a réalisé pour la série anthologique « Screen Directors Playhouse », A Ticket for Thaddeus avait tout pour plaire à un cinéaste dont l’œuvre entière est marquée par l’humanisme et le dénonciation de la guerre et des régimes totalitaires.

Le héros de ce téléfilm est un immigré polonais, installé en Amérique depuis quelques années, qui n’arrive pas à se défaire de la peur qui était son quotidien dans son pays natal, placé sous la coupe des Nazis. Au « pays », Thaddeus (Edmond O’Brien, remarquable et méconnaissable) avait été victime d’une arrestation arbitraire. Aux Etats-Unis, alors qu’il a ses papiers, et qu’il mène une vie de labeur simple mais harmonieuse auprès de sa femme, il vit dans la peur constante de l’uniforme. Une peur qui le réveille la nuit, et qui le hante au quotidien.

Lorsqu’il est victime d’un accident de la route, et que l’autre chauffeur, pourtant responsable de l’accrochage, lui met toute la faute sur le dos, il reconnaît des torts qui ne sont pas les siens, et se prépare, fataliste, à être arrêté, et condamné à une lourde peine de prison. Mais face au tribunal, où il est convoqué, il découvre la justice, l’équité, et la bonté. Bref : les Etats-Unis d’Amérique.

Le propos est un peu lourdement appuyé, certes, mais ce court métrage reste très agréable, notamment grâce à la prestation mémorable d’Edmond O’Brien.

Screen Directors Playhouse : Day is Done (id.) – de Frank Borzage – 1955

Posté : 24 octobre, 2010 @ 6:12 dans 1950-1959, BORZAGE Frank, COURTS MÉTRAGES, TÉLÉVISION | Pas de commentaires »

Screen Directors Playhouse : Day is Done (id.) - de Frank Borzage - 1955 dans 1950-1959 screen-directors-playhouse-day-is-done

Mal compris à sa sortie, mal aimé pendant des décennies, Moonrise (Le Fils du Pendu) a mis un terme provisoire à la carrière du grand Borzage : il ne tournera plus rien pendant sept ans, jusqu’à un retour modeste par la case télévision : en quelques mois, il réalise trois courts métrages pour la série anthologique Screen Directors Playhouse, à laquelle de nombreux grands ont participé, de John Ford à William Dieterle en passant par Allan Dwan.

Celui-ci est le premier des trois. On y retrouve la vision éternellement anti-militariste de Borzage, qui raconte ici l’amitié naissante entre un « bleu » et un militaire aguerri, que tout oppose, mais qui se découvrent autour d’une même passion pour la musique. La musique qui adoucit les mœurs, et réveille l’humanité des soldats les plus endurcis ? Le trait est un peu forcé, mais ce court métrage est joliment filmé, et se regarde avec un vrai plaisir.

Borzage reviendra trois ans plus tard, avec trois ultimes longs métrages.

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