Play it again, Sam

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Archive pour la catégorie 'Catégories'

Charlot artiste peintre (The Face on the barroom floor) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 12 janvier, 2011 @ 2:36 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot artiste peintre

• Titres alternatifs (VO) : The Ham Artist, The Ham Actor

• Titre alternatif (VF) : Charlot fou, Charlot peintre, Charlot cabotin, Histoire comique

Voilà un court métrage très original : Chaplin signe avec ce petit film d’une bobine l’une des premières parodies d’une œuvre littéraire, en l’occurrence la ballade « The Face upon the Floor », de Hugh Antoine d’Arcy. Un alcoolique raconte à ses camarades de beuverie pourquoi il a sombré dans l’alcool. Il était jadis un grand peintre, spécialisé dans les portraits. Mais un jour, la femme de sa vie est tombée amoureuse de l’un de ses portraits, et est partie avec le modèle. Depuis, il a cessé de peindre et oublie son chagrin dans l’alcool.

Chaplin met en image cette fable avec son personnage de Charlot, qui raconte son passé à grands coups de flash-backs. Le résultat est inégal, mais assez amusant. Le film n’est toutefois pas très drôle, si ce n’est peut-être à la fin, alors que Charlot pète les plombs et se met à dessiner le visage de la femme de ses pensées sur le sol (d’où le titre) : un portrait qui ressemble à un mauvais dessin d’enfant, que notre ivrogne favori se met à dessiner à la chaîne, dans une sorte d’extase incontrôlable. Curieux…

Charlot garçon de théâtre (The Property Man) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 12 janvier, 2011 @ 2:34 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot garçon de théâtre

• Titres alternatifs (VO) : The Roustabout, Getting his goat, Vamping Venius, The Vamping Venius, Props

• Titre alternatif (VF) : Charlot accessoiriste, Charlot dans les coulisses, Charlot monte sur les planches

C’est le premier deux-bobines dont Chaplin peut assumer totalement la paternité. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce court métrage n’est pas sorti sur les écrans dans l’indifférence générale… Plusieurs critiques ont crié au scandale devant le comportement de Charlot, homme à tout faire dans les coulisses d’un music-hall, qui passe son temps à martyriser son second. Ce qui n’est pas unique dans l’œuvre de Chaplin, sauf que l’homme en question est un vieillard un peu voûté, que Charlot s’évertue à rouer de coups, et laisse croupir durant de longues minutes sous une lourde malle. On peut comprendre les réactions des critiques de l’époque : voir ce vieil homme tout frêle s’en prendre plein la tête n’est pas la chose la plus drôle qu’on ait vu dans un film de Chaplin.

De là à crier au scandale, il y a tout de même un fossé. Et puis il faut reconnaître à ce court métrage un rythme trépidant : pas le moindre temps mort dans cette comédie qui se déroule exclusivement dans l’espace étroit d’un théâtre, entre les coulisses et la scène, les deux interagissant souvent. On y retrouve une galerie de personnages qui nous est familière, avec en particulier l’éternel costaud que Charlot finira par dominer, ici à coups d’haltères et de lance d’incendie.

Très rythmé, le film se termine dans un grand n’importe quoi, Charlot se mettant tout le monde à dos (sauf le public du théâtre, hilare, au milieu duquel on retrouve un Mack Sennett à l’air franchement ahuri), et tenant à distance tous ses adversaires à grands coups de jets d’eau.

C’est un peu discutable, mais c’est du travail propre et sans temps mort.

Merlin l’enchanteur (The Sword in the stone) – de Wolfgang Reitherman – 1963

Posté : 12 janvier, 2011 @ 9:41 dans 1960-1969, DESSINS ANIMÉS, DISNEY Walt, REITHERMAN Wolfgang | Pas de commentaires »

Merlin l'enchanteur

C’est le dernier long métrage d’animation que le père Disney verra terminé (il mourra en 1966, avant l’achèvement du Livre de la jungle), et c’est un film d’une étonnante simplicité, qui renoue avec le charme et la modestie de Dumbo, sorti plus de vingt ans plus tôt, après une série de « grands dessins animés » flamboyants et plus spectaculaire.

Ce qui frappe le plus dans ce Merlin, c’est l’absence d’un grand méchant. Face à lui, le petit Arthur ne trouve guère qu’un beau-frère plus bête que méchant, un loup plus maladroit qu’effrayant, et une sorcière curieusement sympathique. Bref, c’est un long métrage bon enfant, sans grand suspense, si enjeu. D’ailleurs, Excalibur, la fameuse « épée dans la pierre » du titre originale, est pour le moins abordée avec légèreté : la séquence au cours de laquelle Arthur retire l’épée de son socle est traitée par-dessus la jambe, comme un passage obligé qui n’intéresse pas vraiment les auteurs du film.

Ce qui les intéressent plutôt, ce sont les possibilités offertes par la magie de Merlin : Arthur transformé en poisson, Arthur en écureuil, Arthur en oiseau… Le film est conçu comme une succession de passages qui pourraient presque être indépendants les uns des autres. C’est ce qui donne un certain charme au film, mais c’est aussi ce qui fait sa limite, et en fait un « mal aimé » parmi tous les longs métrages produits par tonton Walt.

Il y a aussi dans Merlin une faute de goût comme on en a rarement vu dans l’œuvre de Disney : l’enchanteur, fatigué du manque de confiance en soi du jeune Arthur, décide de partir pour Saint Trop, et revient en bermuda et chemise à fleurs… Mouais…

Le Prince et le Pauvre (The Prince and the Pauper) – de George Scribner – 1990

Posté : 10 janvier, 2011 @ 7:46 dans 1990-1999, COURTS MÉTRAGES, DESSINS ANIMÉS, SCRIBNER George | Pas de commentaires »

Le Prince et le pauvre

Cela faisait sept ans qu’on n’avait pas vu Mickey sur un grand écran (depuis Le Noël de Mickey), et pour rattraper le temps perdu, on a droit à deux Mickey pour le prix d’un : la souris est à la fois le prince et le pauvre du titre, deux sosies qui décident d’échanger leur place, parce que la vie de l’autre doit être plus belle. Le prince pense trouver plus de liberté en vivant parmi les pauvres de son royaume, et le pauvre accepte l’échange (timidement, quand même) pensant que la vie de château serait plus douce.

Evidemment, ils se rendront compte que la vérité est bien différente de leurs fantasmes : le prince découvre un peuple exsangue, et le pauvre tombe entre les mains de l’entourage pourri du prince, et assiste à la mort du roi (cruel, cruel…).

Mais le film est une jolie réussite (qui annonce la résurrection du studio en ce début de décennie, après un long passage à vide), qui ne joue pas (trop) la carte du moralisme, mais reste un pur divertissement, joyeux et plein de rebondissements, porté surtout par un Dingo insouciant et chantant.

Après ça, Mickey restera invisible encore plus de cinq ans, avant de revenir dans une étrange tentative de séduire un public jeune dont les goûts ont changé : ce sera Mickey perd la tête (Runaway Brain).

The Tell-Tale Heart (id.) – de Jules Dassin – 1941

Posté : 10 janvier, 2011 @ 5:24 dans 1940-1949, COURTS MÉTRAGES, DASSIN Jules, FANTASTIQUE/SF | Pas de commentaires »

The Tell-Tale Heart

Un homme d’une trentaine d’années vit depuis toujours sous la coupe d’un vieillard tyrannique, qui l’a recueilli lorsqu’il avait 14 ans, et qui le considère comme un esclave, incapable de vivre seul. Totalement dépendant de lui, le jeune homme se laisse dominer et humilier depuis trop longtemps… Un soir, il entre dans la chambre du vieil homme et le tue. Mais le meurtre le hante, et les bruits de la maison lui rappellent sans cesse ceux que faisait son « maître » lorsqu’il était vivant.

C’est grâce à son travail, remarquable, sur ce court métrage (de 20 minutes) que Jules Dassin s’est fait remarquer par les producteurs, qui lui confieront dès l’année suivante les commandes de son premier long métrage, Nazi Agent. C’est incontestable : cette adaptation d’une nouvelle de Poe se distingue nettement des courts métrages de l’époque, souvent faits à la va-vite en guise de simples compléments de programme.

Dassin ne prend pas son sujet à la légère (un sujet qui évoque La Conscience vengeresse, le premier long de D.W. Griffith), loin de là, et signe un beau film d’atmosphère, qui évoque non seulement celle des œuvres de Poe, mais aussi les nouvelles fantastiques de Maupassant. C’est un petit chef d’œuvre à découvrir d’urgence.

The Tell-Tale Heart est proposé en bonus dans le beau coffret métal édité par Warner et regroupant L’Introuvable et ses six suites.

Mickey et le haricot magique (Mickey and the Beanstalk) – de Hamilton Luske et Bill Roberts – 1947

Posté : 10 janvier, 2011 @ 5:18 dans 1940-1949, COURTS MÉTRAGES, DESSINS ANIMÉS, DISNEY Walt, LUSKE Hamilton, ROBERTS Bill | Pas de commentaires »

Mickey et le haricot magique

… Et ça tombe bien (voir la notice précédente) puisque les fêtes de fin d’année et mon rôle de père de famille me font enchaîner avec ce Mickey et le Haricot magique, dont l’histoire est connue, et développée ici sans grande surprise. Pas grand-chose à dire sur ce petit dessin animé bien foutu, sans temps mort, mais sans grande originalité.

Il y a le plaisir de voir ensemble Mickey, Donald et Dingo, et surtout un face à face rigolo entre la souris et l’ogre perché dans son immense château, plutôt bien foutu. C’est sympa comme tout, mais c’est à réserver pour une soirée en famille.

Le Noël de Mickey (Mickey’s Christmas Carol) – de Burny Mattinson – 1983

Posté : 10 janvier, 2011 @ 5:17 dans 1980-1989, COURTS MÉTRAGES, DESSINS ANIMÉS, MATTINSON Burny | Pas de commentaires »

Le Noël de Mickey

En adaptant le fameux Noël de Scrooge de Dickens, les studios Disney signent tout simplement, et de loin, leur plus beau dessin animé de la décennie. Il ne s’agit que d’un court métrage (à peine trente minutes), mais d’une grande beauté visuelle. Le film condense et simplifie nettement l’histoire originale, mais le résultat reste très fort, et surtout très émouvant.

Ce n’est pas la première fois que les studios Disney utilisent des « stars maisons » pour camper des personnages de contes célèbres, mais cette fois, les noms originaux imaginés par Dickens sont tous conservés à l’identique, et le dessin animé se contente d’utiliser au mieux les caractéristiques de ses héros : Mickey, Donald, Dingo, Picsou, et même l’ogre de Mickey et le haricot magique

Vaillant, pigeon de combat (Valiant) – de Gary Chapman – 2003

Posté : 10 janvier, 2011 @ 5:02 dans 2000-2009, CHAPMAN Gary, DESSINS ANIMÉS | Pas de commentaires »

Vaillant pigeon de combat

Voilà un petit dessin animé sympathique, en ces fêtes de fin d’année. Rien de bien original, si ce n’est l’idée de départ : mettre en valeur le rôle des animaux, et en particulier des pigeons voyageurs, durant la seconde guerre mondiale. L’idée est bien traitée, et l’imagerie « films de guerre » est parfaitement retranscrite, de la France en ruines (Il faut sauver le soldat Ryan) aux batailles aériennes (tendance Les Têtes brûlées) en passant par la forteresse nazie imprenable (Quand les aigles attaquent), les références sont nombreuses et variées, et suffisent à assurer l’intérêt, pour les adultes en tout cas.

Pour les enfants, le cahier des charges est rempli, avec pas mal d’humour, de l’héroïsme, et un personnage principal dans lequel les plus jeunes peuvent facilement se reconnaître. Ça mange pas de pain, mais ça mérite d’être vu en famille.

Charlot dentiste (Laughing Gas) – de Charles Chaplin – 1914

Posté : 23 décembre, 2010 @ 12:50 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot dentiste

• Titres alternatifs (VO) : Tuning his ivories, The Dentist, Down and out, The busy little dentist

• Titre alternatif (VF) : Charlot opère lui-même

Chaplin se met en scène lui-même, et ça fourmille d’idées souvent hilarantes. Charlot jouant au dur avec un homme bien plus petit que lui ; Charlot se raccrochant aux jupes d’une jeune femme… Le film permet surtout à Chaplin de peaufiner son personnage, dont la manière de faire le fanfaron face à un colosse est franchement réjouissante (avec son regard dur, immédiatement suivi d’un coin de porte pris en plein nez ; avec aussi son chapeau qui roule le long de son bras, jusqu’à la main, un mouvement que personne, jamais, ne refera aussi bien). De perfectionner son fameux virage à 90° sur une jambe, aussi.

Au moins dans la première moitié du film, on sent bizarrement que le thème du dentiste, pourtant central, n’inspire pas particulièrement Chaplin : les meilleures scènes sont alors celles qui se passent dans la rue, ou dans la salle d’attente de ce dentiste. Et puis, dans les dernières minutes, l’inspiration de Chaplin se débride, et son génie se révèle déjà, le temps de quelques gags géniaux : Charlot, simple assistant qui se fait passer pour le dentiste, qui se met à cirer les chaussures de la jeunes femme qui vient de s’asseoir pour se faire soigner une dent… Un passage court qui n’a l’air de rien, mais qui annonce quelques-uns des plus grands moments de l’œuvre chaplinesque : lorsque les origines du vagabond ressurgissent soudainement, même lorsque le personnage s’est élevé dans la société.

Et tout ça se termine dans une grande bagarre typique des productions Keystone, mais enlevée et franchement réussie.

Charlot et le mannequin (Mabel’s married life) – de Charles Chaplin et Mabel Normand – 1914

Posté : 23 décembre, 2010 @ 12:48 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS, NORMAND Mabel | Pas de commentaires »

Charlot et le mannequin

• Titres alternatifs (VO) : The Squarehead, When you’re married

• Titres alternatifs (VF) : Charlot et Mabel en ménage, Charlot marié

A partir de ce film, son vingtième à la Keystone, Chaplin réalisera tous ses films (sauf le long métrage Tillie’s Punctured romance, que signera Sennett). Et son empreinte se sent déjà : même si Charlot et le mannequin paraît bien rudimentaire au regard des chef d’œuvre qu’il enchaînera au cours des années suivantes, le film est bien supérieur à ceux qu’il vient de tourner. Le rythme, surtout, est moins hystérique : Chaplin sait déjà qu’aller plus vite ne rend pas un gag plus drôle, et ce film, co-réalisé avec Mabel Normand, est à la fois plus posé, plus drôle, mais aussi plus écrit et inventif que les quatre ou cinq qu’il a enchaîné sous la direction de Mack Sennett.

C’est aussi l’une des rares fois où Chaplin incarne un homme marié. Il n’est pourtant pas si loin de son éternel vagabond, avec les mêmes défroques (exception faite d’un chapeau haut de forme, petite bourgeoisie oblige), la même démarche (que Mabel singe face à la caméra dans une petite séquence très drôle…), le même courage face à plus fort que lui (Mack Swain, en costaud séducteur, qui tente de séduire Mabel), et le même penchant pour l’alcool, passage obligé pour rendre crédible le moment fort du film : un affrontement désopilant entre Charlot et un punching ball, qu’il prend pour son rival.

Le film n’est pas parfait, mais contient comme ça quelques belles trouvailles, et un beau jeu d’acteur de Chaplin.

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