Play it again, Sam

tout le cinéma que j’aime

Archive pour la catégorie 'Catégories'

House of cards, saison 3 (House of Cards, season 3) – série créée par Beau Willimon – 2014

Posté : 18 mai, 2017 @ 8:00 dans 2010-2019, COLES John, DAHL John, FOLEY James, GATES Tucker, HOLLAND Agnieszka, TÉLÉVISION, WILLIMON Beau, WRIGHT Robin | Pas de commentaires »

House of cards, saison 3 (House of Cards, season 3) - série créée par Beau Willimon - 2014 dans 2010-2019 House%20of%20Cards%20saison%203_zpsgctyb0hd

Dans les deux premières saisons (ici et ici), le diabolique couple Macbeth… pardon, Underwood, gravissait l’un après l’autre les dernières marches qui le séparaient du sommet. Cette saison 3 commence au moment où ils y sont enfin, dans ce bureau ovale que Frank connaissait déjà comme invité. Cette fois, il y est chez lui, au moins temporairement. Car l’exercice du pouvoir doit aussi s’accompagner d’une conquête de l’opinion. Avec les manipulations dont le couple a le secret, et la réparation des erreurs d’hier.

Le show n’a rien perdu de son côté addictif. On pouvait craindre que l’arrivée au sommet des personnages mette un terme à l’imagination des scénaristes, ce n’est pas le cas. Et si cette nouvelle saison ébauche de très nombreuses pistes, aucune ne passe à la trappe, et toutes les intrigues s’entremêlent habilement, sans facilité et avec la même richesse. Que ce soit les rapports très conflictuels entre les Underwood et un président russe quasi-sosie de Poutine, la convalescence d’un Doug diminué et écarté (son retour sera aussi spectaculaire que glaçant), les premières décisions du président de Frank Underwood, ses manigances pour tenter d’obtenir l’investiture pour 2016…

Impossible de lister toutes les intrigues secondaires, mais l’une des grandes forces de la série, depuis ses premiers pas, repose sur les seconds rôles, nombreux et formidablement bien écrits. Pas un ne passe à la trappe, pas un n’est sous-exploité, et c’est ce qui explique en partie l’extraordinaire intensité de chacun des treize épisodes.

Mais ce sont les états d’âme de Claire qui marquent surtout dans cette nouvelle saison. Le personnage de Robin Wright est plus central que jamais. L’âme noire de Kevin Spacey baisse la garde à de brèves occasions, révélant une humanité malade et douloureuse inattendue. L’actrice passe d’ailleurs derrière la caméra, pour deux épisodes qui suggèrent joliment les failles de la nouvelle première dame. Jusqu’au drame final, qui donne furieusement envie de voir la saison 4.

LIVRE : Allan Dwan, la légende de l’homme aux mille films – collectif – 2002

Posté : 13 février, 2017 @ 8:00 dans DWAN Allan, LIVRES | Pas de commentaires »

LIVRE : Allan Dwan, la légende de l'homme aux mille films - collectif - 2002 dans DWAN Allan Allan%20Dwan%20La%20lgende%20de%20lhomme%20aux%20mille%20films_zpsmnimn0aj

Allan Dwan aurait réalisé mille films, selon la légende hollywoodienne (qui donne son titre au livre). C’est sans doute très exagéré, mais l’impressionnante filmographie réunie pour cet ouvrage dénombre toutefois 453 titres en cinquante de carrière. D’accord, les deux tiers d’entre eux sont des films d’une à cinq bobines (10 à 50 minutes environ) tournés de 1912 à 1916. N’empêche : Dwan reste l’un des cinéastes les plus prolifiques d’Hollywood, dont la carrière couvre toute la grande histoire du cinéma, de la naissance du langage cinématographique à l’apparition du cinéma parlant, des premiers longs métrages à l’âge d’or d’Hollywood, et jusqu’aux prémices du Nouvel Hollywood.

Cette hallucinante filmographie, qui semble être la plus complète et la mieux documentée jamais établie, n’est pas l’élément le moins intéressant de cet ouvrage édité à l’occasion d’une rétrospective consacrée à Dwan au festival de Locarno (en 2002). Un ensemble de textes disparates, écrits à diverses périodes, dont l’assemblage à lui seul constitue un témoignage passionnant sur l’évolution de la connaissance que le public et la critique ont (ou ont eu) de son œuvre.

Dans un article écrit quelques mois après la mort de Dwan, en 1981, le critique Jean-Claude Biette estime ainsi que le cinéaste restera surtout dans l’histoire pour le Robin des Bois avec Douglas Fairbanks, ainsi que pour Suez et Iwo Jima. Vingt ans plus tard, ces deux derniers films, aussi réussis soient-ils, seront largement éclipsés par la dizaine de films d’une extrême cohérence visuelle et thématique que Dwan tournera dans les années 50 avec le producteur Benedict Bogeaus et le chef-op John Alton, à commencer par Silver Lode et Tennessee’s Partner.

Ces films, effectivement formidables, étaient au cœur de la rétrospective de Locarno, et ont été édités à la même époque dans un excellent coffret DVD (chez Carlotta), ce qui explique largement cette réévaluation tardive. On retrouve d’ailleurs dans ce livre les critiques de tous ces films, publiées en 2002 dans Les Cahiers du Cinéma.

De ces films, il n’est pourtant question que brièvement, et de manière très parcellaire, dans le formidable entretien réalisé par Peter Bogdanovich entre 1968 et 1969, qui constitue le cœur du livre : 60 pages d’une grande densité au cours de laquelle Dwan répond longuement au question de Bogdanovich. Le cinéaste, qui n’avait plus rien tourné depuis plusieurs années, évoque avec une mémoire qui semble sans faille l’envers du décors, dévoilant de nombreuses anecdotes fascinantes.

Qu’ils soient authentiques ou enjolivés, les souvenirs de ses premières années sont des témoignages précieux de cette époque héroïque. Il y évoque ses tout premiers pas de cinéastes, les tournages improvisés et enchaînés à un rythme effréné, la manière dont il a été mordu par un crotale, l’alcool qui coulait à flot, et même des règlements de compte à l’arme feu imposés par un groupement de compagnies qui prétendait protéger son droit exclusif d’utiliser les caméras. Autant d’anecdotes qui illustrent merveilleusement l’état d’invention permanente de cette époque de pionniers.

Egalement passionnantes, ses relations avec Douglas Fairbanks et Gloria Swanson, les deux immenses stars dont il fut l’un des réalisateurs attitrés durant le muet. Cette période est d’ailleurs la plus développée par l’interviewer, qui évoque aussi longuement les années 30 de Dwan, aujourd’hui largement retombée dans l’oubli. De ses production Bogeaus, seuls Cattle Queen of Montana et surtout The River’s Edge sont mentionnés, ainsi que ses relations avec Barbara Stanwyck et Ronald Reagan. Rien sur Silver Lode ou Slighty Scarlet.

Il faut dire qu’au moment de cet entretien, Dwan était avant tout considéré un grand cinéaste du muet. Ormis ce long entretien, indispensable, les deux textes les plus passionnants sont d’ailleurs consacrés à cette période muette de Dwan, textes signés par deux spécialistes de cette époque : David Robinson avec un texte historique très documenté, et Kevin Brownlow pour une évocation plus personnelle de sa découverte du cinéaste.

Intéressant aussi, le texte du critique américain Kent Jones qui décripte un pan méconnu de l’œuvre de Dwan : ses comédies. On peut quand même reprocher à ce texte, comme à ceux des autres analystes qui tentent de trouver des thèmes au cinéma de Dwan, de ne se baser que sur une toute petite poignée de films. Un peu léger, et du coup un peu fumeux.

Mais ne serait-ce que pour l’entretien avec Bogdanovich, les textes de Brownlow et Robinson, et l’impressionnante filmographie, ce livre est une référence. Et donne furieusement envie de voir et revoir les merveilles parfois cachées que recèle cette hallucinante carrière…

Norm (Norm of the North) – de Trevor Wall – 2016

Posté : 4 février, 2017 @ 8:00 dans 2010-2019, DESSINS ANIMÉS, WALL Trevor | Pas de commentaires »

Norm (Norm of the North) – de Trevor Wall - 2016 dans 2010-2019 Norm_zpsprsi2jv2

A peu près rien à dire sur ce dessin animé taillé pour un public jeune, et visiblement jugé inapte à être bousculé ou interrogé. Cette histoire d’un ours polaire qui se rend en Amérique pour mettre à mal le projet immobilier d’un homme d’affaires au Pôle Nord est une succession de clichés, pas forcément désagréable, et qui se laisse voir sans grand ennui. Mais avec une impression constante de déjà vu.

Et même un agacement grandissant, à partir de, disons, la troisième blague scatologique. Ça pète, ça pisse, ça rote, et, non, ce n’est même pas impertinent. Juste bâclé et dépourvu de vraies idées, si ce n’est celle de faire du héros un ours capable de parler aux humains et de danser, histoire de montrer qu’il est moderne et connecté. Bof.

Columbo : Le Livre témoin (Columbo : Murder by the book) – de Steven Spielberg – 1971

Posté : 19 janvier, 2017 @ 8:00 dans * Polars US (1960-1979), 1970-1979, SPIELBERG Steven, TÉLÉVISION | Pas de commentaires »

Columbo : Le Livre témoin (Columbo : Murder by the book) – de Steven Spielberg - 1971 dans * Polars US (1960-1979) Columbo%20Le%20Livre%20tmoin_zpsixh3geb9

On pourrait essayer de voir des signes, tenter de détecter le génie du futur réalisateur de Duel ou Jaws, se dire que, quand même, le jeune Spielberg a fait sien l’univers de Columbo. On pourrait. On aurait d’ailleurs toutes les raisons de le faire : ce premier “vrai” épisode de la série (après un téléfilm réalisé en 1967 et un pilote officiel réalisé par un autre), est mené sans la moindre baisse de régime, et réserve un suspense remarquable.

Mais il s’agit bien d’un film de commande pour Spielberg, réalisateur plein de promesses qui a encore tout à démontrer. Et son talent est entièrement au service d’une machine hyper-efficace et déjà bien rodée. Le montage, la musique, l’interprétation suave de Jack Cassidy, et bien sûr le scénario qui réserve la première demi-heure à la mécanique d’un meurtre que le célèbre inspecteur devra décortiquer par la suite… Reconnaissons que rien n’annonce l’univers de Spielberg dans ce bon épisode d’une série très datée 70s mais toujours fort sympathique.

Finalement, le fait que Spielberg, dans ses débuts, ait apporté sa pierre à cet édifice, est surtout l’occasion de renouer avec cette série culte qui a bercé l’enfance de plus d’une génération.

Charlot policeman (Easy Street) – de Charles Chaplin – 1917

Posté : 22 octobre, 2016 @ 8:00 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot policeman (Easy Street) - de Charles Chaplin - 1917 dans 1895-1919 Charlot%20policeman_zpsmatres17

Titres alternatifs (VF) : Le Policeman ; Charlot ne s’en fait pas

Le film est à peine commencé, et mon fils de 4 ans m’interroge : « Pourquoi il n’a pas sa canne, Charlot ? » Ça, c’est le génie de Chaplin. Un détail, qui n’en est pas un, et c’est tout un équilibre qui est remis en question. Ce Charlot va-t-il nous faire rire ? Oui, bien sûr, mais pas que…

Ce n’est pas tout à fait la première fois que l’humour de Chaplin se teinte d’une certaine gravité. Mais jamais encore il ne l’avait fait avec un tel réalisme. Si Charlot n’a pas sa canne au début d’Easy Street, c’est parce qu’il représente plus que jamais les laissés-pour-compte, les pauvres, les malheureux. Et que son habituelle superbe n’est pas de mise.

Comme il le fera, notamment, dans The Kid, Chaplin filme des quartiers pauvres très inspirés de ceux de sa propre jeunesse, à Londres. Easy Street, c’est le symbole de ces quartiers miséreux qu’il a fréquentés si longtemps, et qui marqueront à jamais sa vie et son cinéma.

On rit, et beaucoup dans ce court métrage, mais Chaplin filme aussi la pauvreté et la misère comme il ne l’avait jamais fait. Jusqu’à mettre en scène un drogué en train de se piquer, vision d’un réalisme incroyable dans une comédie.

Audacieux et irrésistible, Easy Street est un pur chef d’œuvre, qui annonce déjà l’ambition des longs métrages de Chaplin.

Charlot patine (The Rink) – de Charles Chaplin – 1916

Posté : 21 octobre, 2016 @ 8:00 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot patine (The Rink) - de Charles Chaplin - 1916 dans 1895-1919 Charlot%20patine_zpsekegscw5

Titre alternatif (VF) : Patinage

Charlot patine fait partie de ces courts métrages dont le seul titre résume l’idée première de Chaplin : des films-concepts dont ses débuts ont été remplis. Mais Chaplin n’est plus un débutant, et son sens de la mise en scène est désormais bien affirmé, tout comme cette manière si personnelle d’associer humour et poésie.

Qu’importe l’intrigue, cette histoire très classique d’amour, de jalousie et de rancœur, tout dirige vers les deux longues séquences de patinage autour desquelles le film s’articule. Le pourquoi importe peu : c’est le comment qui enthousiasme !

Les patins au pied, le petit homme se transforme en un véritable danseur, aux mouvements si fluides qu’ils en deviennent quasiment irréels. Face à l’immense Eric Campbell et à une dizaine de patineurs en colère, il affiche une assurance et une vivacité superbes…
Tellement doué qu’il remettra le couvert vingt ans plus tard dans une séquence géniale des Temps modernes.

MUSEE : Chaplin’s World à Corsier-sur-Vevey (Suisse)

Posté : 20 octobre, 2016 @ 8:00 dans CHAPLIN Charles, MUSÉES | Pas de commentaires »

MUSEE : Chaplin's World à Corsier-sur-Vevey (Suisse) dans CHAPLIN Charles Museacutee%20Chaplins%20World_zpsmisyp6xr

Il y a quelques années, en vacances dans le coin, j’avais déjà « fait le pèlerinage » pour jeter un œil au Manoir de Ban, sur les hauteurs des rives du Lac Léman à Corsier-sur-Vevey, où Chaplin a vécu lorsqu’il s’est retrouvé banni des Etats-Unis, et jusqu’à sa mort. La maison était encore habitée par la famille Chaplin, alors, et on ne voyait pas grand-chose de la propriété. Quelques mois après, on apprenait que le domaine allait être transformé en musée dédié à Chaplin.

Son ouverture a plusieurs fois été annoncée, puis repoussée. Jusqu’au printemps dernier. Du coup, re-en vacances dans le coin, le détour s’imposait. Direction la Suisse, donc, pour un pèlerinage qui a autrement plus de gueule qu’une haie et un portail, aussi beaux soient-ils.

La découverte est magnifique. D’abord, il y a le parc, que Chaplin aimait tant, et où il a tourné des tas de films de famille, avec Oona et leurs enfants. Et surtout le Manoir lui-même, entièrement ouvert au public et totalement réaménagé avec une belle ambition : un habile mélange d’objets familiers de Chaplin (les authentiques ailes du film qu’il rêvait de tourner à la fin de sa vie), d’évocation intelligente et de mise en scène, avec statues de cire estampillées « Grévin ».

Sans doute y a-t-il plus de reconstitution que d’éléments intacts, mais cette maison est littéralement habitée. Et c’est la gorge nouée que je suis resté devant cette grande table dressée, au-dessus de laquelle sont projetés des films personnels de Chaplin. Des films de repas joyeux et pleins de vie bien sûr. Même émotion dans la chambre à coucher, où la mort plane. Ou, plus léger, devant le bureau où Chaplin a écrit ses deux derniers films, et où des notes manuscrites sont habilement disposées.

Même ma femme, qui n’est pas une admiratrice inconditionnelle de Chaplin comme moi, était gagnée par l’émotion dans ce salon où le piano jouait des airs de l’artiste. Mes enfants (4 à 11 ans) étaient sans doute moins touchés par cette émotion. Ils ont en revanche été enthousiasmés par l’autre partie du musée : un bâtiment neuf baptisé le « Studio », consacré au travail de Chaplin.

Et c’est vrai qu’il est enthousiasmant ce studio, où l’on assiste d’abord à la projection d’un film (muet) évoquant la carrière de Chaplin, et qui se fige sur une scène d’Easy Street. Alors, l’écran s’élève, et Easy Street apparaît « pour de vrai ». On se lève et on entre dans cette rue, qui ressemble à s’y méprendre à celle du film. Commence alors une fascinante déambulation sur les plateaux et dans les scènes les plus cultes de Chaplin.

Se prendre en photo dans le fameux engrenage des Temps modernes, être rasé par le barbier du Dictateur s’asseoir à côté de l’Edna Purviance de L’Immigrant, ou de la fleuriste aveugle des Lumières de la Ville, voyager dans Charlot à la banque ou Charlot s’évade, prendre la place de Chaplin sur le tournage de La Ruée vers l’Or

Un voyage assez fascinant, émaillé de clins d’œil pour initiés, comme cette grille d’égout dans laquelle est coincée un petit bâton, avec la canne de Charlot posée non loin de là… L’occasion de rejouer une scène coupée des Lumières de la Ville, petit cadeau réservé aux plus grands fans.

Un voyage qui se termine de la plus belle des manières, en rejoignant le Chaplin des Feux de la Rampe sur la scène où il va rendre son dernier beau souffle. Et c’est émerveillé, ému et enthousiasmé que l’on reprend le chemin de la France. Avec l’envie de revoir tout Chaplin !

Charlot fait du golf (???) – de Charles Chaplin – 1917 (?)

Posté : 25 septembre, 2016 @ 8:00 dans 1895-1919, CHAPLIN Charles, COURTS MÉTRAGES, FILMS MUETS | Pas de commentaires »

Charlot fait du golf (???) - de Charles Chaplin - 1917 (?) dans 1895-1919 Charlot%20fait%20du%20golf_zpsza385q0x

Ne cherchez pas dans les filmographies officielles : Charlot fait du golf n’existe pas. Cette rareté d’à peine trois minutes a été découverte dans les archives de la famille, sans que l’on sache à quoi ces images étaient destinées, ni même quand elles ont été tournées. Seule certitude : elles datent d’avant fin 1917. Outre Chaplin, le film met en effet en scène Albert Austin et Eric Campbell, et ce dernier est mort dans un accident de voiture le 20 décembre de cette année-là.

Les images qui nous sont parvenues se limitent en fait à deux scènes sur un terrain de golf : dans la première, Charlot assiste moqueur aux efforts malheureux de Campbell pour taper dans sa balle ; la seconde étant une variation sur le même thème, Austin ayant cette fois pris la place du souffre-douleur de Charlot.

Peut-être Chaplin cherchait-il l’inspiration sur ce terrain de golf… Il ne semble pas l’avoir trouvée : son vagabond se contente de quelques mimiques bien rodées, mais sans génie ni passion. Éternel perfectionniste, on peut imaginer que Chaplin s’est rendu compte qu’il n’allait nulle part avec cette ébauche de film, et qu’il est passé à autre chose. Reste une vraie curiosité, forcément indispensable pour tous les amoureux de Chaplin.

House of Cards, saison 2 (House of Cards, season 2) – série créée par Beau Willimon – 2014

Posté : 24 septembre, 2016 @ 8:00 dans 2010-2019, COLES John, FOLEY James, FOSTER Jodie, FRANKLIN Carl, TÉLÉVISION, WILLIMON Beau, WRIGHT Robin | Pas de commentaires »

House of Cards, saison 2 (House of Cards, season 2) - série créée par Beau Willimon - 2014 dans 2010-2019 House%20of%20Cards%20saison%202_zps1pj7ymyp

Après une première saison hautement addictive, on attendait cette suite avec un rien d’incertitude. Frank Underwood étant arrivé à ses fins, la série pouvait-elle tenir le rythme ? La réponse est oui. Et côté rythme, on est servi. Trop sans doute, dans le premier tiers de cette saison 2, qui frôle le trop-plein à plusieurs reprises.

On savait le héros prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut, on le savait prêt à tuer même. Mais de là à arriver à cette séquence sur le quai du métro (pas de spoiler, non)… Certes, cette scène coupe le souffle et laisse le spectateur ahuri, mais quand même, n’est-ce pas un peu too much ?

Plus encore que dans la première saison, la série multiplie les petites intrigues, et laisse pas mal de cadavres sur le bord de la route, au sens propre comme au sens figuré. Et comme dans la première saison, la série tourne entièrement autour de ce machiavélique jeu de massacre orchestré par le couple Underwood, plus glaçant que jamais, lancé dans une « partie » à moitié improvisée aux rebondissements incessants.

Et comme dans la première saison, toujours, la série fascine et dérange parce que, malgré tout, ils sont AUSSI attachants, les Underwood. Horribles, dangereux, mesquins, foncièrement mauvais, mais attachants. Un petit miracle que permet la fiction, et le talent de scénaristes et de réalisateurs qui continuent un quasi sans-faute, et qui nous balance constamment d’une émotion à l’autre, entre jouissance et écœurement.

Et, toujours, ce superbe générique qui plante à lui seul l’atmosphère d’une série d’une richesse incomparable. Et cette fois, on ne se demande même plus si la saison 3 saura être aussi addictive…

A propos de Nice – de Jean Vigo et Boris Kaufman – 1930

Posté : 15 septembre, 2016 @ 2:50 dans 1930-1939, COURTS MÉTRAGES, DOCUMENTAIRE, FILMS MUETS, KAUFMAN Boris, VIGO Jean | Pas de commentaires »

A propos de Nice - de Jean Vigo et Boris Kaufman - 1930 dans 1930-1939 A%20propos%20de%20Nice_zps6f5hll09

Premier film de Jean Vigo, ce montage virtuose d’images muettes tournées avec son complice Boris Kaufman dans les rues de Nice a été réalisé dans le cadre d’une série de films dédiés à plusieurs villes françaises. Au-delà de l’intérêt historique évident (on assiste bien aux premiers pas d’un cinéaste majeur – malgré sa très courte carrière), le film dévoile déjà le cynisme et la lucidité du jeune réalisateur.

Le film a, à première vue, un petit côté carte postale dont Vigo se joue habilement. Cette ville, il l’a découverte lors de son enfance difficile lorsque, malade, il avait été envoyé en cure dans le Sud de la France. La vision qu’il porte sur les riches oisifs qui peuplent les beaux quartiers niçois ne fait guère de doute : des contre-plongées cruelles soulignent les artifices de femmes vieillissantes trop fardées ; une série de plans successifs montre des hommes paressant sur des chaises.

Les images sont fortes, mais c’est surtout le montage qui donne le ton. Montage qui met en parallèle les riches s’abandonnant au soleil et les pauvres reclus dans des ruelles sales et privées de lumière ; ou encore une parade fleurie et festive, et le travail des petites gens qui cueillent ces mêmes fleurs en se cassant le dos. Pas toujours très délicat (surtout lorsqu’à un plan de fête répond le cortège d’un enterrement), mais diablement efficace.

Dans ce Nice, jamais les riches des cartes postales et les pauvres des bas-fonds ne se croisent. A une exception près : un plan fugitif dans lequel une femme se détourne avec un dégoût manifeste d’une mendiante qui s’approche de lui. Pas sûr que ce film soit un chant d’amour à Nice.

12345...19
 

Kiefer Sutherland Filmographie |
LE PIANO un film de Lévon ... |
Twilight, The vampire diari... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | CABINE OF THE DEAD
| film streaming
| inderalfr