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Archive pour la catégorie 'O’HARA Maureen'

Big Jake (id.) – de George Sherman (et John Wayne) – 1971

Posté : 15 février, 2017 @ 8:00 dans 1970-1979, O'HARA Maureen, SHERMAN George, WAYNE John, WAYNE John, WESTERNS | Pas de commentaires »

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Depuis la fin des années 30, c’est le western qui occupe la majeure partie de la prolifique filmographie de George Sherman, souvent dans la série B. A ses débuts, il avait d’ailleurs dirigé le jeune John Wayne dans plusieurs films (pas vus). Avec Big Jake, qui sera son tout dernier film (Wayne lui-même en dirigera d’ailleurs plusieurs scènes pour remplacer le réalisateur, malade et diminué), est donc en quelque sorte un retour aux sources : c’est par un western avec le grand Duke qu’il clôt une carrière inégale mais pleine de pépites.

Pour une fois, c’est tout de même une grosse production qu’il dirige, un film de genre certes, avec une histoire on ne peut plus simple (un homme vieillissant renoue avec sa famille lorsque son petit-fils, qu’il n’a jamais rencontré, est enlevé par une bande de tueurs), mais aussi une belle ambition. Un détail qui n’en est pas un : l’histoire se passe en 1909, à une époque où les machines se multiplient, où la voiture fait son apparition, où les styles vestimentaires évoluent, mais où les vieux cow-boys font de la résistance.

Il y a d’ailleurs un running-gag plutôt marrant : chaque personne qu’il rencontre lance à John Wayne, représentant d’un Ouest sauvage disparu, « je croyais que vous étiez mort »Big Jake, c’est la confrontation de deux mondes qui n’ont rien en commun :la figure du cow-boy à l’ancienne dans un décor en pleine mutation. Le thème n’est pas nouveau dans le western, mais il est ici central, dès un générique malin, qui confronte les nouveautés qui apparaissent sur la côte Est avec les vieilles habitudes qui persistent à l’Ouest.

Toute la première partie tourne autour de ce thème, avec la figure habituelle de John Wayne confrontée à ses deux fils, dont l’un voyage à moto, et l’autre porte un pistolet automatique, les deux étant interprétés par le propre fils de Wayne, et par celui de Robert Mitchum. Tout un symbole…

Le temps qui passe est aussi, et surtout, souligné par l’apparition de Maureen O’Hara dans le rôle de l’ancienne femme de Wayne. Vingt ans après Rio Grande ou L’Homme tranquille, elle est toujours aussi belle. Et les scènes qu’elle partage avec son partenaire de toujours sont les plus belles du film, pour ce passé que leurs face-à-face fait revivre comme par magie…

Après ce début plein de promesses, le film perd quand même beaucoup de son originalité. Maureen O’Hara disparaît de l’écran pour de bon, « remplacée » par un Indien interprété par un Bruce Cabot assez peu crédible dans un tel emploi. Et la confrontation passé/présent semble ne plus intéresser Sherman, qui se contente de signer un film d’action efficace mais classique.

Avec tout de même quelques belles figures de méchants, incarnés par Richard Boone et par quelques vieilles badernes échappés des vieux westerns de Wayne, John Agar ou Harry Carey Jr.

Le Cygne Noir (The Black Swan) – de Henry King – 1948

Posté : 5 novembre, 2014 @ 2:33 dans 1940-1949, KING Henry, O'HARA Maureen | Pas de commentaires »

Le Cygne Noir (The Black Swan) – de Henry King – 1948 dans 1940-1949 LeCygneNoir_zps080b205f

Tyrone Power torse nu, couteau entre les dents, un bandeau rouge autour de la tête, plongeant entre deux bateaux au cœur d’une bataille… Pas de doute, on est en plein dans l’âge d’or du film de pirates, dont ce Cygne Noir est l’un des fleurons. On a d’ailleurs bien droit à toutes les figures imposées du genre : des scènes d’action à couper le souffle, des combats à l’épée, une romance entre le pirate et la jeune femme de bonne famille (Maureen O’Hara, magnifique forcément), des scènes de beuverie sur la mythique île de la Tortue…

Mais Henry King, le cinéaste quasi-attitré de Power, celui qui l’a accompagné tout au long de sa carrière en lui offrant ses plus beaux rôles, King donc s’amuse tout au long du film à jouer avec les clichés pour mieux les détourner. Son héros, ainsi, est loin, très loin de l’image pure imposée par Errol Flynn quelques années plus tôt, souvent victime des manigances des puissants. Power, lui, est un vrai pirate, un authentique salaud aussi brutal et dégueulasse que le méchant désigné, une sorte de Barberousse à l’accent british interprété par un George Sanders totalement sidérant dans ce rôle à contre-emploi.

Bien sûr, le « héros » s’adoucit à mesure que le film avance, et que l’amour agit (on est à Hollywood quand même). Mais c’est pendant une scène de pillage qu’on le découvre, volant, tuant et s’enivrant comme les autres sans le moindre état d’âme. Lorsqu’il rencontre Maureen O’Hara pour la première fois, c’est à un quasi-viol d’une brutalité rare qu’il se livre, la frappant et l’assommant sans même ciller. Un homme sans grande personnalité qui plus est, qui ne choisit la voie de l’honnêteté que parce que son chef et ami le lui impose.

Là aussi, c’est un choix curieux et audacieux : confier le rôle d’un corsaire mythique et charismatique, anobli et transformé en gouverneur de Jamaïque (Henry Morgan), à Laird Cregar, acteur imposant et fascinant que l’on connaît surtout pour son personnage trouble et fragile de The Lodger (version John Brahm).

Adapté d’un roman de Rafael Sabatini (l’auteur de Scaramouche), Le Cygne noir est un film d’une vitalité impressionnante, dans la grande lignée des classiques du genre (depuis Le Pirate noir avec Doug Fairbanks), et visuellement somptueux : King nous offre notamment de magnifiques plans du soleil se couchant sur la mer calme. C’est aussi un film qui trouve le parfait équilibre entre l’action pure, un humour irrésistible et discret (dû surtout aux interprétations de Cregar et de Thomas Mitchell), et un réalisme brutal inattendu. Un grand film de pirates en tout cas.

• Le film a droit à une belle édition blue ray chez Sidonis, dans sa version restaurée, avec en bonus une présentation par Bertrand Tavernier et un court documentaire sur l’histoire du film de pirate, par Jean-Claude Missiaen.

La Taverne de la Jamaïque / L’Auberge de la Jamaïque (Jamaica Inn) – d’Alfred Hitchcock – 1939

Posté : 12 décembre, 2012 @ 1:40 dans 1930-1939, HITCHCOCK Alfred, O'HARA Maureen | 1 commentaire »

La Taverne de la Jamaïque

Hitchcock fait ses adieux à l’Angleterre avec ce film, tourné alors que son départ pour Hollywood était déjà acté. Curieux hasard : Jamaica Inn, rajouté sur son agenda après Une femme disparaît, qui devait être son ultime film réalisé en Angleterre, est une adaptation du Daphnee du Maurier, comme le sera son premier film américain, Rebecca. Egalement un film qu’il n’était pas censé tourner, puisqu’il partait à Hollywood avec le projet de réaliser un Titanic

De ce film tourné presque malgré lui, Hitchcock gardait un souvenir assez amer, affirmant même qu’il avait dû se plier aux volontés de son acteur-vedette, Charles Laughton, cabot génial qui fait de son personnage une créature abjecte et trouble, à la folie manifeste. On peut sérieusement imaginer qu’Hitchcock avait une vision sans doute plus nuancée du personnage.

Mineur, sans doute, dans l’œuvre immense du cinéaste, La Taverne de la Jamaïque n’en est pas moins une grande réussite. Un film inquiétant et fascinant, avec une poignée de séquences très mémorables.

La première scène, fabuleuse, campe le décor : les côtes escarpées des Cornouailles, au début du 19ème siècle. Et les personnages : des naufrageurs sanguinaires qui amènent les navires à s’échouer sur les rochers, avant de massacrer tous les marins jusqu’au dernier. Hitchcock filme ça presque sans parole, avec des cadrages impressionnants qui soulignent la beauté rugueuse et sinistre des lieues, et la cruauté des hommes. On n’est pas vraiment dans un conte de fée, et la sublime Maureen O’Hara (dans son premier rôle majeur), orpheline venue d’Irlande, ne va pas tarder à s’en rendre compte, découvrant que l’auberge tenue par son oncle et sa tante et le repère de cette bande de naufrageurs.

Tourné après une série de chefs-d’œuvre qui relevaient autant de la comédie que du thriller (à partir des 39 Marches), La Taverne de la Jamaïque marque une rupture de ton assez impressionnante pour Hitchcok. Preuve en est le changement de registre important que le cinéaste impose à Leslie Banks, père de famille exemplaire et vrai héros hitchcockien dans L’Homme qui en savait trop, transformé ici en brute sanguinaire dont l’humanité ne transparaît que par moments. La métamorphose est impressionnante.

Rien ne porte à rire dans cet univers presque exclusivement nocturne, balayé par le vent et les embruns. Jamais le cinéaste ne cherche à rendre l’histoire plus légère qu’elle ne l’est : son film sent le sang et l’alcool, et il ne restera pas grand-chose de l’innocence de la belle Maureen quand le mot « fin » apparaîtra…

Hitchcock, qui voulait en finir avec le bricolage (génial et indémodable) de sa période anglaise, semble tourner une page. Désormais, ses films seront plus complexes, plus adultes. Une nouvelle ère commence.

Rio Grande (id.) – de John Ford – 1950

Posté : 23 octobre, 2011 @ 5:49 dans 1950-1959, FORD John, O'HARA Maureen, WAYNE John, WESTERNS | 2 commentaires »

Rio Grande (id.) - de John Ford - 1950 dans 1950-1959 Rio%20Grande_zpsnvkdu5q1

Après Le Massacre de Fort-Apache et La Charge héroïque, Ford boucle sa sublime trilogie de la cavalerie avec ce Rio Grande, nouvelle grande réussite même s’il s’agit incontestablement du plus faible des trois films. Plus encore que dans les deux films précédents, Ford se désintéresse clairement de la trame dramatique pour se concentrer sur ce qui fait tout le sel de cette trilogie unique : les hommes qui composent cette cavalerie qui le fascine visiblement, mais sur laquelle il pose un regard à la fois admiratif et respectueux, mais aussi parfois critique et ironique.

John Wayne est une nouvelle fois au cœur du film. Et une nouvelle fois, c’est un homme confronté aux horreurs de la guerre avec les Indiens, autant qu’à l’imbécillité de ses supérieurs, à qui il obéit aveuglement en dépit de tout. C’est ça la cavalerie : un sens du devoir et de l’obéissance qui doit dominer tout le reste… y compris la famille.

Le rôle des épouses de soldats avait été évoqué joliment, par quelques plans particulièrement marquants, dans Fort Apache… Il est ici au cœur de Rio Grande, à travers le beau personnage de Maureen O’Hara (qui donne pour la première fois la réplique à Wayne), mère désespérée qui a quitté son John Wayne de mari des années plus tôt après qu’il a brûlé leur propre maison sur les ordres de son supérieur (ah ben oui, il a le sens du devoir !), et qui vient aujourd’hui pour le convaincre de renvoyer à la vie civile leur fils, qui vient de s’enrôler après avoir raté le concours d’officier.

Incontestablement, l’alchimie est parfaite entre les deux acteurs (alchimie qui explosera littéralement deux ans plus tard avec L’Homme tranquille), dont toutes les confrontations sont baignées par un mélange d’animosité et d’attirance. On peut juste regretter que Ford n’ait pas exploré davantage cette dualité : très vite, on sent bien que le sens du devoir de Wayne va emporter les dernières réticences de la maternelle Maureen.

Dommage, mais c’est bien la seule réserve que je fais à ce film passionnant dans lequel John Wayne est une nouvelle fois épatant en héros fatigué par les longues chevauchées autant que par l’impuissance à laquelle le soumettent ses supérieurs.

Mais le film vaut avant tout pour ses nombreux moments en creux. Une chorale militaire qui chante une ballade irlandaise qui plonge soldats du rang et officiers dans une douce mélancolie… Un sous-off fort en gueule (incontournable Victor McLaglen, dans son avant-dernier rôle pour Ford, avant L’Homme tranquille) qui entraîne de jeunes recrues… Deux vieux de la vieille qui évoquent autour d’un café et à mots feutrés la bataille qui les a marqués bien des années plus tôt… Le regard inquiet de Wayne veillant sans en avoir l’air sur son rejeton… La complicité évidente entre Ben Johnson et Harry Carey Jr, duo que Ford venait de diriger dans Le Convoi des baves, son précédent chef d’œuvre.

Bref, un pur John Ford pas tout à fait aussi ambitieux que les précédents (visuellement, même, le noir et blanc de Rio Grande est bien moins spectaculaire que le technicolor sublime de La Charge héroïque). Mais c’est un bon Ford. Et un bon Ford, c’est un grand film…

A l’abordage ! (Against all Flags) – de George Sherman – 1952

Posté : 25 septembre, 2011 @ 5:08 dans 1950-1959, O'HARA Maureen, SHERMAN George | Pas de commentaires »

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Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on entre vite dans le vif du sujet (et du dos d’Errol Flynn), avec ce film de pirates, dont les premières images nous montre l’éternel Capitaine Blood attaché au mât d’un navire, fouetté jusqu’au sang sous le regard de l’équipage. Mais pas de panique, Errol ne va pas être jeté aux requins : cette punition est en fait une couverture pour qu’il puisse infiltrer le repaire des pirates qui écument les mers et menacent le commerce des Indes. Il arrive dans une cité fortifiée sur la côte de Madagascar, où il est finalement accepté malgré les soupçons d’un méchant pirate, joué par un Anthony Quinn débordant de vie et de jeunesse. Il tombe aussi sous le charme d’une jolie pirate toute rousse, qui a les traits irrésistibles de Maureen O’Hara.

Un film de pirates de plus pour Errol Flynn ? Oui et non. C’est vrai que quand il se prend un peu trop au sérieux, le film s’apparente à une énième resucée de L’Aigle des Mers ou du Capitaine Blood. En forcément moins bien, parce que George Sherman n’est pas Michael Curtiz, parce que les deux films que je viens de citer sont sans doute insurpassables dans le genre « film de pirates », et aussi parce que Flynn, dans son éternel rôle de jeune premier bondissant, a pris un petit coup de vieux : il a 43 ans, et en fait 50 facile. Alors oui, on a un peu de mal, cette fois, à croire au prouesses physiques du héros, et à son charme absolu (même s’il a de beaux restes, faut reconnaître). Comme on a un peu de mal à comprendre pourquoi la sublime Maureen O’Hara, dans un rôle de gonzesse « qui en a », et qui fait jeu égal avec les plus terribles pirates, se transforme en flaque d’eau dès qu’elle pose le regard sur Flynn…

Heureusement, le film se prend rarement au sérieux : il y a un petit côté parodique qui est franchement ravissant, et qui finit par emporter l’adhésion. Le charme désuet qui se dégage du film, la sympathie qu’on ressent même pour le grand méchant interprété avec dérision par Anthony Quinn, la présence de cette princesse des Indes qui découvre les hommes et ne pense, elle aussi, qu’à embrasser notre Errol (« again »… lance-t-elle, les lèvres tendues, dès qu’elle apparaît à l’écran)… Tout ça fait qu’on ne prend pas cette histoire au sérieux, mais qu’on se laisse transporter sur les mers avec un vrai plaisir, en se disant que, même si on est loin des grands chef d’œuvre que la Warner a produit dans le genre, on est devant un film bien sympa, et bien rigolo. C’est déjà pas mal…

Nid d’espions (The Fallen Sparrow) – de Richard Wallace – 1943

Posté : 19 septembre, 2011 @ 11:26 dans * Films noirs (1935-1959), 1940-1949, GARFIELD John, O'HARA Maureen, WALLACE Richard | Pas de commentaires »

Nid d'espions (The Fallen Sparrow) - de Richard Wallace - 1943 dans * Films noirs (1935-1959) Nid%20despions_zpszmbg2tto

Film noir, film d’espionnage, film de propagande… L’alliance des trois genres était plutôt à la mode dans un Hollywood mobilisé pour l’effort de guerre, et ce film peu connu est typique de la production d’alors. Rien de surprenant, d’ailleurs, dans cette production très sombre qui évoque l’atmosphère de Pris au piège d’Edward Dmytryk ou Le Pigeon d’argile de Richard Fleischer. Mais il y a une différence de taille : ces deux films ont été tournés après la capitulation de l’Allemagne, alors que le film de Wallace est produit en pleine guerre.

Le ton n’en est pas très différent, mais il y a dans Nid d’espions un nationalisme exacerbé bien compréhensible au regard du contexte historique, mais qui peine à convaincre aujourd’hui : le « macguffin » qui fait avancer le suspense, l’objet dont les méchants veulent à tout prix s’emparer quitte à tuer la moitié de la distribution n’est pas une arme nucléaire, pas plus que les plans d’une base secrète, non : c’est (attention SPOILER)… une bannière en lambeaux, témoin d’une bataille sanglante durant la guerre d’Espagne.

Pourquoi pas : voir le héros prêt à payer de sa vie pour protéger un symbole n’est pas une nouveauté. Mais ce sont les motivations des traîtres aux services des nazis qu’on a beaucoup de mal à prendre au sérieux. Et au vu de l’aspect hyper sombre du film, dénué de tout humour, ce décalage n’était pas loin de me laisser sur la touche.

Heureusement, il y a John Garfield, dans un rôle évidemment taillé sur mesure : celui d’un homme torturé, rongé par son passé et dont on se demande s’il est plus proche de la rupture ou de l’explosion… L’action se passe fin 1940. L’Amérique n’est pas encore en guerre, mais McKittrick, notre héros, est de retour chez lui après avoir passé plus de deux ans dans une geôle sinistre pendant la guerre civile d’Espagne. Pendant deux ans, il a été torturé sur l’ordre d’un mystérieux nazi qu’il n’a jamais vu, mais dont il sait simplement qu’il a une jambe qui traîne… Il n’a pu s’évader que grâce à son meilleur ami, dont il apprend qu’il est mort mystérieusement.

Décidé à retrouver le coupable, il découvre bientôt l’existence d’un réseau d’espions nazis implanté en plein cœur de New York, probablement dirigé par son mystérieux tortionnaire boiteux. Bon… Je ne voudrais pas critiquer l’ami Garfield, dont je suis un grand admirateur, mais il a dû abuser du whisky (faut dire, qu’est-ce qu’il boit dans ce film !) pour ne pas voir sous quelle identité se cachait son nazi boiteux (ben oui, c’est pas bien facile à cacher), même si, c’est vrai, il est bien occupé à soupçonner à peu près tous ceux qui l’entourent…

Bref, ce n’est pas du côté du scénario qu’il faut s’attarder : les rebondissements sont tous hyper-téléphonés (comme la révélation finale…). Mais Wallace signe une fort jolie réalisation, qui joue très habilement sur la profondeur de champs, sur des premiers plans un peu flous, et sur une pénombre magnifiquement photographiée. La force du film, aussi, est de ne jamais lâcher John Garfield, dont on découvre à la fois la force et les faiblesses, la détermination et les fantômes qui le hantent, son goût pour l’alcool et ses penchants pour la gent féminine.

Il faut dire qu’il est bien entouré, avec la brune Patricia Morison (en ex à la beauté froide, totalement frivole et inconséquente), la blonde Martha O’Driscoll (gamine à peine sortie de l’enfance), et surtout la rousse Maureen O’Hara, la plus belle actrice du monde (c’est en tout cas mon jugement du jour), beauté classe et mystérieuse, touchante et inquiétante. Le couple qu’elle forme avec Garfield n’est pas le mieux assorti qui soit, mais il y a quelque chose de profondément émouvant à voir cette gueule cassée déclarer son amour à cette femme à la beauté si délicate…

 

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