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Archive pour la catégorie 'WESTERNS'

Le Vent de la plaine (The Unforgiven) – de John Huston – 1960

Posté : 15 septembre, 2018 @ 8:00 dans 1960-1969, HUSTON John, LANCASTER Burt, MURPHY Audie, WESTERNS | Pas de commentaires »

Le Vent de la plaine

John Huston s’attaque au western, et cela donne un film magnifique et totalement atypique, parsemé de moments de pure grâce.

Un seul exemple : alors que les Indiens qui assiègent la maison des Zachary se mettent à jouer de leur flûte de guerre pour intimider leurs proies, ces derniers sortent un piano à queue, et la matriarche s’y assoit pour répondre…

Cette image de Lilian Gish jouant du piano dans l’obscurité, entourée par les silhouettes de Burt Lancaster, Audrey Hepburn et Doug McClure (formidable casting, avec aussi Audie Murphy, Charles Bickford ou John Saxon) est fascinante, et résume assez bien l’atmosphère du film : il y est question de famille, de grands espaces menaçants, de racines aussi. Surtout de racines : de celles que l’on reçoit et de celles que l’on choisit dans un pays où tout est à conquérir.

Huston n’est ni Ford, ni Hawks. Son western ne pouvait pas suivre un schéma classique. De fait, jusqu’à l’extraordinaire (et longue) séquence finale, superbement dramatique, le film est spectaculairement… dénué d’action, à l’exception de quelques rares et brèves émergences de la violence.

Ce sont les paysages, plats et verdoyants, qui dominent, ces grands espaces qui sont à la fois familiers et sources de menace. Fascinante aussi, l’apparition de ce vieil homme poussiéreux portant sabre, qui semble revenir de l’au-delà, et qui ramène avec lui un secret profondément enfoui dans l’inconscient collectif, brisant l’harmonie d’une collectivité naissante.

A la fois spectaculaire et intime, crépusculaire et porteur d’espoir, The Unforgiven est un western humain et humaniste. Magnifique.

Quand parle la poudre (Town Tamer) – de Lesley Selander – 1965

Posté : 14 septembre, 2018 @ 8:00 dans 1960-1969, SELANDER Lesley, WESTERNS | Pas de commentaires »

Quand parle la poudre

Un ancien shérif arrive dans une ville qu’il est chargé de débarrasser de la corruption, incarnée par celui qui a causé la mort de sa femme deux ans plus tôt.

Typiquement le point de départ classique qui a souvent donné d’excellents westerns bourrés d’idées originales et d’un rythme impeccable. Ce n’est clairement pas le cas de cette toute petite série B remarquablement dépourvue d’idée… et de rythme.

Il faut d’abord souligner le caractère exceptionnellement puéril des dialogues, qui enchaînent avec bravoure les poncifs et les phrases toutes faites. Et puis l’incapacité à peu près constante de Lesley Selander de donner du peps à ses scènes d’action.

On se réconforte un peu avec le casting : Dana Andrews, Bruce Cabot, Lon Chaney Jr, et pas mal de gueules qu’on aime bien… Voilà de quoi combler le vide du film, et tant pis si les personnages ne sont que des archétypes : seul le shérif, assassin de l’épouse du héros, sort des senties battus. C’est d’ailleurs, et de loin, le plus intéressant de tous.

Mais finalement, comme on ne vibre pas vraiment, que l’ébauche de romance ne marche pas, et qu’on sait bien où tout ça nous mène, on préfère s’en amuser : s’amuser de la doublure de Dana Andrews que Lesley Selander filme longuement dans chaque scène de bagarre, sans prendre la peine de dissimuler son visage. Ou s’amuser de voir les méchants tomber raides morts au moindre coup de feu, alors que les gentils survivent même criblés de balles.

C’est beau le second degré, même imaginaire…

La Bagarre de Santa Fe (Santa Fe) – de Irving Pichel – 1951

Posté : 19 juillet, 2018 @ 8:00 dans 1950-1959, PICHEL Irving, WESTERNS | Pas de commentaires »

La Bagarre de Santa Fe

La construction du chemin de fer, des bandits qui veulent saboter les travaux, des frères qui se retrouvent dans des camps opposés, des attaques de trains, des coffres forts qui explosent, des Indiens, des cow-boys, du whisky… Ben oui, c’est un western, pas de doute. Pas le plus percutant, certes, mais bien troussé, et plein de passages plutôt rigolos.

Sur le papier, le film ressemble quand même plus à un drame plein de violence et de suspense qu’à une comédie légère. A l’écran, le grand écart entre ces deux visions est pour le moins surprenant. Irving Pichel, qu’on a découvert dans d’excellents noirs méconnus (Sables mouvants et Ils ne vont pas me croire), sans oublier La Chasse du Comte Zaroff, a un peu le cul entre deux chaises, pour le coup, comme s’il ne savait pas toujours pour quel film il a été embauché.

Quand il choisit son camp, il fait mouche. C’est vrai pour la comédie, avec le duo de conducteur franchement réussi, ou l’inattendu concours de violons. C’est vrai aussi pour l’action pure avec, notamment, une dernière scène sur le train en marche assez remarquable. Est-ce la vitesse du train qui donne du rythme à cette ultime scène ? Elle permet en tout cas de terminer le film sur une très bonne note, en particulier grâce à la dernière fusillade, cachée la fumée de la locomotive.

Tout n’est pas de ce niveau, hélas. Randolph Scott est droit, charismatique, et très sympathique, mais il n’a pas encore la profondeur qu’il gagnera dans les films de Boetticher. Surtout, on ne croit jamais vraiment à la relation entre Scott et ses trois frères devenus adversaires. Là, le ton léger qui domine le plus souvent est plus que discutable. L’émotion, en tout cas, reste à la porte.

L’Appât (The Naked Spur) – d’Anthony Mann- 1953

Posté : 8 juillet, 2018 @ 8:00 dans 1950-1959, MANN Anthony, RYAN Robert, STEWART James, WESTERNS | Pas de commentaires »

L'Appât

Le plus simple, le plus épuré, et peut-être le plus intense des westerns tournés par le duo James Stewart – Anthony Mann. L’intrigue tient en quelques lignes : un homme en traque un autre pour la prime liée à sa capture, et doit composer avec des rencontres impromptues.

De cet homme, de ces hommes même, on ne saura pas grand-chose. Pas tout en tout cas. Mais Mann n’a pas besoin de dévoiler tous les mystères pour faire ressentir l’intensité des rapports humains, ou le trouble qui habite chacun. Et l’intensité, ici, est omniprésente, avec des personnages qui semblent tous trimbaler des tombereaux de douleurs.

La palme, bien sûr, à James Stewart, exceptionnel de rage de moins en moins contenue, dont la voix chevrotante n’a peut-être jamais été aussi douloureuse qu’ici. La scène des rapides, où il refuse de laisser partir le corps qu’il veut ramener à tout prix, est absolument bouleversant, tant elle en dit sur la souffrance du gars.

Et puis il y a la manière dont Mann filme ses acteurs dans les décors naturels, peut-être unique dans l’histoire du western, voire du cinéma. La définition même de l’épure : pas un détail de ce décor n’est là par hasard, le moindre recoin, le moindre rocher, la moindre branche apparaissant à l’écran joue un rôle dans l’action.

Rien n’est laissé au hasard, tout est précis, juste et direct. Un parti-pris qui donne au film une force, une évidence, et une immédiateté uniques. The Naked Spur est un chef d’œuvre d’une densité impressionnante.

Hostiles (id.) – de Scott Cooper – 2017

Posté : 3 juillet, 2018 @ 8:00 dans 2010-2019, COOPER Scott, WESTERNS | Pas de commentaires »

Hostiles

La guerre sans pitié entre la Cavalerie américaine et les Indiens a laissé des traces. Dans un fort reculé, un officier considéré comme un tueur d’Indiens sans pitié est chargé de convoyer un vieux chef avec qui il a une longue histoire marquée par le sang, vers le lieu sacré où il doit mourir. Ça ne lui fait pas plaisir (à l’officier)…

La mâchoire crispée, le regard noir, la moustache (avec barbichette fournie)… Christian Bale fait peur quand il apparaît. Oh là, va-t-on assister à l’un de ces numéros faussement intenses qui peuplent les « films à Oscar » (tiens, pourquoi je pense à Di Caprio et à The Revenant, là maintenant… ?…). Mais non. Avec ce personnage taiseux hanté par la violence qu’il a trop côtoyée, Bale réussit l’une de ses meilleures incarnations. Impressionnant, parce que tout ou presque passe par son regard, qu’il faut du temps pour vraiment le sonder.

Est-il un odieux tueur d’Indiens ? Un soldat aux ordres déconnecté de sa responsabilité morale ? Ou simplement un homme qui fait son boulot, quitte à être détruit lui-même ? OK, la bonne réponse est assez facile à trouver, finalement. Mais la prestation de Christian Bale est à l’image du film : intense, mais aussi étonnamment modeste. La tentation d’en faire des tonnes dans le pathos doit être immense (re-tiens, pourquoi je re-pense à Di Caprio et à The Revenant ?). Mais non.

Le film est aussi remarquable par son rapport à la nature, elle aussi étonnamment modeste. Oui, elle est belle, cette nature, vaste et sauvage. Mais ce sont aussi des paysages plus apaisés que lyriques, filmés avec une simplicité qui n’a plus vraiment cours ces derniers temps. Ce qui compte, c’est moins la beauté spectaculaire de la terre que son rapport avec la violence et la mort.

Scott Cooper sait prendre son temps, mais il n’oublie pas non plus de parsemer le périple de ses personnages d’explosions de violence particulièrement marquantes. Chacune d’entre elle étant marquée par la violence et la mort qui, comme le répètent les personnages, ne fait aucune distinction et n’épargne personne. Et c’est tout le sujet du film : ce rapport entre la terre et la mort, ne serait-ce que pour le prétexte initial.

Et cela ne s’arrête pas là. Retrouvée par le soldat Christian Bale, la veuve Rosamund Pike lui fait promettre de revenir l’enterrer dans la même terre qui abritent son mari et ses enfants. Et lorsque Bale perd l’un de ses hommes, c’est moins sur sa sépulture que face à la nature environnante qu’il se recueille et se retrouve confronté à son propre passé, et à son propre avenir.

Sombre, sombre, sombre. Hostiles est aussi marqué par une sorte d’optimisme lucide mais bien réel. On ne peut que remercier Scott Cooper d’avoir réserver un peu d’espace à la vie et à l’espoir, dans cet univers violent et glauque qui laisse des traces.

La Vallée de la poudre (The Sheepman) – de George Marshall – 1958

Posté : 1 mai, 2018 @ 8:00 dans 1950-1959, MARSHALL George, WESTERNS | Pas de commentaires »

La Vallée de la poudre

Étrange d’écrire ça à propos d’un réalisateur qui a dirigé Laurel et Hardy ou W.C. Fields, mais la légèreté ne convient pas vraiment à George Marshall. Dans ce western en tout cas, auquel il essaye vainement de donner un rythme de comédie.

L’idée est belle, et Glenn Ford fait des efforts bien louables pour donner du peps à son personnage, renouvelant ainsi la figure de l’étranger qui débarque dans une ville qui lui est hostile. Pour faire sa place, lui estime que la meilleure solution est de s’en prendre aux plus costauds des environs, histoire que tout le monde sache qu’il n’est pas question de lui faire peur.

Cela donne une première séquence originale, mais jamais complètement crédible. Ford fait ce qu’il peut, et le fait plutôt très bien, avec un vrai dynamisme. Mais la mise en scène de Marshall peine à suivre le mouvement. Et puis en dehors du personnage principal, les seconds rôles sont tout de même très archétypaux.

Ce qui l’est moins, tout de même, c’est l’idée centrale du scénario. Si le héros débarque en faisant le coup de poing, c’est pour habituer la ville à ce qu’il leur amène : un troupeau de moutons dans un pays où le bovin est roi, et où l’ovin est vu comme un animal nuisible qui ruine les pâturages et pollue les cours d’eau.

Pour le reste, on est en terrain connu : deux anciens partenaires (Glenn Ford et Leslie Nielsen) s’affrontent, et se disputent une jolie jeune femme (Shirley MacLaine, dont le caractère sauvage est rapidement dompté par le scénario).

Formellement, c’est plutôt réussi, si ce n’est la propension malheureuse de Marshall à user et abuser de transparences assez laides qui cassent le rythme. Surtout, le film échoue à trouver son équilibre entre comédie et drame, et c’est dans l’action que Marshall se montre le plus à l’aise. C’est d’ailleurs dans la dernière partie, lorsqu’il laisse l’humour de côté, qu’il est le plus percutant, jusqu’à un final original et parfaitement tendu.

Ciel rouge (Blood on the moon) – de Robert Wise – 1948

Posté : 17 avril, 2018 @ 8:00 dans 1940-1949, MITCHUM Robert, WESTERNS, WISE Robert | Pas de commentaires »

Ciel rouge

Mitchum dans un western, l’opposition de deux anciens amis, un bad guy qui se rachète… On est clairement en terrain connu dans ce film de Wise, première incursion du jeune cinéaste dans un genre qu’il ne revisitera que rarement (Les Rebelles de Fort Thorn en 1950, La Loi de la prairie en 1956).

Rien de révolutionnaire, donc, d’autant que le film manque un peu de rythme parfois. Mais Wise compense cette faiblesse par une psychologie très développée et assez complexe de ses personnages. Les doutes de Robert Mitchum, ses rapports avec son frère ennemi Robert Preston, ou la trahison familiale de « l’autre » sœur… Le film, sur ce point, renouvelle plutôt habilement une situation maintes fois déclinée dans le western.

Et puis quelques scènes tirent le film vers le haut. La belle séquence d’ouverture notamment, où l’on découvre Mitchum en cavalier solitaire voyageant sous une pluie battante, et dont la fatigue se lit sur le visage et les épaules tombantes. Les scènes d’action sont aussi particulièrement efficaces : une bagarre sèche et brutale dans un bal, ou le très original duel final.

Le film séduit aussi par sa distribution impeccable. Barbara Bel Geddes, Walter Brennan, Charles McGraw… Que des gueules qui ont ce don pour rendre chacune de leurs scènes marquantes. Le film leur doit beaucoup.

Chisum (id.) – d’Andrew V. McLaglen – 1970

Posté : 13 avril, 2018 @ 8:00 dans 1970-1979, McLAGLEN Andrew V., WAYNE John, WESTERNS | Pas de commentaires »

Chisum

Deux clans s’affrontent, notamment pour le contrôle du commerce dans une région. La situation dégénère en conflit armé et mortel. C’est un fait historique qui s’est déroulé en 1878 au Nouveau Mexique, connu comme « la guerre du Comté de Lincoln », à laquelle ont notamment pris part Billy le Kid et Pat Garrett (dans le même camps) ainsi que le grand propriétaire John Chisum.

Un rôle en or pour Wayne, initiateur du projet et vedette de ce western dont il est la principale raison d’être. Aux manettes, l’un de ses metteurs en scène habituels de l’époque : le fiston McLaglen, pas totalement dépourvu de talent, mais à la fâcheuse tendance de sur-utiliser les zooms disgracieux. Cette propension est particulièrement flagrante ici, comme son penchant pour les gros plans sur des visages barbus et grimaçants, tentative pas très convaincante de s’inspirer du spaghetti.

Tout compte fait, on préfère McLaglen en héritier naturel de John Ford, dont il reprend plusieurs acteurs (Ben Johnson, Hank Worden, John Agar) et quelques thèmes (la rencontre, pas convaincante mais intéressante, entre Chisum/John Wayne et le chef indien Buffalo Blanc). Ce sont les amitiés masculines qui sont les plus passionnantes : celle entre Chisum et son vieux partenaire un peu râleur (Ben Johnson), ou celle entre Billy et son futur meurtrier Pat Garrett.

Quant à John Wayne, il est impeccable en vieux routier arrivé au sommet et nostalgique de sa jeunesse aventureuse et violente, qui renoue tardivement avec sa Winchester et sa rage, dans un final spectaculaire et impressionnant. Une réussite, finalement.

La Loi des hors-la-loi (Waco) – de R.G. Springsteen – 1966

Posté : 11 avril, 2018 @ 8:00 dans 1960-1969, SPRINGSTEEN R.G., WESTERNS | 1 commentaire »

La Loi des hors-la-loi

Sur le papier : un casting alléchant, réunissant Jane Russell, Brian Donlevy, John Agar, DeForest Kelly, Wendell Corey et quelques autres trognes purement westerniennes.

Mais en 1966, tous ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Wendell Corey, surtout, semble complètement momifié. Quant à Donlevy, acteur autrefois intense dont la seule présence était l’assurance qu’il allait se passer quelque chose, il est désormais aussi expressif qu’un tronc d’arbre, engoncé dans son goitre. Il disparaît d’ailleurs aussi vite qu’il était apparu tardivement, à peu près sans avoir fait ou dit quoi que ce soit.

Il ne s’agit là que des seconds rôles. Le « héros », pacificateur qui passe son temps à vouloir prouver à tout le monde qu’il est un salaud, et pas le sauveur attendu, est interprété par Howard Keel, dont le sourire éclatant ne fait que renforcer l’absence totale de charisme. Un choix calamiteux, donc.

Il y a quand même quelques belles idées dans ce film : le sentiment de culpabilité du shérif adjoint, ou encore ce dialogue étonnant lors de l’enterrement, au-dessus du cercueil pas encore recouvert. Mais quelle maladresse dans la mise en scène ! Et quel manque de rythme !

Plein de bonnes intentions, Springsteen est à peu près incapable de filmer convenablement un dialogue ou une scène d’action correcte. Sa ville est censée être livrée à la terreur ? Cela se limite à l’image à une poignée de plans répétitifs montrant quelques cow-boys avinés gesticulant vaguement et tirant quelques coups de feu en l’air devant les portes d’un saloon (dans lequel le plus grand calme règne, d’ailleurs !). On a vu plus sauvage…

Tout petit western, sans éclat, et très dispensable.

Les Conquérants de Carson City (Carson City) – d’Andre De Toth – 1952

Posté : 10 avril, 2018 @ 8:00 dans 1950-1959, DE TOTH Andre, WESTERNS | 1 commentaire »

Les Conquérants de Carson City

Un braquage de diligence dont les victimes sont conviés à un pique-nique au champagne pendant que les voleurs font leur affaire… Voilà un début qui donne le ton. Carson City est un western qui renouvelle habilement (et joyeusement) des motifs très courants du genre.

Le film s’inscrit ainsi dans la longue lignée des westerns racontant la construction du chemin de fer, un sous-genre particulièrement riche en pépites. Celui-ci en est clairement une, moins pour son intrigue principale un peu convenue (un notable bien sous tous rapports qui sabote le chantier et dérobe l’or des mineurs) que pour les grandes séquences d’action et de suspense qu’il nous réserve.

Le plus beaux moments ? Un éboulement qui emprisonne une poignée d’hommes dans un tunnel en construction, incitant tous les ouvriers et toute la population, pour partie hostile au chemin de fer pourtant, à unir leur force pour terminer le tunnel au plus vite et libérer les malheureux. Une longue séquence tendue et visuellement très belle (un beau travail sur la lumière et l’obscurité), comme une parenthèse étonnante au milieu du film.

Dans un tout autre registre, on a aussi droit à une scène de meurtre assez étouffante, dans le décor très inquiétant d’une mine abandonnée. Et puis l’inévitable duel entre le méchant Raymond Massey et le héros Randolph Scott (impérial), dans un décor rocheux particulièrement bien utilisé, que n’aurait pas renié le Anthony Mann de L’Appât (film postérieur, à propos).

Pas une baisse de régime, ni dans le rythme ni dans le fourmillement de belle idées. L’histoire d’amour et la rivalité entre frères ne sont peut-être pas très originales, elles. Mais pas de quoi gâcher le plaisir que l’on prend devant cet excellent western.

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