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Archive pour la catégorie '* Thrillers US (1980-…)'

Un plan simple (A simple plan) – de Sam Raimi – 1998

Posté : 8 septembre, 2010 @ 6:25 dans * Thrillers US (1980-…), 1990-1999, RAIMI Sam | Pas de commentaires »

Un plan simple (A simple plan) - de Sam Raimi - 1998 dans * Thrillers US (1980-…) un-plan-simple

Une petite ville enneigée au cœur de l’Amérique rurale, de braves gens sans histoire entraînés dans une spirale infernale pour avoir succombé au mirage de la fortune facile… Décidément, Fargo est un excellent film ! Et décidément, le succès du film des frères Coen a relancé une petite vague de films noirs en milieu rural, plus ou moins inspirés. Pour ce Plan Simple, Sam Raimi, au moins, ne cache pas ses influences : le ton de son film évoque furieusement celui de Fargo. La comparaison, toutefois, ne nuit pas trop au film de Raimi, qui se révèle plutôt efficace, même s’il aurait sans doute gagné à être plus concis : le film n’évite pas les longueurs et le sentiment de redites.

On aurait tort de gâcher son plaisir : le portrait de ces trois losers magnifiques est très réussi, et même si Raimi force un peu le trait, il adopte une vraie sensibilité très éloignée de ses précédents films : Un plan simple est son premier « film mature », après l’effervescence de ses débuts (que ce soit avec la trilogie Evil Dead ou avec l’excellent Darkman). Plus posé, plus émouvant aussi, en particulier avec ces deux frères que tout oppose, interprétés par Bill Paxton et Billy Bob Thornton. Ce dernier, surtout, est excellent et apporte beaucoup de profondeur à un personnage qu’on perçoit d’abord comme un débile profond. La séquence où il doit choisir entre son meilleur ami et son frère avec qui il n’a rien en commun, est poignante. Pour un peu, on penserait à une version Amérique profonde de La Grande Illusion, mais là, franchement, ce serait aller un peu loin…

Comme dans Fargo, la neige donne une atmosphère très originale à une histoire qui s’inscrit par ailleurs dans la grande tradition du film noir. Lorsque ces trois compères découvrent par hasard un sac bourré de billets de banque dans un petit avion qui s’est écrasé, on comprend tout de suite que leur vie tranquille ne va pas tarder à virer au cauchemar. Et on n’est pas déçu !

Raimi en profite aussi pour se payer une tranche du fameux rêve américain, et de ses valeurs absolues : Bridget Fonda, dans le rôle un peu en retrait de l’épouse bien sage de Bill Paxton, n’est pas épargnée. Son personnage, que l’on présente comme un modèle de femme rangée bien comme il faut, révèle sa véritable nature en quelques secondes seulement. Si elle trouvait une fortune dans un sac, elle ne le garderait pas, affirme-t-elle en pensant tenir une conversation théorique. Mais lorsqu’elle découvre l’argent sous ses yeux, elle ne tarde pas à devenir la plus déterminée de tous les personnages du film. Prêtes à tout sacrifier pour l’argent. C’est d’ailleurs elle, et les décisions qu’elle impose à son homme, qui sont à l’origine directe de toutes les horreurs du film. Il est beau le rêve américain…

Narc (id.) – de Joe Carnahan – 2002

Posté : 20 août, 2010 @ 12:46 dans * Thrillers US (1980-…), 2000-2009, CARNAHAN Joe | Pas de commentaires »

Narc

Avec L’Agence tous risques, Joe Carnahan a signé l’un des blockbusters les plus attendus de 2010. Pour ceux qui ont découvert le réalisateur en 2002 avec son deuxième film, c’était loin d’être une évidence : l’image que Carnahan a laissé auprès des admirateurs de Narc n’a pas grand-chose à voir avec le show culte des années 80. Plus sombre que Narc, tu meurs, et on imaginait plus facilement le réalisateur adapter les œuvres de James Ellroy que porter sur grand écran les aventures de Hannibal, Futé, Looping et Barracuda… Un grand écart assez impressionnant qui permettra peut-être à certains de découvrir les premiers films de Carnahan, et surtout Narc, devenu au fil des ans un petit film culte.

Narc est une perle noire comme on en voit que deux ou trois par décennie. Glauque, violent, et sans illusion, le film évoque les grands films noirs des années 40, la crudité et l’âpre réalisme en plus. Bref, on est loin de Starsky et Hutch, et Carnahan nous propose une plongée (en apnée) dans le quotidien de flics qui ne vivent que pour leur boulot, incapables de faire face à une vie « normale ». Lorsque le film commence, le héros, joué (avec une intensité inattendue chez lui) par Jason Patric (le beauf bouffi de Speed 2) se reconstruit auprès de sa femme et de leur enfant, quelques mois après une intervention qui a mal tourné, et au cours de laquelle il a causé la mort d’un bébé. Rien ne le pousse vraiment à accepter la mission qu’on lui propose : enquêter sur le meurtre d’un flic en duo avec l’ancien partenaire de la victime. Rien ne l’oblige à redescendre dans la rue et de renouer avec la violence et la mort. Mais il a ça dans la peau : être flic, c’est plus qu’un boulot, c’est une mission.

Et bien sûr, la descente aux enfers est totale. Plus profonde encore que ce qu’on redoute dès les premières minutes de l’enquête. Jason Patric n’est pas un héros hollywoodien, et son jugement est faillible. Celui du spectateur aussi, d’ailleurs, qui se laisse surprendre par l’immense claque finale, que je ne raconterai pas ici.

L’autre flic du film, c’est Ray Liotta, qui retrouve enfin un rôle à la hauteur de son immense talent, douze ans après Les Affranchis. Avec son visage buriné, ses yeux hallucinés, et sa moue rageuse, Liotta dévore la pellicule, évoquant, l’ironie mordante en moins, mais avec la même détermination à toute épreuve, le Popeye Doyle de French Connection. Friedkin lui-même ne tarit d’ailleurs pas d’éloges sur Narc, dont il affirme qu’il serait même supérieur à son propre film (dans un bonus de l’édition DVD). Je n’irais peut-être pas jusqu’à lui donner raison, mais le film de Carnahan n’a pas à rougir de la comparaison.

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