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Archive pour la catégorie 'FANTASTIQUE/SF'

Independance Day Resurgence (id.) – de Roland Emmerich – 2016

Posté : 28 février, 2017 @ 8:00 dans 2010-2019, EMMERICH Roland, FANTASTIQUE/SF | Pas de commentaires »

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Quand il fait ce qu’il sait le mieux faire, c’est-à-dire détruire des villes entières et pulvériser gratte-ciels et monuments historiques, Roland Emmerich fait mouche dans cette suite tardive de son premier méga-succès. Mais il le fait peu. Bien moins en tout cas que dans 2012, son meilleur film à ce jour, celui où il laisse éclater son goût immodéré pour la destruction massive.

Avec ce Resurgence, Emmerich est tenté par autre chose. On le sent d’ailleurs à la fin du film : cette fois, il rêve d’espace. La plupart des scènes importantes se passent autour de la lune, loin de la surface terrestre, et le réalisateur entend bien emmener ses personnages très loin dans l’espace pour d’hypothétiques suites (hypothétiques, car le film n’a pas eu le succès attendu).

Résultat : du grand n’importe quoi marqué par quelques fulgurances (l’évacuation du bébé et de sa mère sur le toit de la maternité), où se côtoient les vieux de la vieille (Jeff Goldblum et Bill Pullman rempilent) et de nouveaux personnages, uniquement des têtes brûlées à la psychologie aussi épaisse qu’une page de missel.

C’est long, laid et répétitif. Bref, pas bien.

Le Retour du Jedi / Star Wars, épisode VI (Star Wars : Episode V – Return of the Jedi) – de Richard Marquand – 1983

Posté : 24 février, 2017 @ 8:00 dans 1980-1989, FANTASTIQUE/SF, FORD Harrison, MARQUAND Richard | Pas de commentaires »

Le Retour du Jedi / Star Wars, épisode VI (Star Wars : Episode V – Return of the Jedi) – de Richard Marquand – 1983 dans 1980-1989 Le%20Retour%20du%20Jedi_zpsoqn7qwpj

On prend les mêmes et on continue… On pourrait dire pour Le Retour du Jedi à peu près la même chose que pour L’Empire contre-attaque. A le revoir après de nombreuses années, la principale surprise repose sur la simplicité de l’intrigue, que l’on pourrait résumer en très peu de lignes. Si George Lucas apporte un soin extrême à créer son univers, en le peuplant de créatures improbables, sa trilogie originelle s’avère relativement pauvre en rebondissements.

Ce n’est d’ailleurs pas une critique : Lucas prend le temps de filmer ses personnages, de créer un suspense, une atmosphère, et de délayer l’action. Loin, en tout cas, des codes actuels du cinéma populaire, souvent basé sur l’effervescence et le trop plein. Son épisode 6 se résume ainsi à trois ou quatre séquences, pas plus : l’attaque pour sauver Han Solo prisonnier de Jabba, le retour de Luke auprès de Yoda, la partie sur la planète des Ewoks, et l’affrontement final.

Les principaux enjeux dramatiques ayant été réglés dans le film précédent, le plus sombre de la trilogie, la réussite de celui-ci repose encore plus sur la manière de filmer l’action, sur la manière d’introduire les moments de bravoure attendus. Côté effet de surprise, c’est un peu émoussé. Mais l’efficacité est bel et bien là.

On a souvent reproché à Lucas d’avoir donner un rôle trop important aux Ewoks, ces charmants nounours qui ne sont visiblement là que pour booster les produits dérivés du film. C’est sans doute vrai, et la noirceur de l’épisode précédent était nettement plus convainquant que celui-ci, qui flirte souvent avec la mièvrerie. Mais le plaisir reste intense, et l’affrontement final, forcément tragique, tient ses promesses.

Les deux premières trilogies sont réunies dans un beau coffret de 9 blue ray, avec des tas de bonus : des interviews, des making of d’époque ou récents, plein de documentaires… Plus de 40 heures de bonus, promet le packaging.

La saga Star Wars

L’Empire contre-attaque / Star Wars, épisode V (Star Wars : Episode V – The Empire strikes back) – d’Irvin Kershner – 1980

Posté : 14 février, 2017 @ 8:00 dans 1980-1989, FANTASTIQUE/SF, FORD Harrison, KERSHNER Irvin | Pas de commentaires »

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Cet épisode V ressemble à un film de transition, qui finalement ne fait pas tellement avancer l’intrigue. Pas d’Etoile de la Mort, pas de planète en danger, pas même d’immenses batailles pour sauver la galaxie… Tout l’enjeu repose sur Dark Vador qui veut retrouver Luke Skywalker, et les rebelles qui tentent de s’échapper de la planète où les soldats de l’Empire les ont retrouvés.

Le film semble étrangement contraint à un voyage modeste, à l’image du Faucon Millenium, le fameux vaisseau de Han Solo, qui essaye en vain tout le métrage durant de passer en vitesse lumière, mais doit se résoudre à se cacher la plupart du temps : sur un astéroïde, dans une ville aérienne, ou sur le flanc d’un navire de l’Empire…

Un épisode frustrant ? Ben non, au contraire : l’aspect transitoire de l’histoire, sa modestie apparente… Tout participe à faire de L’Empire contre-attaque le film le plus intense de la saga. Le plus enthousiasmant, le plus ambitieux aussi, celui qui se base le plus sur les personnages : sur la romance entre Leia et Solo, mais surtout sur Luke, qui rencontre Yoda pour la première fois, est confronté aux tentations du côté obscur de la Force…

C’est dans ce film aussi qu’il découvre la vérité sur ses origines dans une scène d’anthologie joliment réalisée, dans des couleurs bleues-noires formidablement dramatiques : « I’m your father » lance la voix caverneuse de James Earl Jones.

On a beau connaître ça par cœur, il faut reconnaître que ça fonctionne parfaitement bien. Avec le premier film, George Lucas posait les bases d’un mythe. Avec cette première suite, dont il confie la direction à Irvin Kershner, il y entre pleinement.

* Les deux premières trilogies sont réunies dans un beau coffret de 9 blue ray, avec des tas de bonus : des interviews, des making of d’époque ou récents, plein de documentaires… Plus de 40 heures de bonus, promet le packaging.

La saga Star Wars

La Vie est belle (It’s a wonderful life) – de Frank Capra – 1946

Posté : 6 février, 2017 @ 8:00 dans 1940-1949, BOND Ward, CAPRA Frank, FANTASTIQUE/SF, STEWART James | Pas de commentaires »

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Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? La Vie est belle est une merveille, un film euphorisant, un pur bonheur de cinéma, l’un de ces chefs d’œuvre qui rendent immensément heureux, et qui vous réconcilient avec l’humanité. Bref, j’aime La Vie est belle, le film a changé ma vie de cinéphile, ma vie tout court.

Classique indémodable, diffusé chaque Noël à la télévision américaine (comme quoi ils n’ont pas si mauvais goût, les Ricains), sommet de la filmograpghie de Capra (qui ne s’en remettra jamais tout à fait), le film n’a rien perdu de son universalité. L’histoire ? Celle de George Bailey, jeune homme qui rêve de grands voyages mais se retrouve coincé dans la petite ville de Bedford Falls où il étouffe, mais où il doit perpétuer l’oeuvre de son père, bienfaiteur qui s’opposait au cynisme inhumain d’un tout puissant banquier.

La grande idée du film, celle dont on parle systématiquement, ne représente qu’une petite partie du métrage : au bout du rouleau, sur le point d’être enfermé pour avoir perdu l’argent des habitants, Bailey s’apprêt à se suicider. C’est là qu’un ange apparaît et lui montre à quoi ressemblerait le monde s’il n’existait pas…

Une idée géniale, qui ne suffit pas à dire la richesse de ce film, superbe de la première à la dernière image. Il y a d’abord la prestation de James Stewart, exceptionnelle, pleine de nuances et d’une intensité rare. Il faut voir son regard lorsque, sur le quai de la gare, il comprend que son frère ne reprendra pas l’entreprise familiale, et qu’il est condamné une fois encore à renfoncer à ses projets. Il faut le voir aussi se liquéfier d’amour (on le comprend) pour Donna Reed alors qu’ils se partagent un combiné de téléphone.

Donna Reed… C’est rien de dire que c’est le rôle de sa vie. Sa bienveillance naturelle, son sourire immense, peut-être le plus beau de l’histoire du cinéma, illuminent constamment le film de leur discrète présence. Lionel Barrymore en méchant très scroogien, Thomas Mitchell en oncle maladroit, Ward Bond en policier au grand cœur, Henry Travers en ange irrésistible, et même Gloria Grahame dans l’un de ces rôles qui lui vont si bien (une mauvaise fille au grand cœur)… Tous sont formidables.

On pourrait reprocher la naïveté du propos, voire la morale de l’histoire… On aurait tort : La Vie est belle est une merveille d’émotion pure, et un film qui réhabilite joyeusement la bienveillance et les plaisirs simples. Un film indispensable que, comme les Américains, on devrait tous voir au moins une fois par an.

Rogue One : A Star Wars Story (id.) – de Gareth Edwards – 2016

Posté : 5 février, 2017 @ 8:00 dans 2010-2019, EDWARDS Gareth, FANTASTIQUE/SF | Pas de commentaires »

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Disney l’a annoncé (pas en ces termes, certes) en rachetant les droits à George Lucas : le studio compte bien user jusqu’à la corde l’univers de Star Wars, et en faire une espèce d’univers augmenté et décliné à l’envi sur le modèle des super-héros Marvel ou DC Comics. Bref, autant dire qu’on attendait avec un peu de circonspection ce premier film « indépendant », entre deux épisodes de la nouvelle trilogie officielle.

« Indépendant », mais pas tant que ça. A ce titre, le film n’a pas droit à un numéro officiel, mais il s’inscrit bien dans une temporalité précise, c’est à dire juste avant le tout premier film (autrement dit l’épisode 4). Ce Star Wars originel commençait juste après que les rebelles avaient dérobé à l’Empire les plans de la redoutable Etoile de la Mort, lors d’une mission suicide dont on ne voyait rien.

C’est cette mission suicide qui est au cœur de Rogue One. Et la surprise est belle : le film, confié à un p’tit jeune au talent déjà bien affirmé dans le domaine du gros blockbuster (le dernier Godzilla, c’est lui), est une vraie réussite, qui réussit l’exploit d’être passionnant indépendamment de toute la mythologie, tout en multipliant les clins d’œil aux films originels et en respectant parfaitement la place qui est la sienne : une sorte de prologue à l’épisode 4.

C’est à ce respect absolu que l’on doit une partie du plaisir que l’on prend devant Rogue One : en croisant des silhouettes vaguement connues (la sale gueule que dévisage Luke avant de rencontrer Han Solo), en revoyant les Storm Troopers, et surtout en entendant les quelques notes d’un thème inoubliable, qui annonce l’apparition très attendue de Dark Vador, à qui James Earl Jones prête une nouvelle voix sa voix caverneuse, une première pour lui depuis 1983.

Mais c’est aussi de là que viennent les principales réserves. Deux réserves pour être précis : l’extrême noirceur de la fin du film, induite par la notion de « mission suicide » ; et surtout le choix, pour mieux coller avec la suite de 1977, de faire revenir des morts. Passons sur l’apparition d’une Carrie Fisher toute jeune, reconstituée numériquement avec l’accord (mais sans sa participation) de l’actrice bien vivante alors, encore qu’on se demande si la magie du cinéma n’offrait pas d’autres possibilités d’évoquer la présence de Leia…

Mais j’avoue être beaucoup plus gêné par le rôle important joué par Peter Cushing qui, rappelons le, est bel et bien mort depuis plus de vingt ans. La question que cette présence pose est moins technique (bluffante, cette apparition a tout de même quelque chose d’irréel) qu’éthique. Et on se dit que seul le désintérêt du public empêche désormais les studios de produire un nouveau film avec Bogart ou Garbo…

Cette (grande) réserve mise à part, Rogue One apporte un plaisir fou. Brillamment réalisé, le film joue à la fois la carte du grand spectacle, celle de la nostalgie, et celle de la tragédie classique, à laquelle il emprunte sa construction et la richesse de ses personnages. S’il est aussi réjouissant, c’est bien grâce à ces personnages, qui renouvellent les thèmes de la paternité et du sacrifice, centraux dans la saga. Dans le rôle principal, Felicity Jones est formidable, parfait mélange de féminité et d’héroïsme. Le film doit beaucoup à son charme vénéneux.

La saga Star Wars

Independance Day (id.) – de Roland Emmerich – 1996

Posté : 30 janvier, 2017 @ 8:00 dans 1990-1999, EMMERICH Roland, FANTASTIQUE/SF | Pas de commentaires »

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Je me souviens avoir vu Independance Day en salle à sa sortie, avec des amis. L’un d’eux avait eu ce jugement définitif : « C’est pas réaliste ». D’autres (dont moi) avaient eu d’autres arguments : ses sabots énormes dès que l’humain prime sur les effets spéciaux, les effets spéciaux trop dominants justement, et surtout cet Américanisme primaire du film qui se révèle jusque dans le titre. Confrontée à une menace d’extermination, l’humanité ne peut compter que sur l’Amérique. Mieux : sur l’Américain moyen, avec ce que cela véhicule du triomphe de l’individu sur le groupe.

Avec le recul, et en revoyant le film pour la première fois depuis vingt ans, cette phrase si ridicule a priori (« c’est pas réaliste ») apparaît pourtant comme le curseur qu’il ne faut pas oublier dès que l’on parle du cinéma de Roland Emmerich, en tout cas celui de la destruction massive dont cet Independance Day fut le précurseur. Non, ce n’est pas réaliste. Mais si on veut bien se laisser guider dans cet univers qui se défait totalement de toutes les contraintes du réalisme, alors oui, Emmerich a un vrai talent.

Il fera nettement mieux avec Le Jour d’après, et surtout 2012, ses deux classiques jumeaux dans lesquels ils réussira à détruire plus de choses encore que dans Independance Day. Mais dès 1996, le gars a un vrai talent pour tout faire péter, pourvu qu’il y ait un maximum de dégâts, et au minimum quelques millions de morts (dans les années 90, il ne misait pas encore sur les milliards, mais ça n’allait pas tarder). En cela, la première moitié du film, celle où justement tout pète, est une vraie réussite.

Bien sûr, il y a cette contrainte cinématographique dont Emmerich essayera de plus en plus de se libérer : les personnages. Dès qu’il s’y intéresse d’un peu trop près, son cinéma est lourd, rempli d’un pathos écœurant. Faut reconnaître : il ne sait pas faire dans la demi-mesure. Ses trois personnages principaux ? Un pilote de chasse qui ne connaît vraiment pas la peur (Will Smith, prêt à sortir une phrase fun dès son premier face-à-face avec un alien), un réparateur télé qui comprend tout mieux que tous les spécialistes du gouvernement (Jeff Goldblum, dans son numéro habituel), et rien de moins que le président des Etats-Unis en as de l’aviation (Bill Pullman, juste juste).

Alors oui, c’est énorme. Et oui, cet Américanisme primaire a un côté exaspérant, surtout lorsque les pays du monde entier accueillent comme le messie le mode d’emploi de la libération dictée par mister president himself. Mais ce côté too much fait aussi des merveilles dès que les personnages disparaissent derrière l’action pure. Et en la matière, Emmerich n’est pas avare. C’est donc un plaisir éminemment coupable, et éminemment plaisant.

* A l’occasion des fêtes de fin d’année, Fox Vidéos a sorti un coffret double DVD regroupant le Independance Day original et sa suite, sortie en 2016. En bonus, des commentaires audios, notamment de Roland Emmerich et de son producteur et co-scénariste Dean Devlin.

Firefox, l’arme absolue (The Firefox) – de Clint Eastwood – 1982

Posté : 28 janvier, 2017 @ 8:00 dans * Espionnage, 1980-1989, EASTWOOD Clint (acteur), EASTWOOD Clint (réal.), FANTASTIQUE/SF | Pas de commentaires »

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Les rares fois où Eastwood a cherché à coller aux goûts du moment, le résultat s’est avéré catastrophique. Avec La Relève, tentative maladroite de surfer sur le succès des films d’actions explosifs du début des années 90. Et dix ans plus tôt avec ce Firefox, où le grand Clint essaye de trouver sa place dans un cinéma hollywoodien très hich tech et SFX, marqué par la folie Star Wars (dont il reprend d’ailleurs l’un des responsables des effets spéciaux).

Le résultat est au mieux très maladroit, au pire assez navrant. La première partie, quand même, ne manque pas d’intérêt. Mais là, Eastwood s’inscrit dans un cinéma déjà révolu : celui du film d’espionnage de la guerre froide. Là seulement, on peut trouver des signes purement eastwoodiens, une manière très personnelle de créer une atmosphère en plongeant un personnage dans un milieu qui n’est pas le sien, un thème qui a toujours été au cœur de son cinéma.

Pourtant, même dans cette première partie séduisante par moments, le réalisateur Eastwood multiplie les effets douteux (les flashs très ramboesques sont franchement ridicules, pour illustrer le traumatisme post-VietNam de Clint), et les maladresses auxquelles il ne nous a jamais habituées.

Quant à l’acteur Eastwood, il n’a jamais été aussi mauvais, son jeu se limitant à des tics tellement énormes qu’on se demande comment les agents du KGB sont recrutés ! A tel point qu’on serait presque soulagé de le voir endosser la tenue de pilote qui le recouvre entièrement, rappelant étrangement l’une de ses premières brèves apparitions, celle de Tarantula.

Presque entièrement effacé derrière un déluge d’effets spéciaux totalement à l’encontre du style Eastwood, de son univers, de ce qu’il est, l’acteur-réalisateur se contente alors de filmer des images auxquelles il semble ne pas croire, se raccrochant à un genre high-tech dont, déjà en 1982, il devait paraître complètement à la traîne.

On se rassure en se disant que quand il est au fond du trou, Eastwood sait rebondir mieux que jamais. Après La Relève, il réalisera Impitoyable. Après ce calamiteux Firefox, il signera Honkytonk Man. Soit deux de ses plus beaux films.

La Guerre des Etoiles / Star Wars, épisode IV : un nouvel espoir (Star Wars : Episode IV – A New Hope) – de George Lucas – 1977

Posté : 26 janvier, 2017 @ 1:49 dans 1970-1979, FANTASTIQUE/SF, FORD Harrison, LUCAS George | Pas de commentaires »

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Bon, plantons le décor. Des années que je n’avais pas vu Star Wars, depuis que, agacé par l’épisode II, j’avais abandonné la deuxième trilogie en cours de route. Depuis, bien des films m’ont confirmé que Lucas n’a pas inventé grand-chose, qu’il s’est contenté d’utiliser sa cinéphilie pour recycler des éléments déjà vus dans des tas de films de SF dès les années 30, notamment dans le serial Flash Gordon, qu’il a allègrement pillé. Mais quand on est père et que les enfants réclament à corps et à cris de découvrir cet univers qui revient en force désormais chaque année, il faut savoir se sacrifier…

Eh bien oui, il recycle, le George Lucas, et son histoire a un côté presque naïf, avec des personnages archétypaux en diable, et un manichéisme porté à l’extrême (d’un côté la combinaison noire de Darth Vader, de l’autre la tunique blanche de Luke Skywalker, entre les deux la colère qui est mauvaise). Mais dès l’apparition de ces mots si familiers « Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine… », et surtout dès que le texte inaugural se met à défiler sur les étoiles (ça aussi, c’est piqué à Flash Gordon) tandis que le thème de John Williams se met à résonner… On oublie toutes nos réserves initiales et on se laisse embarquer.

Et le voyage est formidablement réjouissant, fable initiatique où le Bien et le Mal sont clairement identifiés, peuplés d’êtres aux physiques improbables, qui met en scène un Empire tyrannique et des rebelles prêts à donner leur vie pour gagner leur liberté. Un thème intemporel donc, et un film qui inscrit d’emblée la saga en devenir du côté du mythe, moins pour la mise en scène (efficace) que pour le caractère justement archétypal de ses personnages principaux, même s’il faudra attendre les films suivants pour en apprécier toutes les complexités.

C’est aussi le film qui révèle Harrison Ford, dont le personnage de mercenaire est à peu près le seul à ne pas être totalement d’un bloc, plus complexe en tout cas que le juvénile Mark Hamill. Un homme au passé trouble capable d’abattre froidement un chasseur de primes qui le traquait, même si dans la version retravaillée en 1997, Lucas a eu la douteuse idée de modifier cette scène pour que Han Solo (Ford) se trouve en état de légitime défense.

Cette version de 1997, devenue la version officielle du film, est d’ailleurs discutable à plus d’un titre. Les nouveaux effets spéciaux, ajoutés pour mieux coller à la nouvelle trilogie qui se préparait, n’ajoutent au mieux pas grand-chose, et dans le pire des cas sonnent aujourd’hui particulièrement faux, et semblent plus dépassés que les trucages parfois bricolés de 1977. C’est surtout le cas pour les créatures numériques rajoutées pour remplir le cadre, et de la scène ajoutée avec un Jabba the Hut lisse et transparent.

Reste que tous ces personnages sont entrés dans l’histoire, que Carrie Fisher et Mark Hamill semblent nés pour interpréter Leia et Luke, qu’on prend un plaisir fou à voir ces jeunôts côtoyer des vieux de la vieille comme Alec Guinness ou Peter Cushing, et que Dark Vador a une allure impressionnante, et une voix (celle de James Earl Jones) qui met tout le monde d’accord. Prêt à poursuivre le voyage…

* Les deux premières trilogies sont réunies dans un beau coffret de 9 blue ray, avec des tas de bonus : des interviews, des making of d’époque ou récents, plein de documentaires… Plus de 40 heures de bonus, promet le packaging.

La saga Star Wars

Le Magicien d’Oz (The Wizard of Oz) – de Victor Fleming – 1939

Posté : 25 janvier, 2017 @ 8:00 dans 1930-1939, FANTASTIQUE/SF, FLEMING Victor | Pas de commentaires »

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1939 est décidément une année exceptionnelle, pour le cinéma en général, et pour quelques cinéastes américains en particulier : John Ford qui enchaîne La Chevauchée fantastique et Vers sa destinée, mais aussi Victor Fleming, qui sort cette année-là deux immenses classiques du cinéma hollywoodien.

Entre Autant en emporte le vent et Le Magicien d’Oz, rien de comparable a priori : d’un côté l’adaptation d’un roman très romanesque sur fond de guerre civile, de l’autre celle d’un classique de la littérature pour jeunesse qui nous plonge dans un monde imaginaire très carton pâte. Pourtant, il y a une familiarité évidente entre les deux films, une même manière de mettre en image des sentiments exacerbés, de filmer des couleurs vives et tranchées, et de souligner les affres d’une société.

Avec Le Magicien d’Oz, Fleming nous plonge d’emblée dans l’Amérique de la Dépression, même si la pauvreté n’est jamais clairement affichée. Dans une campagne tout en sépia, l’héroïne interprétée par Judy Garland symbolise l’innocence menacée par les agressions extérieures, une jeune fille pure qui décide de partir sur les chemins pour sauver son chien, se retrouver prise dans une tempête, s’évanouit, et se réveille dans le monde merveilleux d’Oz, où le sépia a laissé la place à des couleurs chaudes et lumineuses.

On connaît tout du Magicien d’Oz : son chemin jaune qu’il faut suivre jusqu’au bout, sa sorcière grimaçante, ses singes volants, son homme de fer, son épouvantail et son lion parlants, et bien sûr ses chansons imparables. Mais la magie opère toujours parfaitement dans ce petit bijou du cinéma familial, et le Over the rainbow entonné par Judy Garland reste un merveilleux moment. Un film qui incite à la bienveillance et rend heureux. Mes enfants acquiescent.

Jurassic Park – Le Monde perdu (The Lost World – Jurassic Park) – 1997

Posté : 24 janvier, 2017 @ 8:00 dans 1990-1999, FANTASTIQUE/SF, SPIELBERG Steven | Pas de commentaires »

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Après 1993, année exceptionnelle pour lui (un triomphe populaire avec Jurassic Park, et un sacre critique avec La Liste de Schindler), il a fallu du temps à Spielberg pour retrouver le chemin des plateaux. Après quatre ans d’absence, il retourne au charbon en terrain connu, avec une suite au succès attendu qu’il donne à son grand film de dinosaures.

Le premier film était un hommage aux grands films de monstres, King Kong en tête ? Celui-ci encore plus : ce Monde perdu (dont le titre évoque d’ailleurs un livre de Conan Doyle qui avait déjà inspiré le plus célèbre des singes géants) reprend une trame qui multiplie les clins d’œil au roi Kong, jusqu’au final dans les rues d’une ville américaine. On s’attendrait presque à voir le T-Rex grimper sur la façade de l’Empire Stade Building…

Cette partie urbaine arrive tardivement. Trop, sans doute : le film, sur ce point, laisse un petit sentiment d’inachevé, comme si Spielberg n’avait pas trop su quoi faire de cette rencontre exceptionnelle entre un dinosaure et le décor d’une grande ville. Sur ce point seulement, parce que cette suite, qui joue forcément moins sur la surprise que le premier, est d’une inventivité et d’une intensité dignes des meilleurs Spielberg.

Premier point positif : on n’a pas à se taper la longue séquence explicative qui plombait le début du premier film. Et en confrontant l’équipe de scientifiques (toujours menée par Jeff Goldblum, accompagné cette fois de Julianne Moore) à des mercenaires sans scrupules (menés par un Pete Postlethwaite intense en grand chasseur à sang froid) dans un environnement forcément hostile, peuplé de dinosaures, Spielberg s’offre un terrain de jeu réjouissant.

Pas de grande réflexion métaphysique, pas de message profond : Spielberg signe un pur spectacle de cinéma, et il multiplie les morceaux de bravoure, superbement réalisés. Un plan en plongée qui dévoile les traînées que laissent des dinosaures en traversant un champs pour se diriger vers une colonne de mercenaires. Une caravane accrochée dans le vide sous une pluie battante… Spielberg nous embarque dans une véritable attraction, pleine de sensations.

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