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Archive pour le 8 février, 2026

Château de rêve – de Géza von Bolvary et Henri-Georges Clouzot – 1933

Posté : 8 février, 2026 @ 8:00 dans 1930-1939, CLOUZOT Henri-Georges, DARRIEUX Danielle, VON BOLVARY Géza | Pas de commentaires »

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Une curiosité dans la carrière de Clouzot : l’un des trois films allemands de la UFA dont il a supervisé la version française (en l’occurrence, Das Schloss im Süden). Le futur réalisateur du Corbeau n’a alors qu’un court métrage à son actif, et s’apprête à devenir un scénariste important du cinéma français. Mais c’est dans l’Allemagne nazie qu’il travaille en cette année 1933. Et c’est avec ce film qu’il collabore, pour la seule fois, avec Danielle Darrieux, alors toute jeune.

Voilà pour le contexte. Quant à l’importance réelle de Clouzot dans cette version française (qui consistait en gros à copier les plans du réalisateur original en changeant le plus souvent les acteurs, en tout cas la langue parlée), elle n’est probablement pas fondamentale. En tout cas, il n’y a pas grand-chose ici qui annonce le grand cinéaste en devenir.

Ce vaudeville se base sur une idée vaguement amusante. Sur un tournage de film, le réalisateur propose à un élégant curieux de remplacer son acteur qui devait tenir le rôle d’un prince. Sans savoir que le quidam est effectivement un prince, ce que ce dernier se cache bien de révéler, préférant s’amuser du quiproquos. Il fait bien (ou pas) : sans ce quiproquos, pas de film.

La supercherie se poursuit dans un village traditionnel alpin, où les notables du coin accueillent le « prince » sous le regard amusé de l’équipe de tournage, toujours persuadée que ledit prince est simplement un sacré bon acteur. Et ça dure presque une heure trente comme ça, sans coup d’éclat, sans génie et avec de vagues sourires. Rien de très mémorable, donc.

Danielle Darreux est toute mignonne, sous le charme évidemment du beau prince qui n’est pas prince mais qui l’est quand même (il y a là un vague sujet de classes sociales qui n’est abordé ni de près, ni de loin). Mais au fond, c’est Lucien Baroux et sa bonhomie qui tiennent la baraque. En opérateur de cinéma, il passe le film à chercher à manger, running gag bien pratique pour combler le manque d’idées de cette comédie bien poussive.

 

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