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Archive pour le 17 décembre, 2020

La Valse de l’Empereur (The Emperor Waltz) – de Billy Wilder – 1948

Posté : 17 décembre, 2020 @ 8:00 dans 1940-1949, COMEDIES MUSICALES, WILDER Billy | Pas de commentaires »

La Valse de l'Empereur

« Lai la lai-i lou… » yoddle Bing Crosby en culotte courte dans le Tyrol… Wilder, après deux chefs d’œuvre très noir (Assurance sur la mort et Le Poison) signe son premier film en couleurs, renoue avec la comédie qui avait fait sa réputation de scénariste, replonge dans ses origines viennoises… pour ce qui est l’un des films les plus déroutants de sa carrière.

Un vendeur américain qui débarque dans l’Autriche de la fin du 19e siècle pour vendre à l’Empereur un phonographe… Et en arrière-plan, Wilder qui confronte sa culture d’adoption et celle du pays et de l’époque qui l’ont vu naître. On pourrait imaginer une sorte d’introspection, mais Wilder choisit la forme la plus excentrique, la plus purement cinématographique : la comédie musicale, genre qu’il n’abordera plus jamais frontalement.

Ici, les chansons jouent un rôle majeur, et bénéficient de la belle voix de Bing Crosby, qui ensorcelle la trop corsetée Joan Fontaine, qui font littéralement sous le charme de cette voix (et bon sang qu’elle fond bien !). Wilder joue à fond la carte du cliché, filme un Tyrol non pas de carte postale, mais de contes et de fantasmes, avec un village où, le soir, chacun joue du violon, après avoir passé la journée à les fabriquer…

L’histoire d’amour entre Crosby et Joan Fontaine, Wilder la raconte par l’intermédiaire de leurs chiens respectifs, pure race pour elle, bâtard pour lui, qui s’agressent avant de tomber dans les pattes l’un de l’autre… Ce pourrait être ridicule, ou tout simplement kitsch, mais cela donne une séquence absolument craquante dans l’auberge où les deux couples à venir baissent enfin la garde.

C’est léger, charmant, et chantant. Mais ce n’est pas anodin pour autant. Wilder s’y livre mine de rien, affirmant son refus des conventions et de l’ordre établi, égratignant la psychanalyse comme le grand monde, et peaufinant son style.

Le film paraît mineur à côté des immenses chefs d’œuvre qu’il enchaîne alors. Mais que ce soit pour l’utilisation de la couleur (superbe), la construction en flash-back d’une efficacité parfaite, la richesse thématique ou le rythme trépidant, La Valse de l’Empereur séduit, surprend, et enthousiasme.

 

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