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Archive pour septembre, 2020

Le Convoi (Convoy) – de Sam Peckinpah – 1978

Posté : 20 septembre, 2020 @ 8:00 dans 1970-1979, PECKINPAH Sam | Pas de commentaires »

Le Convoi

Un film de Peckinpah dont on sort avec la banane… Je n’en vois pas d’autre. Autant dire que ce Convoi est une étape à part dans la filmo de Big Sam, une sorte de déclaration d’amour aux routiers, comme les derniers héritier d’un certain mode de vie américain.

Autrement dit : le mouvement, comme garant de la liberté. En cela, Le Convoi s’inscrit dans la lignée du très beau Seuls sont les indomptés. Comme Kirk Douglas dans le film de David Miller, Kris Kristofferson est un Américain né pour vivre avant la frontière, un solitaire épris de grands espaces et de liberté. Pas un type à problème, juste un rien inadapté.

Son problème, un flic trop zélé, trop rancunier : Ernest Borgnine génial dans une sorte de double bonhomme (si, si) de son personnage de L’Empereur du Nord. L’affrontement entre ces deux là, le plus souvent à distance, est savoureux parce qu’on sent loin derrière une sorte d’affection contrariée malgré tout.

Peckinpah totalement inattendu, où la violence prend des allures cartoonesque, avec une musique cool pour souligner le côté bon enfants de la guerre et de l’action en général. Et une utilisation assez géniale de la bande-son avec cette chanson country qui revient comme un gimmick scandant les différentes étapes de ce Convoi.

Le convoi : une sorte de communauté de la route qui se crée autour du Duke, Kris Kristofferson, vu comme un guide spirituel, lui qui ne roule que pour rester libre et indépendant. Ali MacGraw, Burt Young surtout, génial second rôle, et des dizaines de routiers qui finissent par former un convoi long de centaines de mètres.

C’est du vrai Peckinpah, tension extrême et ralenti too much compris. Mais cette fable, ode à la liberté et aux grands espaces plus qu’aux camionneurs eux-mêmes, est une parenthèse enthousiaste et euphorisante dans le parcours de Sam Peckinpah.

Alamo (The Alamo) – de John Wayne – 1960

Posté : 19 septembre, 2020 @ 8:00 dans 1960-1969, FORD John, WAYNE John, WAYNE John, WESTERNS | Pas de commentaires »

Alamo

John Wayne l’avait dans les tripes, ce film. À l’image de Davy Crockett évoquant avec ferveur l’effet que le mot République lui procure, la star s’y livres sans doute comme jamais. Davy Crockett (mais aussi Jim Bowie), c’est l’incarnation de l’homme américain tel que le voit Wayne. Alamo est plus qu’un baptême du feu derrière la caméra pour lui, c’est une sorte d’aboutissement, de synthèse, de sommet de tout ce qu’il a fait.

Bien sûr il a un paquet d’authentiques chefs d’œuvre derrière lui, et quelques-uns à venir, mais Alamo est son grand œuvre à lui : un film qu’il a porté pendant plus de quinze ans avant de pouvoir, enfin, en assurer la paternité. Première mise en scène, donc. Et du scénario de son complice James Edward Grant, il tire un western ambitieux, ample et intime à la fois, maîtrisé de bout en bout, et simplement formidable.

2h40 qui passent comme un souffle. Alamo est un film d’une fluidité parfaite. John Wayne maîtrise si bien son sujet que tout semble naturel, dans sa narration. Dans les scènes épiques, ou des centaines de figurants apparaissent, sa caméra épouse le spectaculaire décor avant de se recentrer sur deux, ou trois personnages, créant immédiatement une sorte d’intimité.

Le trio principale (Wayne, Richard Widmark et Laurence Harvey) et les second rôle (Guinn Williams, Hank Worden, Ken Curtis… que du bon) sont formidables. Mais la mise en scène l’est aussi. Les batailles, amples et fluide. Les face à face, intimes et pleins de tension. Les scènes nocturnes, surtout, d’une grande beauté visuelle… John Wayne réussit sur tous les tableaux.

Longtemps, la paternité du film a été mise en doute, la présence de John Ford sur le plateau laissant planer le doute sur les talents véritables de Duke. Il semble au contraire que Wayne ait confié quelques plans secondaires à son mentor, histoire de se débarrasser de cette présence écrasante. Alamo, c’est bien le film de John Wayne. Et c’est un chef d’œuvre.

La Vie facile (Easy living) – de Jacques Tourneur – 1949

Posté : 18 septembre, 2020 @ 8:00 dans 1940-1949, TOURNEUR Jacques | Pas de commentaires »

La Vie facile

Jacques Tourneur côté drame ? Ma foi, le fils de Maurice révèle des talents insoupçonnés. Loin du fantastique, du polar ou du western, Tourneur se montre très à l’aise dans un univers plus quotidien. Son film est même un modèle de mise en scène…

La première image donne le ton introduisant un couple fusionnel relié (et pas séparé) par un journal posé entre eux sur la table du petit-déjeuner. Ce genre de détails se retrouve tout au long du film, où l’histoire assez classique est constamment sublimée par de belles trouvailles de mise en scène.

Un dessous de soie qui tombe aux pieds d’une jeune femme, des rencontres successives dans un couloir entre l’ombre et la lumière, un poster qui domine la scène… Tourneur suggère autant qu’il raconte, et il le fait avec son sens de l’économie et de l’efficacité.

Victor Mature est parfait en star du football américain qui réalise que ses années de gloire touchent à leur fin, et qu’il va devoir apprendre à vivre autrement. Malgré une épouse avide qui ne cache pas son mépris pour les anciennes gloires, des ratés pour elle (Lizabeth Scott, excellente en peste antipathique).

Le film parle de l’acceptation, de ce moment où le corps dit stop, et où l’homme doit passer à autre chose. En d’autres termes, du vieillissement. Et ça a beau être suggéré, cela reste un thème rare dans le cinéma américain, et surtout dans la série B comme ici.

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